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    1763 – LES BRIGANDS  « …..30.000 LIVRES OU <st1:PersonName productid="LA VIE" w:st="on">LA VIE</st1:PersonName> ! »<o:p>

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       Par-devant le notaire royal au baillage de Beaujolais résidant au bourg de Saint-Symphorien-de-Lay et la présence des témoins cy-après nommés est comparu Charles Deschamps commis ordinaire de la malle de Lyon à Paris passant au bourg de Saint-Symphorien qui nous à remontrer que ce jourd’hui, venant de Lyon avec sa baroitte ordinaire et que étant sur la grande route entre <st1:PersonName productid="La Chapelle" w:st="on">La Chapelle</st1:PersonName> et <st1:PersonName productid="La Fontaine" w:st="on">La Fontaine</st1:PersonName>, il avait eu le malheur de se trouver à la rencontre de 3 particuliers à lui inconnus armés chacun d’un fusil dont l’un à deux coups et armé contre lui qui, sur le champ et après avoir jeté par terre le conducteur de la baroitte lui ont demandé « 30.000 livres ou la vie »…

       Il n’a pu résister et a été forcé de quitter la voiture sur le champ. Ces certains quidams lui ont volé 28 louis de <st1:metricconverter productid="24 livres" w:st="on">24 livres</st1:metricconverter> pièces, une montre à boîte en or couverte d’une boîte à chagrin verte et ensuite sont montés sur la baroitte, tout fouillé, décacheté un paquet de dépêches et un des quidams a dit « de ne chercher que l’argent qu’il pourrait y avoir. »

       Le comparant a aperçu 2 autres personnes qui tenaient chacun sur un cheval…Effrayé il a dû demander pardon pour sauver sa vie…Un quidam était vêtu d’un habit gris, l’autre d’un habit brun avec une veste bleue…Lequel événement est arrivé entre 8 et 9 heures du soir.

    Fait en présence de messire Jacques Perot vicaire à St-Symphorien, de messire François Fessat curé de ce lieu et de Jean-Baptiste Tremblay maître-chirurgien habitants tous au bourg de St-Symphorien, par le comparant vers les onze heures du soir.

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                              Signés : Dreschamps, Fayssat, Tremblay, Pérot.


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    1767 – ACCIDENT … <st1:PersonName style="text-decoration: underline;" productid="LA MALLE POSTE" w:st="on">LA MALLE POSTE</st1:PersonName> CHUTE DE <st1:metricconverter style="text-decoration: underline;" productid="20 PIEDS" w:st="on">20 PIEDS</st1:metricconverter> SUR LES ROCHERS<o:p></o:p>

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    « Ce jourd’hui 8esme août 1767…Jean-claude Château notaire royal à Saint-Symphorien-de-Lay, sur réquisition de Jean Dechatelus, écuyer, maître de posta à chevaux au lieu dit de l’Hospital… nous somme transportés à iceluy dilieu pour constater l’accident arrivé le jour d’hyer à la malle de Lyon à Paris par la chute de la voiture de ladite malle, des 3 chevaux et du postillon et courrier qui la conduisaient, dans un précipice le long du Grand Chemin et à l’embouchure du second pont sur la rivière de Rhins*.<o:p></o:p>

    …..laquelle chute à été occasionnée par 8 à 10 femmes qui allaient en pèlerinage ou au marché dans la ville de Roanne et qui dans l’obscurité et la nuit effarouchèrent les 3 chevaux qui firent un écart et furent précipités sur les rochers…Dans laquelle chute, le nommé Pierre Giraud et le frère du postillon de l’Hospital sont dangereusement blessés, ainsi que les chevaux qui sont hors d’état de pouvoir travailler à l’avenir au service de <st1:PersonName productid="la Poste Royale." w:st="on">la Poste Royale.</st1:PersonName><o:p></o:p>

    …..nous nous sommes rendus assisté de François Dutreyve maître maréchal de Saint-Symphorien et de Georges Chambon aussy maître maréchal  à L’Hospital pour constater le mauvais état des chevaux… puis dans l’habitation de Pierre Giraud trouvé étendu sur son lit avec plusieurs membres de son corps brisés et fracassés dont il se croit en danger de perdre la vie »

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    On voit encore aujourd’hui, les culées de ce vieux pont étroit dont le tablier emporté par les eaux, était remplacé en 1767 par des plateaux de bois.<o:p></o:p>

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    MOURIR A SAINT-CYR-DE-FAVIERES

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    Au matin du mardi 19 octobre 1915, se produit une épouvantable catastrophe ferroviaire.

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    Un train spécial, dit "militaire", emmène des soldats permissionnaires du front vers le Midi. Le convoi est formé de 23 voitures, qui transportent  un millier de personnes. Il quitte Roanne un peu avant 6 h et s'arrête un quart d'heure plus tard à l'entrée du tunnel de Vendranges en travaux pour prendre un pilote pour la traversée du tunnel.<o:p></o:p>

    Par suite de la pente, le départ fut difficile, la machine haletait tirant de toutes ses forces. <o:p></o:p>

    De nombreux soldats descendus  se dégourdir les jambes s’apprêtent à remonter « au vol » quand une rupture d'attelage entraîne "en dérive"  les dix dernières voitures. Par malchance les freins Westinghouse ne fonctionnent pas.<o:p></o:p>

    Certains soldats qui éveillés purent sauter alors que leurs compagnons dormaient encore.<o:p></o:p>

    A une allure folle, la rame franchit l’espace entre Vendranges et Saint-Cyr-de-Favières.<o:p></o:p>

    A Saint-Cyr pour éviter un tamponnement  avec un train montant de Roanne, on aiguille la rame sur une voie de garage très courte, le butoir est pulvérisé.<o:p></o:p>

    Plongeant dans un ravin de <st1:metricconverter productid="30 mètres" w:st="on">30 mètres</st1:metricconverter>, les six premières voitures sont réduites en miettes. Deux de troisième classe sont couchées et éventrées, tandis qu'une autre reste suspendue dans  le vide. Le fourgon de queue demeure sur le talus.<o:p></o:p>

    Les secours s'organisent vite, grâce à des automobiles faisant la navette et un premier train dépêché sur place  vers 9 heures.<o:p></o:p>

     Dans l’enchevêtrement de bois, de ferrailles, de nombreux soldats furent horriblement mutilés. La tâche des sauveteurs fut rendue difficile par la nature accidentée du terrain et l’amoncellement des débris.<o:p></o:p>

    Les travaux de déblaiement durent trois jours et l'on dénombre 17 victimes et de nombreux blessés. <o:p></o:p>

    En novembre 1916, un Conseil de guerre condamne le mécanicien et le conducteur-chef à des peines de 16 et 18 mois de prison avec sursis, "pour homicide involontaire par imprudence".<o:p></o:p>

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    LES VICTIMES :<o:p></o:p>

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    AVANZINI   Raoul Emile    18 ans   9° Tirailleurs Algériens né à Inkermenn (Oran)

    ARCHIER-CARLET           Henri Constant          46 ans caporal 107° RI Territorial né à <st1:PersonName productid="La Motte Saint" w:st="on">La Motte Saint</st1:PersonName> Martin (Isère)

    BAYON          Pierre  37 ans MDL  4° Rgt du Génie Territorial né à Firminy (Loire)

    BILLARD      Jacques          25 ans sergent 15° section d’Infirmerie  né à Lyon (Rhône)

    BLANC          Isidore            23 ans   51° RI  natif du Puy-de-Dôme

    BOMPART   Auguste          42 ans   107° Régiment Territorial natif de l’Eure

    CHAIZE         Antoine           30 ans   127° RI né à Saint-Georges-en-Couzan (Loire)

    DURAND      Maurice François      29 ans  caporal infirmier ecclésiastique né à Carpentras (Vaucluse)

    FAYOLLE      Aimé Benoît   29 ans    139° RI né à Saint-Etienne (Loire)

    GARCIN        Célestin Henri           36 ans  brigadier 14° Rgt du Génie Territorial natif de l’Isère

    HAHN            Louis   31 ans   1° Régiment de Marche de Zouaves né à Saint-Aime (Oran)

    HEBERT       Edouard Armand       38 ans   15° division d’Infanterie Coloniale natif des
    Yvelines

    LACHAL        Claude Emile 27 ans   45° Batai. de Chasseurs né à St-Romain-de-Popey
    (Rhône)

    NOTERMAN            Marceau        30 ans   338° RI né à Lille (Nord)

    REIG  Joseph            32 ans   1° Régiment de Marche de Zouaves né à Marengo (Alger)

    ROUSSET     Antonin            27 ans   105° RI natif de <st1:PersonName productid="la Haute-Loire" w:st="on">la Haute-Loire</st1:PersonName>

    TUBIANA      Moïse Maurice 23 ans    soldat en groupe des Corps d’Armées (Alger)<o:p></o:p>

    L'émotion fut forte et l'on crut à un sabotage. C'est que cette catastrophe survenant en pleine guerre alors qu'on perdait des milliers d'hommes à la fois sur le front, on ne pouvait imaginer plus triste et révoltant.

    La presse s'en fit d'ailleurs le poignant écho : "Ah! Pauvres garçons qui se battaient depuis des mois, avaient échappé à la mort combien de fois et qui viennent la chercher ici dans ce stupide accident".<o:p></o:p>

        Tiré de l'ouvrage de F. Toublanc  (Roanne et sa région à l'heure des trains du P.L.M).


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    UN LION EN LIBERTE A <st1:PersonName productid="LA GARE DE" w:st="on">LA GARE DE</st1:PersonName> VENDRANGES

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    C’est un véritable safari qui eut lieu à Roanne le jeudi 21 décembre 1905.

    La veille au soir, le cirque Juliano, avait chargé à Saint-Etienne, les sept cages de sa ménagerie sur les wagons du train de marchandises qui arrive à Roanne vers 1 heure du matin.

    A Balbigny, on s’aperçut qu’une des cages avait été éraillée au passage d’un tunnel mais personne ne s’inquiéta et tout alla bien jusqu’à Saint-Jodard.

    A la sortie de la gare, le toit d’une des cages heurta la voûte du tunnel mais personne ne vit l’incident et c’est seulement arrivé à Roanne que l’on s’aperçut qu’il manquait un des lions.

    La chasse s’organisa sur les voies du P.L.M. en gare de Roanne et les trois lions restants : Pacha 1, Pacha 2 et Maccada eurent une triste mort : ils furent fusillés par les gendarmes comme à l’abattoir, sans même se défendre..

    Le quatrième lion : Ménélick, avait donc disparu et on se mit à sa recherche.

    C’est à Vendranges, dans le jardin de la maison du brigadier poseur Trabach que le fauve fut signalé. Tombé du train et passablement étourdi, le pauvre Ménélick, après avoir erré le long de la voie faisait les cent pas derrière une barrière de passage à niveau comme il avait l’habitude de la faire dans sa cage du cirque Juliano.

    Entouré par les gendarmes et les chasseurs de gibier des environs, il sera bien vite abattu à son tour. 

    Pauvre patron de cirque, son avenir fut bien compromis ce jour-là. Les quatre lions de l’Atlas (nés cependant en ménagerie) étaient le fleuron de son petit cirque et devaient servir à une exhibition où un cycliste effectuait le Cercle de <st1:PersonName productid="la Mort" w:st="on">la Mort</st1:PersonName> au-dessus de la cage des fauves.

    Le Journal de Roanne du 24 décembre 1905 se fait l’écho de cet incident et ouvre largement ses colonnes aux différents témoins de ce fait divers.

    Selon la rumeur la dépouille de ce lion passa chez un taxidermiste et rentra dans les collections d’animaux empaillés du lycée Jean Puy à Roanne.

    Toujours selon la rumeur certains « potages » n’hésitaient pas à placer la dépouille dans une classe pour effrayer la femme de ménage qui venant très tôt le matin, en ouvrant la porte et allumant la lumière se retrouvait face à face avec l’animal.

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    UN LION EN LIBERTE A <st1:PersonName productid="LA GARE DE" w:st="on">LA GARE DE</st1:PersonName> VENDRANGES

    C’est un véritable safari qui eut lieu à Roanne le jeudi 21 décembre 1905.

    La veille au soir, le cirque Juliano, avait chargé à Saint-Etienne, les sept cages de sa ménagerie sur les wagons du train de marchandises qui arrive à Roanne vers 1 heure du matin.

    A Balbigny, on s’aperçut qu’une des cages avait été éraillée au passage d’un tunnel mais personne ne s’inquiéta et tout alla bien jusqu’à Saint-Jodard.

    A la sortie de la gare, le toit d’une des cages heurta la voûte du tunnel mais personne ne vit l’incident et c’est seulement arrivé à Roanne que l’on s’aperçut qu’il manquait un des lions.

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    La chasse s’organisa sur les voies du P.L.M. en gare de Roanne et les trois lions restants : Pacha 1, Pacha 2 et Maccada eurent une triste mort : ils furent fusillés par les gendarmes comme à l’abattoir, sans même se défendre..

    Le quatrième lion : Ménélick, avait donc disparu et on se mit à sa recherche.

    C’est à Vendranges, dans le jardin de la maison du brigadier poseur Trabach que le fauve fut signalé. Tombé du train et passablement étourdi, le pauvre Ménélick, après avoir erré le long de la voie faisait les cent pas derrière une barrière de passage à niveau comme il avait l’habitude de la faire dans sa cage du cirque Juliano.

    Entouré par les gendarmes et les chasseurs de gibier des environs, il sera bien vite abattu à son tour. 

    Pauvre patron de cirque, son avenir fut bien compromis ce jour-là. Les quatre lions de l’Atlas (nés cependant en ménagerie) étaient le fleuron de son petit cirque et devaient servir à une exhibition où un cycliste effectuait le Cercle de <st1:PersonName productid="la Mort" w:st="on">la Mort</st1:PersonName> au-dessus de la cage des fauves.

    Le Journal de Roanne du 24 décembre 1905 se fait l’écho de cet incident et ouvre largement ses colonnes aux différents témoins de ce fait divers.

    Selon la rumeur la dépouille de ce lion passa chez un taxidermiste et rentra dans les collections d’animaux empaillés du lycée Jean Puy à Roanne.

    Toujours selon la rumeur certains « potages » n’hésitaient pas à placer la dépouille dans une classe pour effrayer la femme de ménage qui venant très tôt le matin, en ouvrant la porte et allumant la lumière se retrouvait face à face avec l’animal.

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