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    <o:smarttagtype name="metricconverter" namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags"></o:smarttagtype>

    Jean MARTIN BINACHON<o:p></o:p>

    (2 janvier 1898- Accident de la route à Neulise : 31 mai 1949)<o:p></o:p>

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    Fils de Régis MARTIN-BINACHON, il reprend les commandes de l’entreprise à la mort de son père. Sans réelle conviction pour cette dernière, son passage est assez bref.<o:p></o:p>

    Une gestion familiale assurera la direction de l’entreprise qui sera finalement vendue vers 1980.<o:p></o:p>

    Souvenirs de Monsieur Jacques Reydellet  par lui même<o:p></o:p>

     Fils et petit fils du concessionnaire Chenard de Saint-Etienne....Dans les années 1932-1934, époque où j’avais 8 à 10 ans.<o:p></o:p>

     Mon grand père était un pionnier de l’automobile... Il avait organisé le premier rallye auto St-Etienne-Avignon. Et construit une petite voiture “l’Epsilon” qui le fera connaitre pour se lancer dans le négoce auto en 1912-13...Il monte un petit garage qui deviendra après la guerre une affaire dynamique représentant les marques déjà célèbres: Panhard, Talbot, Amilcar, et vers 1927 Chenard & Walcker. <o:p></o:p>

     Un de mes plus vieux souvenirs Chenard date des vacances de noël 1930. Mes parents m’avaient emmené à Paris et j’avais été ébloui par les vitrines des jouets des grands magasins. Le retour s’était déroulé sans problèmes à bord d’une petite berline Y10...En rodage entre Paris et St-Etienne ! <o:p></o:p>

    Autre flash en 1931, l’affiche sous forme d’un immense télégramme de l’usine annonçant: “Les quatre Chenard 12cv terminent le Tour de France capot plombé  3ème, 4ème, 5ème, et 6ème Bravo !!!!” Je ne savais pas ce que voulait dire plombé, mais ça devait être tir groupé remarquable...et les copains à la récré avaient eu droit à mes commentaires détaillés !<o:p></o:p>

    Je me souviens encore d’une ballade en famille en été 1933 dans les Monts du Lyonnais, à bord du tout nouveau Coach 9cv Aiglon luxe avec sa ligne moderne, le mot Coach me plaisait beaucoup !!!<o:p></o:p>

    Et j’en arrive à la fameuse Mistral... C’était en septembre 34, Monsieur Jean Martin Binachon gros industriel à Pont Salomon (Usine de faux et de fourches) et président de l’Automobile Club du Forez, tout fier de sa récente acquisition, était venu à notre propriété familiale présenter le “Monstre” à mon grand père qui était un de ses amis intimes. J’avais été très impressionné par cette voiture étonnante sortant tout droit des anticipations de Jules Verne dans Robur le Conquérant... que je venais de lire ! Bien entendu on avait eu droit à un essai et mon grand père m’avait installé dans la “carlingue” très fier de surveiller le tableau de bord... Direction la plaine du Forez dans un bruit de moteur harmonieux !<o:p></o:p>

    Le lendemain à la récré j’avais fait un compte rendu de la sortie  “ Imaginez, c’est la voiture la plus “Aérodynamique” du monde, avec son puissant moteur V8 de 28cv “remplis à <st1:metricconverter productid="3 litres" w:st="on">3 litres</st1:metricconverter> et demi” on a roulé à plus de 140 à l’heure et le compteur va jusqu’à 200 !!! Ton père avec sa nouvelle traction qui marche à 100, et bien il serait dans les choux, mon vieux !!!<o:p></o:p>

    Mon grand père était assez épaté par cette auto révolutionnaire, il avait conclu qu’elle ouvrait effectivement une porte sur l’avenir mais qu’elle ne correspondait pas au style de l’époque et aux désirs des clients... Le marché devait lui donné raison. Ce modèle unique ne fut suivi d’aucune pré-série et elle s’endormie pendant de longues années dans un coin de l’usine, jusqu’au jour où, à la suite de la dramatique fin accidentelle de son propriétaire elle fut livrée aux ferrailleurs...<o:p></o:p>

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  • L’association philatélique et cartophile du Roannais prépare son exposition à la fête patronale de Pouilly-les-Nonnains les 15 et 16 mai prochains.

     

    Rencontre avec Jean-Paul Uhring, président et Paul Riffort, vice-président.

    Parlez-nous de votre passion pour les timbres, les cartes ?

    Être collectionneur de timbres ou de cartes, c’est une fenêtre ouverte sur le monde, cela permet de voyager dans le temps et l’espace. Les thèmes sont illimités et chacun peut y trouver un centre d’intérêt. Il y a des timbres mythiques comme le 1° timbre du monde « one black penny » Le 6 mai 1840 le premier timbre-poste était né. Le succès fut considérable : alors qu'en 1839 les Anglais expédiaent 82 millions de lettres, deux ans plus tard 170 millions de lettres furent échangées.; Il faut préciser que la philatélie a suivi comme tout domaine l’évolution d’Internet pour les connaissances, les échanges, etc.

     

    En quoi consistera cotre exposition à la fête patronale ?

    Nous exposerons des timbres sur les chevaux, oiseaux, fleurs, les cartes postales de 14-18 en rapport avec les thèmes de la fête « rétro » et « fleurs ». Des journaux en tissu, ou des numéros spéciaux étonneront le public. Il y aura une démonstration d’imprimerie pour tous et une animation destinée à la jeunesse (décollage, classement des timbres avec une pochette de timbres offerte aux enfants).

     

    Note : pour renseignements complémentaires :

    contact : M. Uhring  Tél 04.77.70.80.84.

        Ou      M  Rifford  Tél 04.77.71.40.32

    Réunion le 3° lundi de chaque mois à 20 heures rue Abbé Goulard (ancienne école Marengo)


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  • L’ART DE MANGER UN ŒUF POUR UN ENFANT

    Il ne faut pas  que l’enfant commence son repas par le boire, combien qu’il soit fort altéré, car s’il boit sans d’abord mangé, ce boire le lui fera mal. Davantage, de commencer par le boire, c’est le propre des ivrognes, qui boivent plus par coutume que par soif.

    Il commencera donc de manger, et en premier lieu coupera du pain avec son couteau et non point avec les mains comme les affamés, ni avec le bout des deux doigts comme ceux qui veulent contrefaire les délicats courtisans. Que si c’est au déjeuner ou au diner, et qu’il y ait des œufs mollets avec la coque à manger, l’enfant coupera premièrement du pain et fera des apprêts, et après ouvrira son œuf, et l’ayant salé le mangera avec les apprêts de pain qu’il aura coupés auparavant. Et ne sera point le premier qui prendra son œufs du plat, mais après ceux que ceux qui seront plus grands que lui en auront pris (s’ils en veulent prendre) il prendra le sien. Et après l’avoir mangé, s’il a soif et que les plus grands que lui aient bu, il pourra demander à boire. Or en mangeant son œuf, il ne doit point nettoyer la coque de celui-ci avec les doigts, mais seulement le manger avec les dits apprêts de pain…

    Le breuvage de l’enfant doit être du vin si trempé que ne soit que eau, car comme dit Platon à ce propos : « On se doit garder de mettre feu sur feu », ce que ce serait si l’enfant (qui n’est que chaleur et feu) buvait du vin pur ou mal trempé, ou de la bière ou cervoise violente. Davantage voici quelle punition reçoivent les enfants qui usent du vin mal trempé ou de la bière qui est trop violente : les dents leur deviennent jaunes ou noires, ou rouillées, les joues pendantes, les yeux chassieux, et l’entendement stupide et hébété.

    Nouvelle civilité pour les enfantsde Gilbert Calviac -1559  (Bibliothèque nationale)

    Nota : Et comme disait mon père qui élevait des poules au fond du jardin :

    « Manger un œuf ce n’est rien, deux œufs fait du bien, avec trois en voilà assez, mais à quatre on peut en crever »

     

     


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    JULIETTE DODU, MYTHE OU REALITE ?

     

    S’il est un personnage controversé dans notre histoires des postes et télécommunications, c’est bien celui de Juliette Dodu. Quel rôle a vraiment tenu cette employée du télégraphe au cours de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. La Poste la reconnaît officiellement comme héroïne nationale en l’honorant d’un timbre-poste. Mais en l’absence d’archives et de témoignages, l’historien ne peut trancher définitivement

     

    Le 29 octobre 2009, La Poste émettait un timbre-poste gravé par Marie-Noëlle Goffin en hommage à Juliette Dodu. Le premier jour avait lieu à Saint-Denis de la Réunion et à Pithiviers.

     

    Cette émission est l’occasion de revenir sur cette histoire dont certains considèrent qu’elle est un mythe, mais d’autres une réalité.

     

    Gérante du bureau télégraphique de Pithiviers (Loiret) en 1870, Juliette Dodu fut, après la guerre de 1870-1871, admise au panthéon des héroïnes françaises, au même titre que Jeanne d’Arc. Le 30 août 1896, le supplément illustré du Petit Journal la présentait ainsi en quatrième de couverture : « Les héroïnes de la France, Melle Juliette Dodu ». Un petit article accompagnait la gravure et commençait ainsi :

    « Il est bon après 25 ans de rappeler l’acte héroïque qui lui assure la célébrité ».

    Après quelques lignes expliquant les circonstances, l’article concluait : « Melle Dodu a reçu la médaille militaire et la croix d’honneur ; il est bon de rappeler sa belle conduite et de l’offrir en exemple ». Financée par une souscription du Souvenir français, une statue fut érigée à Bièvres où elle vécut.

     

    Juliette Dodu née en 1848 à Saint-Denis de la Réunion et vint en France en 1864. Devenue gérante du bureau télégraphique de Pithiviers en 1870, elle se retrouva au milieu des combats opposant l’Empire français et la Prusse. Le 20 septembre, les Prussiens approchaient de Pithiviers. Jusqu’à leur arrivée, elle réussissait à envoyer à Orléans par le télégraphe des informations sur les mouvements de troupe allemands. Dès qu’ils pénétrèrent dans Pithiviers, elle dissimulait sous son manteau certaines pièces du télégraphe électrique Morse pour le rendre inutilisable et se cachait. Sa mère expliqua aux militaires prussiens que sa fille avait été appelée à Tours. Quelques jours plus tard, l’ennemi se repliait sur  Étampes et Juliette Dodu réapparaissait. Elle remontait son appareil télégraphique et reprenait ses communications « patriotiques ».

     

    A plusieurs reprises, les Prussiens revenaient au bureau du télégraphe de Pithiviers sans toutefois pouvoir surprendre Juliette Dodu. Ses renseignements auraient permis de sauver l’Armée de la Loire du désastre.

     

    Le 28 novembre, lors de la bataille de Beaune-la Rolande, le prince Frédéric Charles obtenait un renseignement sur la présence de la gérante du télégraphe de Pithiviers : sa servante l’aurait dénoncée contre une récompense. Elle est arrêtée et traduite devant le conseil de guerre : jugée, elle était condamnée à mort. Son charme émut le prince Frédéric Charles qui la gracia.

     

    Reconnue pour sa conduite au péril de sa vie », Juliette Dodu recevait la médaille militaire en 1877 et l’année suivante devenait la première femme décorée de la légion d’Honneur.

    Dans ces années consécutives à la défaite française et à l’annexion de l’Alsace-Lorraine, il était de bon ton de glorifier ceux et celles qui avaient réalisé des actes héroïques. La France se cherchait des héros et héroïnes pour conjurer l’humiliation subie. Juliette Dodu fut  de celles-là ; jusqu’à son décès en Suisse en 1909, elle entretint largement « sa » légende.

     

    Deux années après son décès en 1911, le maire de Pithiviers fut le premier à remettre en cause cette légende. Lors d’un discours de remise des prix à l’école supérieure des filles, il exhorta les grandes héroïnes françaises, mais sans y inclure l’héroïne locale, Juliette Dodu : « On ne sera pas surpris que je m’abstienne d’ajouter à cette énumération le nom de Juliette Dodu. Si le succès figuré de ses exploits a pu lui valoir certaines admirations et même en imposer à certains personnages politiques, il n’en saurait être de même des gens de cette cité. Il y a encore à Pithiviers trop de survivant de 70 qui savent à quoi s’en tenir sur la véracité de cette histoire qui n’est que pure légende, et légende dont les origines sont peu recommandables (&) »

    Les propos du maire en étonnèrent plus d’un, tant à Pithiviers que dans le reste de la France. Comment pouvait-il douter de cette héroïne française ?

     

    Il pouvait s’appuyer sur les propos contradictoires de Juliette Dodu : à force de raconter son histoire, elle mélangeait les détails. Son dossier soulignait simplement qu’elle « avait fait preuve de zèle et de dévouement », sans plus. En revanche le receveur du bureau de poste de Pithiviers se voyait gratifier d’une conduite  héroïque « Cherchant à assurer une communication au péril de sa vie, il avait reçu sur la nuque un coup de sabre d’un uhlan »

     

    Selon les témoins, Juliette Dodu n’aurait fait que cacher entre deux matelas l’appareil télégraphique le 21 septembre lors de l’entrée des dragons bleus au prince Albert à Pithiviers. Selon d’autres, ce serait sa mère qui l’aurait fait. Quant à sa condamnation à mort, elle n’est nullement mentionnée. Nous ne trouvons aucune mention dans le récit de Steenackers publié en 1883. Enfin Juliette Dodu s’honorait d’avoir reçu le 8 décembre une mention honorable signée de Gambetta : ce même jour le ministre était en situation difficile, manquant d’être capturé par les Prussiens.

     

    Le dossier ne plaide pas en faveur de Juliette Dodu : y a-t-il eu imposture ? Difficile de l’affirmer. La presse nationale avait besoin de mettre en avant des héros dans les années 1870.

    Le Figaro se saisit de Juliette Dodu pour en faire un personnage de légende. A force de répéter le récit de cet évènement, peut-être a-t-elle fini par y croire et contribué à perpétuer se qu’elle nommait « sa » légende ?

     

    En ce début de XXI° siècle, Juliette Dodu conserve ses défenseurs en particulier sur l’île de la Réunion où elle est née. Internet permet de constater la ferveur des Réunionnais envers celle que le site de l’hôtel Juliette Dodu, sis 31 rue Juliette Dodu, qualifie d’ »héroïne nationale ». Cet hôtel est situé au centre de la cité de Saint-Denis de la Réunion, mais aussi et surtout dans la maison natale de Juliette Dodu. Selon le site, c’est un petit palais créole aménagé dans un bâtiment de la Compagnie des Indes orientales classé Monument Historique. Le site le présente comme «  un des hôtels de charme de tout premier plan à la Réunion ».

     

    Le site de l’Ile de la Réunion présente ainsi Juliette Dodu : « Découvrez Juliette Dodu, résistante de guerre réunionnaise » ajoutant qu’elle est une « véritable héroïne française de la guerre contre la Prusse » et que «  l’action de cette femme d’origine réunionnaise sauva la vie de 40 000 soldats ».

     

    Lors du premier jour du timbre-poste, l’Académie de la Réunion lui a rendu hommage par une exposition « Juliette Dodu, un destin au service des siens ». Un collège de Saint-Denis de la Réunion porte son nom depuis 1937.

     

    La rue Juliette Dodu est une des rues les plus commerçantes du chef-lieu de l’île de la Réunion, mais dans cette rue se trouvait la maison d’arrêt, laquelle avait été surnommée « prison Juliette Dodu ». Elle est remplacée depuis le mois de décembre 2008 par un nouveau centre pénitentiaire établi à Domenjod.

    Pour les Réunionnais Juliette Dodu demeure assurément une héroïne de l’Histoire de France.

    Mythe ou réalité : l’histoire tranchera peut-être un jour ?

     

    Yves Lecouturier (Société d’Histoire de la Poste et de France Télécom en Basse-Normandie)

    Pour Les Cahiers de la FNARH (Revue de la Fédération Nationale des Associations de personnel de la Poste et de France Télécom pour la Recherche Historique) N° 114 Janvier-février-mars 2010

     

    (&) Beaucoup d’habitants de Pithiviers « prêtaient, des relations plus que suivies » entre Juliette et des officiers prussiens.

     


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  • Nous vous signalons la parution (Avril 2010) d’un ouvrage très exceptionnel par son contenu et sa qualité  de notre ami Thierry Dubois, le dessinateur du magazine  « La Route Bleue » les plus belles étapes de la nationale 7 avec les célèbres dioramas automobiles dans la collection Altaya

     

    C’était la Nationale 7

    La route Bleue – La route Nationale 6

    Auteur : Thierry DUBOIS

     Éditions Drivers

    Format 290 X 220

    200 pages papier glacé

    Plus de 200 photographies, documents, et dessins la plupart inédits et en couleur.

    PRIX : 29  €uro

    Renseignements et commande à : Editions Drivers, 2 rond point Blériot 31520 Ramonville-Saint-Ange 

    Site web : www.drivers.fr 

     

     


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