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    IL Y A 60 ANS, <st1:personname productid="LA GUILLOTINE" w:st="on">LA GUILLOTINE</st1:personname>…A MONTBRISON<o:p></o:p>

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    C’est en févier 1948, à Montbrison que pour la dernière fois dans <st1:personname productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:personname> tombait le couperet.<o:p></o:p>

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    En octobre 1981, sur proposition du garde des Sceaux Robert Badinter, le président François Mitterrand abolissait la peine de mort en France.<o:p></o:p>

    On peut sans fin discourir sur le bien fondé de la peine de mort comme instrument de justice, ses partisans s’appuyant sur la loi du talion et ses détracteurs se fondant sur le fait que la peine capitale n’a jamais arrêté les criminels.

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    A 7 h 50 du matin<o:p></o:p>

    Dans <st1:personname productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:personname>, les dernières exécutions capitales remontent au 10 février 1948, à Montbrison qui abritait alors le siège des assises du département et qui disposait d’une prison située derrière le tribunal. Ce jour-là, 7 h 50 du matin, Antonio Rodriguez gravissait les marches de l’échafaud où l’attendait le bourreau  Henri Desfourneaux.

    Quelques instants plus, son complice Luis Lorente subissait le même sort. A 8 heures tout était fini.

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    Accusés d’avoir dans la nuit du 4 au 5 décembre 1944, assassiné les époux Vallat dans leur ferme de Marois, ces deux ouvriers d’origine espagnole avaient été condamnés à la peine capitale par les juges de la cour d’assise le 26 novembre 1946. Un peu plus d’un an avait donc séparé le jugement de son exécution, un délai exceptionnellement long pour l’époque.

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    En moins de vingt ans, ce sont cinq têtes qui allaient tomber à Montbrison. En effet, outre Rodriguez et Lorente en 1948, Allier et Montagnon, deux jeunes gens coupables d’un assassinat dans des circonstances à peu près similaires, furent guillotinés le 21 juin 1928. Puis ce fut le tour d’Antoine Martin, fratricide à Maclas, exécuté le 7 juillet 1932.

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    Une véritable foire<o:p></o:p>

    C’est justement l’exécution d’Antoine Martin en 1932 qui mit fin aux exécutions publiques dans <st1:personname productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:personname>, la dernière en France remontant en juin 1936 et ayant lieu à Versailles. En effet, à partir du 29 juin 1939, la loi française n’autorisa plus les exécutions publiques mettant donc un terme à près de 150 ans de mise à mort en place de Grève (c’est le 25 avril 1792 que la guillotine entra en fonction pour la première fois). A partir de cette date et jusqu’au 27 juillet 1976, date de la dernière exécution en France, celle de Christian Ranucci, les exécutions auront lieu désormais dans la cour des prisons, loin des regards de la foule, à huis clos.

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    Selon des témoins qui vivaient alors à Montbrison en 1932, lors de l’exécution d’Antoine Martin, l’arrivée des bois de justice en ville, malgré une certaine discrétion de bon aloi, étaient tout de même fort remarquée.

    « D’abord quelques jours avant l’exécution, les hôtels et auberges faisaient le plein. On se battait pour avoir une place ou dormir et trouver alors un lit relevait de l’exploit. Certes, il y avait des juristes et des médecins qui venaient assister à l’exécution, mais il faut reconnaître que, parmi le public, il y avait une majorité de curieux attirés  seulement par le spectacle et le frisson.<o:p></o:p>

    En ville, c’était une véritable ambiance de foire, dans les bistrots, on servait des canons à tour de bras et les restaurants refusaient des clients. Tout le monde commentait l’événement. Malheureusement pour les curieux, la rue dans laquelle était dressée la guillotine était très étroite et ne pouvait accueillir que peu de monde. Aussi, dès le milieu de la  nuit, c’était l’affluence pour avoir une bonne place et l’on se pressait tout autour de l’église Saint-Pierre pour entendre… »<o:p></o:p>

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    De père en fils…<o:p></o:p>

    Dressée donc derrière le palais de justice de Montbrison, juste devant la prison,  la guillotine arrivait par le chemin de fer sous la surveillance des deux aides du bourreau. En 1928 pour l’exécution d’Allier et Montagnon, c’est Anatole Deibler le fils de Louis Deibler également bourreau qui va officier. Descendu à l’hôtel Terminus, il signa sa fiche de police en indiquant « auxiliaire de justice » dans la case réservée à la profession.

    Perfectionniste, il aiguisait lui-même le couperet de la guillotine et le transportait dans une mallette spéciale qui ne le quittait jamais durant son déplacement. Petit homme soigné de sa personne et très minutieux, il mettait un point d’honneur à faire vite et, d’ailleurs, jamais il ne rata une exécution. Au cours de son activité, il assuma plus de 300 exécutions, un chiffre qu’il convient de comparer aux 1000 de son père Louis !

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    A Louis et Anatole Deibler succédèrent le propre beau-frère d’Anatole, Henri Desfourneaux puis enfin André Olbrecht, dernier bourreau français.

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    Un rituel immuable<o:p></o:p>

    C’est seulement en 1871 que les exécuteurs provinciaux cédèrent la place à un « exécuteur national » unique qui de déplaçait en province au gré des décisions de justice. Ayant la responsabilité de ses « outils de travail », le bourreau avait la charge d’entretenir la guillotine, de la monter et de la démonter ainsi que de la transporter, la plupart du temps en chemin de fer jusqu’au lieu d’exécution.

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    Pour ce faire, il disposait de deux ou quatre aides qui, quelques jours ou quelques heures avant l’exécution, dressaient les bois de justice, soit en pleine rue lorsque les exécutions étaient publiques, soit dans la cour des prisons à partir du moment où la loi a décrété le huis clos.

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    Réveillé environ une heure avant le moment fatidique, le condamné était autorisé à prier en compagnie d’u n prêtre puis, après avoir bu un verre de rhum ou un bol de vin chaud et fumé une cigarette, deux faveurs qui étaient, on ne sait pourquoi, refusées aux femmes, il était conduit jusqu’au lieu de son supplice, c'est-à-dire au pied de la guillotine.

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    A noter que la dernière femme exécutée en France le fut en avril 1949 à Angers.

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    Une presse discrète<o:p></o:p>

    Une double exécution ne faisait que quelques lignes dans les journaux locaux.

    Ainsi pour « L’Espoir » en date du 11 février 1948, sous la plume d’André Thivillier, l’information resta laconique et purement informative. On apprend, par le titre, que « Rodriguez et Lorente ont été guillotinés hier matin à Montbrison ».

    Dans le texte hormis le fait que « Rodriguez a clamé son innocence en chargeant Lorente de toute la responsabilité », on ne sait rien de plus sur les derniers instants des deux  condamnés. Il faut dire que l’exécution ayant été faite à huis clos, la presse, bien qu’invitée, se montra fort soucieuse du devoir de réserve et n’entendit donc pas,  divulguer de détails.

    Amis lecteurs vous trouverez ci-dessous d'intéressants renseignements fournis par Boisdejustice. Je le remercie bien vivement

    visiteur_Boisdejustice (le 20/03/2008 à 02h14) Interessant article, mais dommage qu'il soit bourre d'erreurs entre autres:

    Derniere execution publique 1939 (Weidmann) et non 1936
    Derniere execution en France 1977 (Djandoubi) et non 1976 (Ranucci)
    Dernier bourreau Francais Marcel Chevalier et non Andre Obrecht.
    Anatole Deibler a execute 395 criminels, 299 comme executeur en chef. Louis Deibler son pere n'a execute que 360 criminels dont 154 en temp que chef et pas 1000.
    Les executions "en place de Greve" commencerent en 1310 et durerent donc bien plus de 150 ans.

    Merci a andrédemarles pour ces intéressantes précisions

     guillotine 


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  • POUR CETTE FETE DES "AMOUREUX" JE FAIS DE GROS BISOUS A TOUTES LES VALENTINES ET TOUS LES VALENTINS

           BERNARD


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    CHAPELLES SEPULCRALES (au cimetière de LAY)<o:p></o:p>

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    FAMILLE DE BERCHOUX<o:p></o:p>

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    C’est le mausolée d’une grande famille de magistrats.

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    En 1656, Jean de Berchoux était lieutenant de justice à Lay…

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    François-Marie marié à Philiberte de Chavanne de Bostgrand est en 1761 avocat en Parlement et juge de Lay…leur fils Claude-Marie, installé juge prévôt en la châtellenie de Lay est également juge civil et criminel des justices de Fourneaux, Croizet et Rochefort à Amplepuis

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    Son fils Joseph le poète, est célèbre par son traité de Gastronomie

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    FAMILLE DESVERNAY<o:p></o:p>

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    Pierre-François, manufacturier de Guinée à Saint-Symphorien-de-Lay devint conseiller du Roi et rapporteur du point d’honneur pour la province de Beaujolais.

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    Il assiste à l’Assemblée de Villefranche en 1789, comme seigneur de Montgalland et au nom de Mme A-M. de Reveton dame de <st1:PersonName productid="la Verpill│re" w:st="on">la Verpillère</st1:PersonName>, et devient Prést du Conseil Général de <st1:PersonName productid="la Loire." w:st="on">la Loire.</st1:PersonName>

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    Ses descendants prirent une part importante à l’expansion économique de l’économie et à la sauvegarde du patrimoine local.

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    CHAPELLE SAINTE-GENEVIEVE<o:p></o:p>

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    Elle est encore appelée « Chapelle de l’école ». L’arrivée des religieuses de Sainte Geneviève fut sollicitée par Mgr le Duc d’Orléans pour fonder à Lay en 1746 une école de filles.

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    C’est bien à cette occasion qu’elle fut bâtie. Elle figure dans le « Mémoire au Conseil d’Etat pour l’érection en commune de la ville de Lay » rédigé à Lay en mars 1873 par Paul Gouttenoire et Augustin Cretin conseillers municipaux. Le premier était en outre membre du Conseil Général et le second Président du Conseil d’arrondissement.

    Dans l’énumération du patrimoine de la cité on relève (page 5) :

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    « 4°) Une école de filles dirigée par des religieuses de Saint-Charles, installées dans un ancien édifice, don des Ducs d’Orléans, vendu comme bien national durant <st1:PersonName productid="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, racheté par d’honorables habitants de Lay qui, plus tard, le rendirent agrandi et embelli à sa destination ; une pharmacie qui distribue des médicaments aux pauvres et une chapelle sont jointes à cette maison. »

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    Plus tard, les Sœurs du Prado de Lyon prennent la relève.

    Aujourd’hui propriété d’une association qui gère et anime <st1:PersonName productid="la Maison" w:st="on">la Maison</st1:PersonName> de Retraite mitoyenne, le sanctuaire a retrouver son utilisation première après un projet d’agrandissement et de rénovation.

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    CHAPELLE DES CHANOINESSES<o:p>
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    Il existe dans le bourg de l’ancienne châtellenie de Lay une très vieille maison noble dont maints détails, tant au-dedans qu’en dehors, attestent l’antiquité : fenêtre à meneaux, cadres moulurés, poutres à consoles sculptées…

     Au premier étage du bâtiment les pièces sont lambrissées. D’élégantes et sobres cheminées ajoutent à la chaleur des lieux. L’une de ces chambres porte de temps immémorial le nom de « Chapelle des Chanoinesses ». Incontestablement c’est la plus belle de toutes. Dans le mur de droite, un magnifique ensemble de rangement est incorporé dans les boiseries murales. Au bas, deux vastes tiroirs galbés aux ferrures symptomatiques datent d’évidence du Grand Siècle. Au-dessus, une partie en armoire est fermée de deux portes à panneaux sculptés.

    Rien n’indique à quel évènement elle doit sa dénomination… On sait cependant que les communautés religieuses, venant assurer au XIX° siècle le service des malades ou l’instruction des enfants, envoyaient presque toujours à l’avance deux ou trois des leurs sur place. Ces Sœurs ou Frères s’installaient alors dans des locaux provisoires et conseillaient les travaux et aménagements des bâtiments qui allaient servit d’hospice ou d’école.

    S’interrogeant dans ce sens-là, on peut se demander si les premières religieuses de la communauté de Sainte Geneviève amenées par le Duc d’Orléans pour fonder à Lay en 1746 une école de jeunes filles,  ne se sont pas logées une ou deux années dans cette demeure. Dans cette hypothèse, cette petite pièce aurait pu leur servir d’oratoire…

    Cette maison est privée.


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