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    Joli mois de "MAI" vers 1900 <o:p></o:p>

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    Au mois de mai, les fêtes s’étalent sur plusieurs jours. Les enfants pieux, et en premier les « enfants de Marie », font de petits autels à la Sainte Vierge, puisque  le mois tout entier lui est consacré. Sur les commodes, dans les jardins, on sort les statues ; c’est la grande époque de la statuaire saint-sulpicienne en plâtre, en grand et en petit format. Elles sont ornées de fleurs, de médailles, et même de reliques, puisque celles-ci sont de nouveau très prisées. A l’église, on récite les litanies de la Vierge avec ferveur :<o:p></o:p>

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    Rose Mystique<o:p></o:p>

    Tour de David,<o:p></o:p>

    Tour d’ivoire,<o:p></o:p>

    Maison d’or,<o:p></o:p>

    Arche de la nouvelle alliance,<o:p></o:p>

    Porte du ciel ;<o:p></o:p>

    Étoile du matin…<o:p></o:p>

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    Les jardins sont dépouillés de leurs fleurs blanches pour orner les autels, et on chante d’un seul cœur :<o:p></o:p>

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    C’est le mois de Marie,<o:p></o:p>

    C’est le moi le plus beau,<o:p></o:p>

    A la Vierge chérie<o:p></o:p>

    Offrons un champ nouveau.<o:p></o:p>

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    Ce n’est pas trop de toute cette piété, pour effacer le souvenir de la nuit du 30 avril au 1° mai, traditionnellement celles des sorciers, des lutins, des sabbats, la fameuse Nuit des Walpurgis<o:p></o:p>

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    Les plantes cueillies ce matin là ont beaucoup d’importance : elles sont chargées d’effets bénéfiques tout comme la rosée, dans laquelle il est recommandé de se rouler en cas de douleurs ou de maux divers.<o:p></o:p>

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    Les reines de mai sont les petites filles et les jeunes filles. Elles quêtent pour décorer l’autel de la Vierge… ou s’offrir une collation :<o:p></o:p>

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    On voit dans les quartiers populeux des villes, dans les villages et même dans les moindre hameaux, les petites filles se réunir pour jouer à la Maye. Une d’elles la plus jolie en général, est élue Maye par ses compagnes.<o:p></o:p>

    On la place sur un siège orné de verdure et de fleurs, on la couvre d’un long voile blanc disposé en longs plis qui l’entourent toute entière, on la pare avec profusion de fleurs. Elle en porte en couronne, en collier, au sein, à la ceinture, aux mains ; on fait même pleuvoir sur elle des roses effeuillées et des fleurs de genêt. Pendant qu’elle reste immobile comme une statue, ses compagnes courent après les passants pour quêter un petit sous.<o:p></o:p>

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    Le « feuillu » est un jeune homme entièrement recouvert de feuilles. Il ne faut pas qu’on puisse le reconnaître : il est devenu végétal, il a perdu son humanité. Il marche en tête du cortège de quête. Un arbre est planté, décoré de bouquets et d’objets, couronné. Il est au centre des danses et des jeux. Cette fête est celle par excellence de la jeunesse.<o:p></o:p>

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    Dans la nuit du 30 avril au 1 mai, les jeunes gens allaient chercher dans la forêt un sapin bien droit de <st1:metricconverter productid="15 m│tres" w:st="on">15 mètres</st1:metricconverter> si possible, l’ébranchaient et le rapportaient sur leurs épaules à l’aube.<o:p></o:p>

    Les jeunes filles préparaient de leur côté une couronne ornée de rubans multicolores et à laquelle elles attachaient des oranges des brioches et d’autres friandises, ainsi que des bouteilles de vin blanc et une pancarte disant : « Honneur aux filles de notre village ».<o:p></o:p>

    L’arbre restait ainsi jusqu’au samedi suivant. Les jeunes gens faisaient alors une quête de victuailles, les filles préparaient des pâtisseries, les femmes un bon repas. Avant la nuit, on renversait le mai, on le dégarnissait, on donnait les friandises aux gens, pendant toute la nuit on festinait et tout le monde s’amusait.<o:p></o:p>

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    Les garçons offrent des branches fleuries aux filles qu’ils veulent courtiser, les fleurs ont leur langage, bien précis selon qu’on veut honorer la demoiselle ou se moquer d’elle.<o:p></o:p>

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    Autour de l’arbre virevoltent rondes, branles et farandoles. Si c’est possible, les musiciens accompagnent : cela s’appelle : « tourner le mai ».<o:p></o:p>

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    Les chansons de quête sont très variées ; en 1900 elles ont prit la forme d’aubades à la porte des généreux donateurs potentiels, en patois ou en français, avec des citations de latin d’église :  <o:p></o:p>

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    Regardez au nid des œufs<o:p></o:p>

    S’il y en a trois, donnez-en deux<o:p></o:p>

    Regardez à la poutre<o:p></o:p>

    S’il y a du lard pour l’omelette<o:p></o:p>

    Ne le coupez pas avec un couteau de paille<o:p></o:p>

    Nous ne sommes pas de la canaille<o:p></o:p>

    Coupez-le avec un couteau d’acier<o:p></o:p>

    Que nous en ayons un plus beau morceau<o:p></o:p>

    Le coucou, le coucou, le coucou.<o:p></o:p>

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    Les jours suivants, l’Église reprend la conduite des opérations avec les Rogations. On assiste à la messe du matin, après quoi le prêtre sort accompagné d’un cierge monumental décoré de dentelle, de croix ornées de fleurs, de bannières de la paroisse. Hommes et femmes séparés, forment deux files qui parcourent les principaux chemins. Ils s’arrêtent aux limites de la commune et plante une croix de bois frais coupé ou de petites croix de cire. Puis le prêtre bénit les champs et les prés.<o:p></o:p>

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    La procession dure plusieurs heures. On s’arrête aux carrefours, aux calvaires où sont déposées des offrandes destinées au curé : œufs, volailles, gâteaux, miel, beurre.<o:p></o:p>

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    1869 LA POSTE A L’ECOLE PRIMAIRE<o:p></o:p>

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    Au début de <st1:metricconverter productid="1869, M" w:st="on">1869, M</st1:metricconverter>. VANDAL, directeur général des Postes, écrivait au Ministre de l’Instruction Publique :

    « Sur 2  175 206 lettres tombées au rebut en 1862, il y en a 160 176 qui ne sont pas parvenues parce que les destinataires étaient inconnus. Il est évident que la cause de non distribution de ces lettres n’a eu d’autre source que la manière vicieuse dont la suscription avait été libellée.

    Comment parer à l’avenir à un semblable inconvénient ? Il existerait un moyen aussi simple que facile ; ce serait d’habituer de bonne heures les enfants à libeller correctement l’adresse des lettres en faisant aux instituteurs primaires une obligation de comprendre dans leur programme des études ce point essentiel, qui est comme le complément indispensable de l’art d’écrire ».

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    Suivant cette recommandation, Victor DURUY nouveau ministre responsable de l’Éducation Nationale autorisa la diffusion de 70 000 « cahiers d’exercices de suscriptions de lettres ». Ces cahiers imprimés chez Paul DUPONT se présentent sous une couverture orange oblongue de 23             cm sur 17 sur laquelle les principaux règlements postaux sont rappelés. On y trouve entre autre chose le modèle d’une procuration à établir pour autoriser un facteur à retirer un mandat ou une lettre chargée.

    Les 16 pages du cahier d’écriture offrent 26 exemples d’adresse et, pour chacun, la reproduction de plusieurs enveloppes blanches où l’écolier copie le modèle.

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    Quelques dizaines d’années plus tard en 1890 deux auteur MM. ROLLAND, chef de bureau de l’Administration centrale, et MABYRE, ancien instituteur devenu commis, s’associent pour publier cher Firmin DIDOT, un livre de lecture courante à l’usage des écoles primaires ayant pour titre « La Poste, le Télégraphe, le Téléphone ».

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    Dans leur introduction, ils expliquent le but du manuel qui doit initier « les petits Français aux secrets d’une administration qui n’en doit pas avoir pour eux et qui rend de grands services à leur pays » ;

    Orné de 141 gravures dans le texte il fut honoré d’une souscription au Ministère de l’Instruction publique. Il est intéressant de voir comment il y a quatre-vingt ans fonctionnait la Poste et surtout quelle idée on voulait que les enfants s’en fassent.

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    Ce petit livret comporte 58 leçons largement illustrées où sur un ton familier et volontairement simple, les auteurs expliquent aux enfants d’abord le détail du service, puis son histoire.

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    Voyons cela de plus près : qu’est-ce qu’un facteur ? Quel est son rôle ? La leçon n°1 précise « qu’il mérite toute notre attention et toute votre sympathie. Moyennant un salaire des plus modiques (en note les salaires sont détaillés) cet honnête homme rend à tous les plus réels services. Sa distribution terminée il se dirige vers la boîte aux lettres, y recueille les lettres, les marque d’un timbre fixé à l’intérieur et qui indique la commune d’où elles viennent. Il prend également l’empreinte de ce timbre sur sa feuille de route. Puis il referme la boîte après avoir fait manœuvrer un petit appareil qui indique que la levée est faite, et il s’éloigne pour aller remplir le même office dans les villages voisins.

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    Quelques conseils pratiques : « il faut toujours placer le nom du lieu de destination d’une lettre au bas et à droite de la suscription. Cela facilite le travail des employés, qui, tenant les lettres dans la main gauche, le cacherait sous leur pouce s’il était écrit à gauche ».

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    Quand vous recevez un mandat, conservez avec soin l’enveloppe dans laquelle il vous a été envoyé, parce que vous serez obligé de le présenter au bureau de poste pour toucher votre argent ». « Si on vous présentait une lettre non affranchie, qui ne serait pas revêtue d’une ou plusieurs figurines indiquant le montant de la taxe à percevoir, vous pouvez refuser d’en acquitter le port au facteur et demander des explications à ce sujet au Receveur ». « Pour envoyer 200 francs par mandat il vous coûterait 2 francs, dans une lettre chargée 45 centimes seulement. Vous voyez que l’économie n’est pas à dédaigner ». « Supposons que vous ayez à expédier le télégramme suivant : « Envoyez-moi à Blois, le vêtement que je vous ai commandé. Vous direz : envoyez Blois vêtement commandé ». Vous faites ainsi l’économie de sept mots dont vous n’aurez pas à payer la taxe. »

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    Voulez-vous connaître les différentes sortes de boîtes aux lettres, la leçon 38 vous détaille les sept suivantes :

    • Boîte du bureau de poste, du débitant de tabac, boîtes-bornes ;
    • Boîte des communes rurales supplémentaires ou non.
    • Boîte des gares de chemin de fer mobile et en tôle.
    • Boîte des courriers adaptés à toutes les voitures de courriers.
    • Sacoche boîte des courriers à pied : on peut y déposer les lettres pendant le trajet du courrier, mais sans retarder sa marche.
    • Boîte des bureaux ambulants : deux par wagon-poste
    • Boîte mobile des paquebots poste

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    Les auteurs insistent sur la guerre 1870 en consacrant une leçon aux ballons de Paris et de METZ, une autre aux pigeons et à leurs dépêches, une troisième aux passeurs et messagers.

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    L’Histoire du timbre-poste figure en bonne place et la philatélie n’est pas oubliée, le texte indique aux élèves que « quelques petits états vendent infiniment plus de timbres-poste destinés aux collectionneurs qu’ils n’en débitent pour l’affranchissement des lettres ». Il prétend même, au risque de troubler les jeunes lecteurs que « dans plusieurs pays on modifie périodiquement le dessin des timbres, afin de tirer profit des achats faits par les collectionneurs (Quelle époque ! Heureusement que ces pratiques ont été abolies).

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    Ajoutez à cela le téléphone, les pneumatiques, le télégraphe électrique et le système Chappe, les cartes postales, les rebuts, les franchises, les taxes, la poste restante, etc.…et vous aurez  une idée de tout ce que renferme ce manuel.

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    J’avais toujours entendu dire qu’il suffisait de mettre un grain de sel sur la queue d’un oiseau pour pouvoir l’attraper. Notre livret explique aux écoliers (leçon 56) que pour tuer un oiseau perché sur un fil télégraphique « il n’y a pas d’autre moyen que de couper le fil entre les deux pattes ». Après cela il n’y a plus sans doute, qu’à tirer l’échelle. C’est-ce que je fais.

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                                                                 Pierre NOUGARET  (article tiré du « Bulletin de Liaison, région de Lyon des Postes et Télécommunications – n° 30 de décembre 1971).

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    Note de Bernard<o:p></o:p>

    Nous voyons fleurir partout dans certains commerces des « points poste » endroits censés remplacer les bureaux du même nom. L’Administration centrale de la Poste semble vouloir faire croire aux usagers qu’elle vient de mettre en place un système nouveau et révolutionnaire. Mais ne tombons pas dans le piège dans la réalité il s’agit d’un « retour en arrière de plus d’un siècle ». En effet cette façon de faire existait bien avant 1900.<o:p></o:p>


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    CHEMIN DE FER ANDREZIEUX-LE COTEAU (PASSAGE A NEAUX)<o:p></o:p>

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    Le village fut marqué d’abord de 1828 à 1834, par la construction du Chemin de Fer d’Andrézieux au Coteau, et tout de suite après par la construction de la nouvelle toute royale ; ensuite vers 1850, on commence de sentir l’influence de la construction des lignes du futur P.L.M.

    Nous voyons les incidences de ces travaux gigantesques pour l’époque, sur la vie de nos ancêtres, leur travail et leur profession, donc sur l’évolution sociale de Neaux pendant le XIX° siècle.

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    Le « boom » des années 1830 est incroyable. Alors que le début du siècle subissait les difficultés du textile et du commerce, on pouvait noter tout de même aux archives de Neaux quelques emplois destinés sans doute à entretenir la route Royale : un « paveur » et un « maître paveur » (1801-1806), un « cantonnier sur la grande route » (1808), et un cantonnier (1826-1828). Cela compte peu…

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    A partir de 1829, on relève d’innombrables mentions concernant vingt cinq professionnels des travaux publics. Jusqu’en 1840. Comme il y a beaucoup à creuser dans le rocher, les « ouvriers-mineurs » apparaissent les premiers : EBRARD, PLANTIN, ALLARD (1830-1831) GUYAUD, GUITAL (1833-1834) GRANGE (1836).

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    EBRARD se marie avec une fille de NEAUX en 1830 : il deviendra « cantonnier du chemin de fer » en 1834 et il habite toujours NEAUX aux Etivaux, en 1843 et 1867.

    PLANTIN reste aussi à NEAUX jusqu’en 1837 et alimente avec persévérance le registre des naissances.

    GUYAUD deviendra « cantonnier du chemin de fer » en 1834 : on le retrouve aux archives jusqu’en 1852.

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    On voit bien sûr, arriver quelques « gens d’administration » : Édouard BOURLY, « chef de section des chemins de fer de la Loire » 30 ans épouse en 1832 Benoîte VACHER, 19 ans, fille du maître-potier de NEAUX et devient ainsi beau-frère de Jean-Baptiste GIVRE de la Garde ; il restera citoyen de NEAUX en devenant « géomètre » (1835). Un autre « employé du chemin de fer » en 1830 s’appelle Victor RENAUDIN, ancien maître d’école.

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    Et puis ce sont les « carrieurs », les « paveurs » : c’est chez eux qu’on trouve au registre de NEAUX , trois décès « par éboulement de terre » (1831,32,33). D’autres ont plus de chance : Antoine MAZOYER, « paveur » en 1835, deviendra « entrepreneur de ponts et chaussées » en 1842. Jean RECORBET restera  « cantonnier en chemin de fer » de 1836 à 1855 (6 naissances). Il aura des collègues « constructeurs de wagons » ou « cantonniers » dont certains s’installeront à NEAUX.

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    Tout ce monde, et bien d’autres qui n’émargent pas à l’état-civil, travaille sous les ordres de l’ « entrepreneur de travaux du chemin de fer Roanne-Andrézieux », Joseph FERRARIS, domicilié à NEAUX, qui est traduit en justice de paix pour l’accident mortel survenu à l’un de ses hommes, domicilié aussi à NEAUX ;

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    En 1838, le premier chemin de fer est sûrement fini, car les mentions se rapportent dorénavant à la « Route Royale » : Claude GARDET, « Cantonnier à la Route Royale » (1838) avec Jean-Marie BERNARD et Pierre DENIS (1841). Jacques Dominique BERTHELIN est « conducteur de travaux sur la Route Royale » (1839).

    On construisait donc la R.N.7 entre 1838 et 1840

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                                                      Joseph VIGNON  (Histoires de Neaux, tome I)                         

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    BARRAGE DE VILLEREST A ROANNE (1° partie)<o:p></o:p>

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    A la suite de la lecture de l’article de presse ci-dessous, il semble intéressant de  faire connaître à nos lecteurs, quelques arguments  avancés par Écologie 78 –Loire, contre la construction du barrage de Villerest, dans son ouvrage « La Loire Défigurée » en voici donc la première partie. (Bernard)<o:p></o:p>

    Article PROGRES DE LYON  du jeudi 24 avril 2008 <o:p></o:p>

    Des fuites inquiétantes sur les vannes du barrage de Villerest

    Le barrage de Villerest devra bientôt subir de lourdes réparations, des problèmes d’étanchéité au niveau des vannes ayant été identifiés <o:p></o:p>

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    On savait bien que cela devait arriver un jour. Quand on « naît » barrage hydroélectrique et que l’on est conçu pour accueillir 138 millions de m3 d’eau, la vie de barrage n’est pas toujours un long fleuve tranquille. En effet, EDF, l’exploitant du site, a récemment signalé, lors de la remise de son rapport d’activité annuel au propriétaire, l’Établissement public Loire (EPL), que lors de ses différentes inspections quotidiennes de l’ouvrage, cinq pertuis de mi-fond équipés de vannes segment de <st1:metricconverter productid="41ᅠm3" w:st="on">41 m3</st1:metricconverter> régularisant les eaux du barrage, accusaient des problèmes d’étanchéité. Une expertise subaquatique a confirmé ainsi que la dégradation des joints censés assurer une fermeture hermétique de ces portes immergées engendrait des fuites conséquentes en aval. Saisie du dossier, la Direction départementale de l’équipement s’est alors chargée de dresser un procès-verbal mentionnant ces réparations qui seront lourdes de conséquence pour les années à venir.<o:p></o:p>

    Face à l’intervention — certainement la plus sensible depuis la mise en service de ce barrage type poids arqué —, l’EPL planche désormais pour trouver une solution de réparation. Il a ainsi lancé un appel d’offres européen, en attendant le démarrage du chantier, fin 2009. Avec une prévision de cinq années de travaux, l’idée d’assécher le lac pour effectuer cette remise en état est d’ores et déjà bannie, le lac se devant d’assurer ses missions d’écrêtement de crues pour parer tout risque d’inondation, ainsi que d’étiage, pour un soutien de certaines installations stratégiques ou technologiques en aval du Roannais. L’option retenue serait de construire un bâtardeau — une sorte de second barrage accolé à l’ouvrage —, permettant d’assécher la surface destinée à être réparée. La mise en place d’un tel caisson étanche de soixante-dix tonnes ne sera pas simple. Et bien avant les contraintes de mise en place par un système de grutage, se posent déjà les problèmes d’acheminement de l’édifice ou de circulation des riverains durant la durée des travaux.

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    A propos du barrage de Villerest : extrait tiré de l’ouvrage : « La Loire défigurée » écrit en 1978 par des écologistes<o:p></o:p>

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    Parler de Villerest à Roanne était invariablement s’entendre répondre « mon père en causait déjà…mon grand-père… » Et il n’y aurait eu personne pour contredire le grand-père si celui-ci avait dit que son trisaïeul était déjà au courant.<o:p></o:p>

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    En effet, sous Henri IV ; il existait déjà un projet de barrage à Villerest.<o:p></o:p>

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    Un décret d’utilité publique en 1931 donnait droit à la ville de Paris à la construction d’un barrage à Villerest. Si celui-ci ne fut pas construit, il y eut pourtant tout au long des trente kilomètres de la future retenue des dizaines d’exploitations agricoles vendues à la Ville de Paris, laissant ainsi retourner à la friche des centaines d’hectares et permettant l’abandon et l’arasement des constructions.<o:p></o:p>

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    A nouveau, aux alentours des années 1963, le projet de barrage était repris par l’E.D.F. pour une exploitation hydroélectrique et c’est à partir de l’année 1967, que l’Association Nationale pour l’Étude de la Communauté de la Loire et ses affluents (A.N.E.C.L.A.) se prend d’intérêt pour le site.<o:p></o:p>

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    L’A.N.E.C.L.A. comme son nom l’indique, a pour vocation l’étude et l’aménagement de la Loire et, à priori, cet organisme semblait tout désigné pour d’éventuelles constructions de barrages. Pourtant  en partir de 1975, c’est l’Institution Interdépartementale pour la protection du Val de Loire contre les inondations qui devient maître d’ouvrage pour la construction d’un barrage à Villerest.<o:p></o:p>

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    Pour arriver à ce résultat, il faut comprendre que la lutte a été chaude au sein de ces organismes, car celui qui décrochait la construction du premier barrage avait la suite de l’aménagement de la Loire.<o:p></o:p>

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    C’est à partir de cet instant que l’on comprend mieux pourquoi Villerest est réclamé à cor et à cris.<o:p></o:p>

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    Faire Villerest, c’est avoir la maîtrise de tous les travaux futurs sur les <st1:metricconverter productid="1ᅠ000 kilom│tres" w:st="on">1 000 kilomètres</st1:metricconverter> de la Loire ainsi que sur ses principaux affluents<o:p></o:p>

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    Le drame pour nous autres habitants du Roannais et riverains des gorges est que Villerest a été choisi en premier, non parce qu’il sera plus utile qu’un autre mais simplement parce que E.D.F. et la Ville de Paris avaient déjà fait des études sur le site. Prétexte qui s’est avéré bien futile, puisque la Ville de Paris, déboutée de ses droits, n’a pas fourni les dossiers et que toutes les études ont dû être refaites.<o:p></o:p>

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    Il fallait donner une raison d’être à la construction du barrage, et les crues de la Loire ayant une vilaine réputation, elles devenaient un sujet en or pour l’exiger.<o:p></o:p>

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    Si la lutte contre les crues par ce simple barrage devient à l’analyse très vite discutable. L’A.N.E.C.L.A., en son temps, puis l’Agence de Bassin-émanations de l’Institution Interdépartementale se mirent à charger Villerest de fonctions les plus diverses, voire contradictoires, et des plus grandes vertus qui peuvent se rencontrer dans une synthèse de barrage.<o:p></o:p>

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    Villerest devenait la solution miracle pour toute la population ligérienne, soit 10 millions d’habitants.<o:p></o:p>

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    En plus de la lutte contre les crues, Villerest devenait un souteneur d’étiage, un producteur d’électricité, un site touristique avec aménagement sportif. Il permettait de pomper l’eau pour les agriculteurs de Cordelle et Bully ; avec un barrage à la hauteur de Pinay, c’était l’irrigation de la plaine du Forez, c’était une lutte contre la pollution, un meilleur tracé des voies de communications, des assurances de distribution d’eau.<o:p></o:p>

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    Cette panacée, l’Agence de Bassin, l’appela : « barrage à buts multiples ».<o:p></o:p>

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    Cependant, au milieu de cette profusion de vertus, hautement claironnées, naissait dans le Roannais une opposition quant à la construction d’un barrage à Villerest. Le Comité de Défense des Gorges de la Loire se rassembla très vite derrière le Professeur J. Thierry qui, inlassablement se mit à démonter la superbe panoplie des vertus de « Villerest ».<o:p></o:p>

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    Les trois fonctions du barrage<o:p></o:p>

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    On résumera le fonctionnement du barrage à trois points principaux

    • Soutien des étiages (étiage : niveau le plus bas d’un cours d’eau).
    • Lutte contre les crues
    • Production d’électricité et refroidissement des centrales nucléaires.

    <o:p> </o:p>

    Ce qui donne deux niveaux d’utilisation :

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    Soutien des étiages :

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    Une cote 316 représentant le niveau maximal de la retenue pour le soutien des étiages et correspondant à une capacité de <st1:metricconverter productid="128 M" w:st="on">128 M</st1:metricconverter> m3 (millions de m3). Ce cubage stocké à l’automne et au printemps, est destiné à être redistribué à partir de juin et surtout juillet-août.

    <o:p> </o:p>

    Cette distribution intervenant en période estivale, il devient évident que l’aménagement touristique est, de ce fait, une douce rigolade, baignades et sports nautiques n’étant guère pratiqués sous nos latitudes au mois de janvier.

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    Lutte contre les crues :

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    Avant de rentrer dans le mécanisme des crues, force nous est de constater qu’il existe deux sortes de crues : les petites, qui, tout compte fait, sont plutôt utiles par le rôle d’épurateur qu’elles jouent et, les grandes crues catastrophiques telles que les a connues le siècle dernier.

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    A moins de rentrer dans les chiffres, il faut comprendre qu’une crue catastrophique n’est en fait, que la conjonction des crues ayant lieu sur les <st1:metricconverter productid="1ᅠ000 km" w:st="on">1 000 km</st1:metricconverter> de la Loire ainsi que de l‘ensemble de ses affluents.

    Il a été calculé que pour atténuer sensiblement la portée dévastatrice  d’une grande crue ce sont <st1:metricconverter productid="2ᅠ000 M" w:st="on">2 000 M</st1:metricconverter> de m3 qu’il faudrait retenir (une seconde cote d’exploitation se situe au niveau 320 : niveau du déversoir ; représentant de 316 à 320 un cubage de 110 Mm3 : portant la capacité totale à 238 Mm3. Ce cubage de 110 Mm » étant censé être maintenu vide est destiné à emmagasiner les crues. Ces fameuses crues de la Loire).

    Même si l’on considère que le quart de ce chiffre écrêterait d’une manière positive la crue, ce n’est pas le barrage de Villerest, avec ses <st1:metricconverter productid="110 M" w:st="on">110 M</st1:metricconverter> m3 qui résoudra le problème comme il l’a été proclamé si fort.

    <o:p> </o:p>

    Par contre, il y a une chose qu’il faut bien souligner, on peut dire d’une crue qu’elle est catastrophique, grande, moyenne ou petite que lorsque que celle-ci est terminée. Cela est une évidence. Est une évidence également que prévoir le débit d’une crue à l’avance reste du domaine des prophètes et autres mages. Seulement voilà « Villerest » étant le seul barrage écrêteur de crue, c’est à lui qu’il appartiendra de stocker les eaux même si la ou les crues en formation se trouvent en dehors de son bassin de versant. En d’autre termes, qu’une crue soit annoncée sur l’Allier, le Cher, le bassin du Morvan, l’Orléanais ou la Mayenne, c’est au barrage de Villerest qu’il appartiendra d’arrêter la Loire afin de permettre aux eaux de l’aval de s’écouler.

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    Ce qui se traduira par l’immersion de la plaine du Forez, chaque fois que ce produira une crue tout au long du parcours de la Loire.

    Et la situation se complique dangereusement pour le Forez et le Roannais, si, pendant le plein du barrage, il survient une crue sur le bassin Cévenol, à ce moment, il faudra, soit accepter l’effet de refoulement et inonder Balbigny et Feurs, soit vidanger le barrage de Villerest et inonder Roanne (Les digues et ponts de Roanne ne pouvant contenir et absorber que 6000 m3/s, le lâchage des eaux à 8 500m3/s sera assez spectaculaire.

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    Après ce très rapide examen du processus des crues et l’efficacité dérisoire de « Villerest » face à ce problème, il est important de souligner que la construction du barrage a été « décrochée » en Conseil des ministre grâce à ces arguments : « la Loire a des crues catastrophiques centenaire, cela fait plus de cent ans qu’il n’y en a pas eu, il faut faire d’urgence Villerest pour protéger les habitants du Val de Loire ». C’est ce genre d’arguments qui a permis de faire financer « Villerest » à 70 % par le Ministère de la qualité de la vie, et ceci est vraiment le fin du fin lorsque l’on découvre que le deuxième rôle important du barrage constitue à lâcher de l’eau en été pour le refroidissement des centrales nucléaires.

    Le cercle est bouclé et le tour de passe-passe effectué, il reste encore au contribuable le droit de payer la note.

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    Production d’électricité et refroidissement des centrales nucléaire.<o:p></o:p>

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    Quant à la production d’électricité par turbinage de la chute, les lâchers d’exploitation sont si peu fonction de la demande d’électricité que E.D.F.  a refusé de participer au financement de l’ouvrage. Ce qui devient un paradoxe, E.D.F. étant d’un autre côté maître d’œuvre du barrage.

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    Une usine est prévue au pied de l’ouvrage où E.D.F. turbinera les apports de la Loire, librement en hiver en respectant les cotes de la retenue, et le débit garanti à Roanne, et en été les lâchers fixés le jour en fonction des débit naturels en vue de maintenir le débit d’étiage.

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    La puissance de l’usine sera de 63 mégawatts environ et sa production annuelle de l’ordre de 160 millions de Kilowatts heure

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    En fait, la protection, les crues, et le soutien des étiages ne sont pas les seules raisons justifiant le projet du barrage. La raison importante du projet  étant la protection et le refroidissement des centrales nucléaires de la basse Loire, située à des centaines de kilomètres de la région de Villerest.

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    Ce comité du Bassin Loire-Bretagne prenait acte des projets envisagés par E.D.F., sur les bords de la Loire et constatait que les centrales nucléaires avaient pour la plupart des réfrigérant du type circuit fermé qui limite les prélèvements en eau et évite d’avancer les quantités de chaleurs importantes dans le fleuve, mais remarquait que les installations de refroidissement en circuit fermé évaporent des volumes importants qui ne peuvent qu’aggraver les difficultés déjà existantes à l’étiage. Il rappelait donc à ce sujet l’impérieuse nécessité d’activer la construction des barrages de régulation.

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    Il convient de noter l’importance et le nombre des centrales nucléaires situées le long de la Loire (Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-des-eaux, prochaines tranches de Chinon et autres prévue dans le Maine-et-Loire et dans le Cher).

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    Rappelons qu’une centrale électrique est avant tout une énorme machine à réchauffer ou à évaporer l’eau. Les deux tiers de l’énergie contenus dans le combustible (pétrole ou nucléaire) sont dissipés dans l’eau ou l’atmosphère. En circuit ouvert une centrale nucléaire de 4 X 1 000MW prélève 2OO m3/s d’eau pour la rejeter réchauffée de <st1:metricconverter productid="10ᄚC" w:st="on">10°C</st1:metricconverter>. En circuit fermé  c’est-à-dire avec des aéroréfrigérants (140m/170m) il faut prélever 12 m3/s dans le fleuve, 2 m3/s sont évaporés et 10 m3/s sont rejetés réchauffés de <st1:metricconverter productid="15ᄚC" w:st="on">15°C</st1:metricconverter>.

    Dans un cas comme dans l’autre, il faut rejeter dans l’environnement l’équivalent de la chaleur de…….. 8 millions de fers à repasser. Or le débit d’étiage de la Loire est faible : en août 48 m3/s à Nevers, 95 m3/s à Tours. Il est même descendu à 12 m3/s à Gien en août 1949 et à 5 m3/s à Orléans en juillet 1870 !

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    Les écologistes ne peuvent accepter de cautionner ou de favoriser une politique de l’énergie nucléaire, aussi s’élèvent-ils avec force contre le barrage de Villerest.<o:p></o:p>

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    « JOURNAL DU GRAND ROANNE » mois d’octobre 2003<o:p></o:p>

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    La sécheresse et le lac de Villerest :<o:p></o:p>

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    Villerest sauve la France du « Black-out »<o:p></o:p>

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    La formule, si elle est osée n’est pas éloignée de la réalité.<o:p></o:p>

    Si les barrages de Villerest et de Naussac n’avaient pas été là cet été  pour assurer un débit minimum du fleuve, les cenrales nucléaires en bord de Loire auraient-elles pu continuer à assurer la production électrique nécessaire à la nation ? Rien n’est moins sûr.

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    Pour Marc Place conseiller communautaire délégué à l’hydraulique, c’est une évidence : « le lac de Villerest après écrêtement des crues de fin <st1:metricconverter productid="2002, a" w:st="on">2002, a</st1:metricconverter> encore une fois montré son extrême utilité pour le val de Loire et au-delà pour le territoire nationale. Non seulement pour le refroidissement des deux centrales en bord de Loire mais pour l’alimentation en eau des collectivités qui puisent dans la nappe alluviale du fleuve et pour l’irrigation des cultures. Hélas, c’est au détriment du développement local car la cote extrêmement basse du lac cet été n’a certainement pas favorisé la saison touristique ».

    <o:p> </o:p>

    En effet le barrage de Villerest appartient à l’Établissement public Loire (EPL) et ses rôles premiers d’écrêtement des crues et de soutien d’étiage impliquent une gestion de l’eau de la retenue qui fait passer au second plan l’objectif touristique.

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    Il faut dire que depuis sa mise en eau il y a 20 ans, on n’avait jamais connu ça. Début juillet, le niveau du lac était déjà de <st1:metricconverter productid="7 m│tres" w:st="on">7 mètres</st1:metricconverter> en dessous de sa côte habituelle et il était descendu en tout de <st1:metricconverter productid="15 m│tres" w:st="on">15 mètres</st1:metricconverter> à la fin de l’été. Les ports de la Caille à Saint-Jean Saint-Maurice et de Bully au pont de Presle se sont retrouvés à sec et au bout d’une plage à l’étendue inhabituelle la zone de baignade de la plage de Villerest était réduite à la portion congrue.

    <o:p> </o:p>

    La solidarité doit jouer dans les deux sens <o:p></o:p>

    Ainsi pour Marc place, il est clair que la solidarité entre territoire doit s’exercer dans les deux sens :

               « Le rôle majeur que jouent pour tous les bassins aval les barrage de Villerest et de Naussac, implique pour les collectivités bénéficiaires de ces équipements un retour de solidarité au travers de l’EP Loire afin de soutenir les projets environnementaux et touristiques du roannais ».<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    « Cet été au-delà de la situation du lac, les difficultés d’alimentations en eau potable qu’on connues nombre de communes du Roannais, et qui ont rendu nécessaires des arrêtés de restrictions d’utilisation de l’eau, doivent attirer notre attention sur la fragilité de la ressource en eau, et la nécessité impérieuse de la sauvegarder même dans une région comme la notre, plutôt favorisée par la nature ». En effet, si l’alimentation en eau potable n’est pas de la compétence du Grand Roanne, qui s’occupe lui de l’assainissement des eaux usées, de l’hydraulique, c’est-à-dire du suivi des cours d’eau,et de la revalorisation du fleuve Loire et du lac de Villerest tout est cependant lié.

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    Concilier valorisation et préservation de l’environnement <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    « Nous devons porter une attention accrue à la protection des rivières et des nappes phréatiques, ainsi qu’au milieu naturel du fleuve Loire, conclut Marc Place, C’est notamment le but de l’étude que nous avons lancée sur le fleuve Loire de trouver comment l’occupation humaine et notamment les projets de valorisation touristique de ces espaces peuvent être en harmonie avec leur préservation environnementale »<o:p></o:p>

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    Nota : aucun mot sur les algues vertes à l’odeur si parfumée.<o:p></o:p>

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    Illustration : ce qui reste du relais poste de l’Hôpital-sur-Rhins  après des travaux d’aménagements (en 2004) du carrefour de la route de Régny. Aujourd’hui un brocanteur y tient boutique.<o:p></o:p><o:p>
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    LE RELAIS POSTE DE L’HOPITAL-SUR-RHINS<o:p></o:p>

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    L’origine de la dénomination singulière donnée à ce hameau ne nous est pas connue, cette appellation, usité bien avant le XIII° siècle, se perd dans la nuit des temps.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dès la période romaine de l’histoire de <st1:personname productid="la Gaule" w:st="on">la Gaule</st1:personname>, il y avait vraisemblablement dans cet endroit une de ces hôtelleries comme les Romains en établissaient sur les grandes routes de leur empire ; et du nom latin hospitium et de son dérivé hospitalis viendrais la dénomination actuelle.<o:p></o:p>

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    C’est sous la période gallo-romaine, que ce nom se vulgarise, on y ajouta, comme on le faisait le plus souvent pour des maisons similaires, soit le nom du maître de poste, soit celui d’une curiosité ou d’une particularité naturelle du pays ; de telle sorte que cette appellation complète devint : « l’Hôpital de Pierre Fortunière » dénomination païenne qui a fait place au vocable chrétien de  « l’Hôpital de Saint-Fortunat ».<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Nous devons mentionner ici une opinion qui, se basant sur le sens actuel  du mot « hôpital » pourrait expliquer la dénomination  du hameau par l’existence d’une ancienne maladrerie. Malheureusement, elle ne repose sur aucun fondement sérieux et jusqu’à présent, nuls documents écrits ne sont venus la justifier.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Cependant, sur un livret de 1979, guide des communes de France, département 42, « Les 327 communes de <st1:personname productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:personname> » sur Saint-Cyr-de-Favières, on peut lire : hôpital et maison forte au XIX° siècle, semble s’appliquer au hameau de l’Hôpital-sur-Rhins ; l’enquête sur place nous apprend que la maison forte située à l’angle de la route allant à Régny, propriété autrefois des Dames Coquard, était bien le relais de poste aux chevaux ou du Chevaucheur du Roy, les habitants sont convaincus qu’une léproserie avait précédé cette fonction. Jean Car qui fut propriétaire des lieux avant de rentrer au monastère de Hautecombe, aurait remonté l’historique jusqu’au XIII° siècle.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    A la tête de chacune de ces maisons se trouvait un « maître » qui prenait le titre de « chevaucheur du roi » : cavalier envoyé par le roi, rétabli à la fin du XV° siècle, ce titre correspondait à celui d’écuyer que l’on retrouve aussi quelquefois comme qualification des maîtres de poste. Il faut remarquer cependant que ce terme n’eut pas, dès son origine, l’acception générale qu’il obtint par la suite, car il s’appliquait seulement au cavalier chargé de porter les missives du roi ou d’un seigneur qui pouvait se donner le luxe d’un envoyé spécial.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Au cours du XVI° siècle la distinction se confirme entre les chevaucheurs tenant la poste et les chevaucheurs de l’écurie du Roi. Les premiers établis le long des routes royales pour y tenir les relais prendront le titre de « Maîtres de Poste », les seconds seront appelés « Courrier du Roi » ou « Courriers de cabinet ».<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    A côté du chevaucheur, sous ses ordres et comme chargé du service se trouvait « l’étapier » (futur postillon), ainsi nommé de ce qu’il « courait l’étape ». C’est lui qui conduisait la poste ; selon l’expression consacrée, « courrait la poste » d’un relais à l’autre. <o:p></o:p>

    Cet emploi périlleux exigeait du courage et de l’audace, surtout dans les parties montagneuses du royaume, ou les chemins étaient peu surs.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Voici la liste des chevaucheurs du roi en poste au relais de l’Hôpital, de Pierre Fortunière :<o:p></o:p>

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    ·        1522, famille Trivaud dont Antoine Bourjeois de Saint-Cyr-de-Favières, fief Villon<o:p></o:p>

    ·        1578 et 1596, Blaise Tricaud époux de Marguerite de Servinges de Sévelinge. Est qualifié de "Chevaucheur tenant la poste à l'Hôpital pour notre sire le roy"<o:p></o:p>

    ·        1604  son fil Guy Tricaud époux de Nuéiade Gonnet, sept enfants dont en :<o:p></o:p>

    ·        1632 le troisième Claude Tricaud né en 1608 époux de Jeanne Buttery de Saint-Symphorien-de-Lay.<o:p></o:p>

    ·        1642 toujours Claude Tricaud

    Entre 1675 et 1725 : Jean Joseffe BLANCHET tenant la poste,
    <o:p></o:p>

    ·        1680 Jean Ignace Blanchet qui démissionnera en l’année 1712. Remplacé par P. Denis révoqué en 1724,  pourtant en 1720  un Antoine DENIS de Neulise était "écuyer tenant la poste à l'Hôpital"  (note de  monsieur Bruno Ragon de Roanne que je remercie).  Nous  retrouverons bientôt notre  Antoine DENIS en compagnie de Claude  Billiaud<o:p></o:p>

    L e 5 juillet 1725, Messire Charles Ferrier, ancien marchand de Roanne acquéreur des Seigneureries de Boisset et Bussière ; exemption des privilèges et franchises des chevaucheurs ; Messire Ferrier mourra en 1741, année pendant laquelle son fils vend la charge de son père à Claude Bilhaud époux de Anne Donnial de Saint-Martin-d’Estréaux, qui succèdera plus tard à son père Jean Bilhaud lequel dirigeait le relais très important de Roanne

    Entre 1725  et 1783 : Claude BILLIAUD est Maitre de Poste aidé par Antoine DENIS
    <o:p></o:p>

    En 1750 le Maître de Poste de l’Hôpital est toujours Claude Bilhaud.<o:p></o:p>

    En 1763 au lieu de l’Hôpital, résidait un Girardet Pierre faisant profession de « postillon ».<o:p></o:p>

    C’est en 1783 (où neuf plaintes pour vols et crimes avaient été déposées) que fut abandonné le relais poste de l’Hôpital, d’abord momentanément puis définitivement.<o:p></o:p>

    Le relais redevient une étape postale de Saint-Symphorien-de-Lay à Roanne pendant <st1:personname productid="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:personname> de 1789, et l’Empire accepte cette modification.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    D e 1796 à 1803 André Marie François Gouttenoire est maître de poste au relais de l’Hôpital, il sera nommé à ce même poste en 1803 au relais de Saint-Symphorien-de-Lay, courrier du 10 Prairial An II de <st1:personname productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:personname>, en remplacement de monsieur Granjard ; le relais de l’Hôpital  étant définitivement supprimé.<o:p></o:p>


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