• ROANNE : FAUX ET USAGE DE FAUX

    Nous pouvons lire dans l’hebdomadaire « L’Écho de la Loire » en date du 4 juillet 1835 :

    Plusieurs personnes nous prient de signaler un fait qui peut avoir des conséquences graves et occasionner des accidents.

    Vendredi 3, on a vu une multitude d’ouvriers munis de leurs faulx et volants, amoncelés à l’entrée des rues du Collège (Charles de Gaulle) et de la Paroisse (peut-être la future rue Sautet, aujourd’hui disparue), vis-à-vis le parapet de l’église. La malle étant survenue, cette foule s’est pressée pour ouvrir un passage, et dans le moment une femme qui allait à la messe a été sur le point d’être estropiée ? Pourquoi ne forcerait-on pas ces ouvriers à aller stationner au beau milieu de la place de la halle assez vaste pour laisser la circulation libre et éviter des blessures ?

    Chaque soir des ouvriers chauffeurs revenant du travail tiennent leur outil emmanché et dans une position susceptible de faire du mal aux passants, surtout quand il fait noir ; il ne leur coûterait pas beaucoup de tenir leur faulx saisie contre le bois.

    On signale aussi que dimanche dernier, toujours près de cette même église paroissiale, à l’issue de la messe, une femme a été renversée par le choc d’une voiture de poste qui allait grand trot. On a été obligé de la porter à l’hôpital ; on la dit en danger.

    Le postillon est descendu, dit-on, pour voir si cette malheureuse avait beaucoup de mal, s’est empressé de remonter sur son siège et de piquer des deux pour échapper au danger d’être poursuivi.


    L’on fait bien des règlements de police, mais s’ils ne sont pas exécutés, c’est comme s’ils n’existaient pas.

     

     


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  • QUAND LA REFORME DES RETRAITES OUBLIE LES PERSONNES HANDICAPEES

     

    C’est lagrande réforme du Quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et comme souvent, les personnes en situation de handicap font figure de grands absents.

     

    Le projet de loi sur les retraites ne dit mot sur la situation spécifique des travailleurs handicapés, ni sur celles des aidants familiaux.

     

    Pire l’allongement, dans le droit commun, de la durée de cotisation nécessaire pour pouvoir prétendre à une pension de retraite à taux plein risque mécaniquement de rendre plus difficile encore l’accès au dispositif de retraite anticipée à l’âge de 55 ans pour les travailleurs justifiants d’une incapacité de 80%.

     

    L’APF a, au contraire, demandé au gouvernement d’assouplir les critères, trop restrictifs, d’accès à ce dispositif qui n’a bénéficié, depuis sa création en 2004, jusqu’à 10 000 personnes. Et de mieux prendre en considération les droits à la retraite des aidants familiaux. Le débat parlementaire permettra peut-être de voir quelques-unes de ses propositions retenues, mais les aménagements risquent de n’être que marginaux.

     

    Alors que le gouvernement a fait une priorité du retour à l’emploi des personnes en situation de handicap, il aurait été logique qu’il prête une attention redoublée à la retraite de ces travailleurs.

     

    Il en va tout autrement. Encore une fois, comme pour la santé, le revenu d’existence d ou l’aide à domicile, la nécessaire solidarité avec les personnes qui en ont le plus besoin est sacrifiée sur l’autel des déficits, de la rigueur et de l’individualisme. Comme le rappellent l’APF et la quarantaine d’associations qui ont lancé un grand appel le 14 septembre – www.investirsurlasolidarite.org n’est pourtant pas un coût pour une société, mais un investissement.

     

                                       Édito de « FAIRE FACE » octobre 2010.

     

     


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  • LE PALMARES COMMICE DE ST-SYMPHORIEN-DE-LAY 1913

     

    RAPPORT :

     

    MM. Neyron, ingénieur agronome ; Dosson Jean et Dosson Pierre, agriculteurs à Nervieux, se sont rendus le 30 juin dernier dans les exploitations suivantes :

     

    1° M. Guillot François, fermier de Mme Monrocher, à Neaux, exploite un domaine de 30 hectares, dont 15 hectares en pré et 15 hectares en terre.

    Parmi ces terres, 7 hectares sont ensemencés en blé et 7 en avoine.

    Les froments et les avoines sont très beaux et les terres généralement très bien entretenues. M. Guillot possède 2 bœufs, 1 taureau, 10 vaches et 2 chevaux. Nous avons vu dans son écurie 6 jeunes élèves de l’espèce bovine.

     

    L’ensemble de l’exploitation nous semble digne d’éloge et nous sommes d’avis d’accorder à M. Guillot le 1° prix de culture et le 2° prix de troupeau.

     

    2° M. Julien Denis, fermier de Mme Vve Chazelle, exploite à la Ruelle, commune de Saint-Symphorien-de-lay, un domaine de 25 hectares environ, 12 hectares sont en pré et 13 en terre arables. Nous avons vu 7 hectares de blé environ et 3 hectares de pommes de terre.

    M. Denis a crée un pré depuis qu’il est dans le domaine.

    Son troupeau consiste en 19 bêtes à cornes, dont 2 bœufs. M. Denis achète ses reproducteurs en dehors, ce dont nous le félicitons. Il possède un beau poulain.

    En résumé, exploitation agricole bien conduite. Nous sommes d’avis d’accorder à M. Denis le 2° prix de culture et le 3° prix de troupeau.

     

    3° M. Berthinier, à Saint-Victor-sur-Rhins, fermier de Mme Sanlaville, exploite environ 11 hectares de pré, et 4 hectares de terres, Il possède 7 vaches, 4 élèves, dont 3 génisses et 1 taureau. Nous avons vu en outre 7 chèvres et 1 bon cheval.

    M. Berthinier a crée des prés ; il exploite sa ferme seul avec l’aide de sa femme et de ses nombreux enfants, ce dont nous tenons à la féliciter. Il récolte environ 30 000 kilos de foin. Il nous a montré une moissonneuse et une faucheuse à un cheval. M. Berthinier a amené à ses frais l’eau dans ses écuries. Celles-ci sont bien tenues. La laiterie également est très bien tenue.

    Comme récolte, nous avons vu un beau blé russe, de l’avoine et des topinambours.

    M. Berthinier entretient bien ses prés. Parmi ceux-ci existe un pré de rivière arrosé par le cours d’eau. Il a assaini un autre pré par l’épandage, d’engrais chimique et l’arrachage de joncs.

    Nous somme d’avis d’accorder à M. Berthinier le 3° prix de bonne culture.

     

    4° M. Isidore Mollon, à Fragny, commune de Neaux, fermier de Melle Isabelle Martin-Montferrat. Cultive un domaine de 48 hectares sur un sol très pentueux, aride et ingrat.

    16 hectares en pré, 11 à 12 hectares en terre, dont environ 6 hectares de blé, 7 hectares de seigle, 4 hectares d’avoine, 3 hectares de pommes de terre et 4 mesures de vignes.

    Sur les 16 hectares de pré, 4 sont en pacages. Les récoltes sont belles. M. Mollon possède 21 bêtes à corne : 4 bœufs dont 2 très beaux bœufs salers, 8 vaches et le reste en élèves.  Il possède une jument poulinière et un poulain.

    M. Mollon fait preuve d’un labeur exceptionnel dans son domaine. Sa famille est depuis 1668 dans la propriété de Fragny et nous tenons spécialement à le féliciter de cet attachement au sol. Le Comice a d’ailleurs déjà décerné à cette occasion une médaille spéciale de vermeil à M. Mollon.

    Nous sommes d’avis d’accorder à M. Mollon le 4° prix de bonne culture.

     

    5° M. Côte Jean-Marie, à la Farge, commune de Neaux, métayer de Mme Gonthier, fait valoir en métayage une propriété de 26 hectares, dont 9 en près. 3 hectares sont ensemencés en avoine, dont nous avons admiré la belle venue, 2 hectares en pommes de terre et 7 hectares en blé. La propriété comporte en outre 5 hectares en bois.

    M. Côte nous a montré l’écurie qui est très belle. Elle contient 7 superbes vaches et un très beau taureau.

    Cette exploitation mérite beaucoup d’éloges et est d’une tenue parfaite. C’est pourquoi, en tenant compte de ce que M. Côte exploite en métayage, nous sommes d’avis de lui accorder le 5° prix de bonne culture et le 1° prix de beau troupeau.

     

    6° M. Recorbet Georges, fermier de M. Chanteret, à Loyette, cultive un domaine de 20 hectares environ y compris des bois. Les récoltes sont bonnes. L’écurie bien tenue, blanchie à la chaux, ce qui témoigne d’un souci pour l’hygiène du bétail.

    Nous proposons d’accorder à M. Recorbet, en ce qui le concerne la culture, le 6° prix.

    M. Recorbet cultive en outre 2 hectares de vignes.

     

    VITICULTURE

     

    1° M. Jacquet Jean-Claude, propriétaire à Pradines, lieu de Béjure, a crée à ses frais 3 hectares de vignes qu’il cultive ave c beaucoup de soin.

    Il y fait 3 sulfatages, 3 soufrages et plus si nécessaire

    Les vignes sont en plein rapport. La production peut atteindre cent pièces.

    M. Jacquet travaille lui-même ses vignes aidé de sa femme et de ses enfants, il fait preuve à cet égard d’un labeur incessant.

    En sommes les vignes de M. Jacquet sont parfaitement tenues nous sommes d’avis de lui accorder le premier prix de viticulture et une médaille de vermeil.

     

    2° M. Martin Claude, domestique de Mme Chanelle, à Pradines, est chargé depuis 3 ans de la culture d’une vigne de 23 ares environ.

    M. Martin fait régulièrement 3 sulfatages et 1 soufrage. La tenue de la vigne est bonne, nous proposons pour M. Martin, le 2° prix de viticulture.

     

    3° M. Recorbet Georges, à Loyette commune de Neaux fermier de M. Chanteret, nous a fait visiter une vigne de 2 hectares environ, bien installée. M. Recorbet n’a pas fait lui-même l’installation de cette vigne qu’il a trouvé aménagée lorsqu’il est rentré dans le domaine.

    La tenue de cette vigne est bonne et nous proposons d’accorder à M. Recorbet le 3° prix pour la tenue de ses vignes et de lui accorder une médaille d’argent.

     

    4° M. Matrait Michel, propriétaire à Pradines, possède une exploitation composée d’un champ de blé un tènement de beau trèfle et un hectare de vigne. La vigne peut fournir trente pièces de vin, une partie se compose de plans d’une trentaine d’années et l’autre de plans de 5 à 6 ans.

    M. Maltrait cultive sa vigne soigneusement et nous proposons de lui accorder un 4° prix de viticulture.

     

    Distribution des Récompenses

     

       En raison de la fièvre aphteuse qui sévissait dans le canton, le concours du Comité n’a pu avoir lieu cette année.

     

    La distribution des prix culturaux et des récompenses accordées par le Comité aux familles rurales nombreuses et aux vieux serviteurs agricoles a été faite à St-Symphorien le jeudi 30 octobre. M. Desvernay, vice-président du Comices, présidait cette séance. Voici le palmarès :

     

    Bonne culture

    1° prix : M. Guillot, de Neaux 50 fr.

    2° prix : M. Denis, à la Ruelle commune de Saint-Symphorien-de-Lay 40 fr.

    3° prix : M. Berthinier, à Saint-Victor-sur-Rhins 30 fr.

    4° prix : M. Mollon, à Fragny, commune de Neaux 25 fr.

    5° prix : M. Côte, à la Farge, commune de Neaux  20 fr.

    6° pris : M. Recorbet à Loyette commune de Neaux 15 fr.

     

    Beaux troupeaux

    1° prix : M. Côte, à la Farge commune de Neaux  50 fr.

    2° prix : M. Guillot, à Neaux 30 fr.

    3° prix : M. Denis, à la Buelle commune de Saint-Symphorien-de-Lay 25 fr.

     

    Viticulture

    1° prix : M. Jacquet, à Pradines 40 fr. et médaille de vermeil

    2° prix : M. Martin, à Pradines 25 fr.

    3° prix : M. Recorbet, à Neau 20 fr. et médaille d’argent 

    4° prix : M. Matrait, à Pradines 10 fr.

     

    Familles nombreuses et vieux serviteurs

     

    M. Pardon, à Chatain, commune de Saint-Symphorien-de-Lay, famille de 9 enfants

    Cultivateurs….. 10 fr.

     

    M. Berthinier, à Saint-Victor-sur-Rhins, famille de 8 enfants,

    Cultivateurs…..8 fr.

     

    M. Forest Jacques, à Chatain, commune de St-Symphorien-de-Lay, famille de 6 enfants

    Cultivateurs…..6 fr.

     

    Mlle Marie Poncet, 12 ans de service chez Pétrus Rey, à Ronffin  commune de Saint-Symphorien-de-Lay…..6 fr.

     

    M. Reyneri Philippe, 21 ans de service chez M. Goutaland, à Lay …..12 fr.


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  •  

    C’était hier !

     

    « LE BONHOMME AU DRAPEAU »

     

    Guide l’exposition « FAIENCES DE ROANNE » témoignage du passé culturel de notre cité

     

    De mai jusqu’au 18 décembre, le musée Joseph Déchelette présente sur les faïences de Roanne, depuis le XVIII° siècle, une exposition installée à l’occasion d’un don récent et important dont a bénéficié notre cité.

     

    Mise en place par M. Bornibus, conservateur du musée et son équipe, l’exposition fut ouverte vendredi après midi en présence de nombreuses personnalités dont M. Jean Auroux, maire de Roanne et conseiller général, accompagné de nombreux conseillers municipaux et adjoints, dont M. S. Feugère, premier adjoint, et Mme Guillou adjointe aux affaires aux Affaires culturelle ; les maires des communes voisines ou leurs représentants ; les présidents des sociétés culturelles roannaises ; les représentants des comités d’entreprises, M. Bonnet, président du tribunal etc.

     

    Il faut enfin noter la présence de MM. René Mancey et Jean Broisin(un des membres fondateurs de notre Association des Chemins du Passé, il fut docteur à Saint-Symphorien-de-Lay et par la suite maire du village de Pradines), aux travaux desquels les faïences de Roanne doivent d’avoir été révélées ainsi que celle de M. Henry-Pierre Fourest, Conservateur du Musée National de céramique, et du docteur Francis Morin, président du Groupe d’étude et de recherche de céramique de Paris. Deux éminents spécialistes dont le déplacement à Roanne donnent un label d’authenticité indiscutable à cette exposition.

     

    Grâce aux relativement récentes découvertes archéologiques et à l’examen d’archives dont les plus anciennes remontent au XVI° siècle, Roanne est reconnu comme ayant non seulement eu des faïenciers mais comme ayant atteint une production originale d’une verve bien particulière avec le »bonhomme au drapeau » de l’époque révolutionnaire.

     

    Bien entendu, avant de créer avec un génie propre au pays la faïence roannaise avait subi l’influence italienne, la mode des XVII° et XVIII° siècle, l’influence aussi des faïenciers installés à Roanne et formés à l’école de Marseille et de Moustiers.

    Il faut cependant noter la qualité de cette faïence de Roanne, la beauté de toute une gamme d’émaux, dont celui dit « cristal », qui permet à la faïence de rivaliser avec la porcelaine. La fraicheur des motifs floraux, l’harmonie des couleurs, qui lui donnent une originalité prouvant un passé artistique et culturel Roannais.

     

    Ainsi, M. Bornibus puis M. Fourest parlèrent-ils de cette faïence de Roanne avec beaucoup de verve et de chaleur que nous ne le rapportons, puis M. Mancey avec adoration.

     

    Les fouilles archéologiques ont authentifié l’existence des fabriques de faïences à Roanne en permettant de découvrir de nombreuses tessonnières, c’est-à-dire des sites où étaient jetés les tessons de fabrication manquée. A souligner que la production roannaise se prolonge, de façon assez rare en France pour cette technique, jusqu’au plein début du XIX° siècle.

     

    Suivra une production plus courante, encore et toujours originale, puis ce sera l’industrialisation qui donnera à la céramique locale un nouvel essor.

     

    M. Auroux affirma l’intérêt de la municipalité pour le passé culturel de Roanne et son désir de valoriser la production roannaise. Il félicita les organisateurs et installateurs de cette exposition attrayante et remercia le donateur, qui veut garder l’anonymat, d’avoir livré un tel patrimoine local au musée.

     

    Il souligne enfin que cette exposition rassemble des Roannais de toutes tendances et de tous horizons, ce qui prouve que la culture est la liaison entre les hommes dans le temps et dans l’espace.

     

               J. Treille (Le Progrès du 9-5-1977)


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  • « TASTER » du « MALE DU CHER »

     

    Jules de L’HARPE, nait à Tarare (Rhône) le 18 novembre 1827.

     

    D’abord manufacturier à Tarare jusqu’en 1881, puis à Roanne, ou il fut membre, depuis 1886, puis vice-président de 1891 à 1904 de la Chambre de Commerce.

     

    Apiculteur passionné, Viticulteur à Changy commune de Cordelle, où il implanta le « Mâle du Cher », cépage à jus coloré qui, après quelques années de faveur, est maintenant a peu près abandonné par les viticulteur du Roannais.

     

    Président, depuis 1893, du Comice Agricole de Saint-Symphorien-de-Lay, dont il s’occupa avec dévouement, jusqu’à sa mort survenue en 1905.

     

    A publié : l’Abeille, insecte utile », par un ami des abeilles et diverses notices dans l’almanach du Syndicat agricole de Saint-Symphorien-de-Lay.

     

    L’Harpe (Antoine de) : fils du précédent (son nom est déjà cité dans un article de ce blog concernant l’Almanach du Comice Agricole de Saint-Symphorien-de-Lay de 1914). Réside à Lyon. Vice-président du Comice Agricole de Saint-Symphorien-de-Lay ; président du syndicat agricole de Cordelle.

    Maire de cette commune de 1920 à 1933 et propriétaire du château de Changy.

    Il offre le monument commémorant la guerre de 1914-1918, « le Poilu » qui est   inauguré en mai 1923.

     

     


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