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     LIGNE ROANNE-LYON : LA CHAUX DE  NACONNE

     

    Venant des archives d’un ami des Chemins du Passé : 4 lettres amusantes

     

    Chemin de Fer GRAND CENTRAL

    Section de Rhône et Loire

    Entreprise Parent et Schaken

    Construction

     

    Roanne le 7 mars 1856

    Monsieur Fessy Fils et Farjot à Naconne

    En réponse à votre lettre du 5 courant , je viens vous informer que je pourrai vous prendre trois à quatre mètres cubes de chaux par jour que vous rendrez à la station de l’hôpital dans les wagons du chemin de fer à raison de quatorze francs le mètre cube.

    Veuille passer à mon cabinet pour régler les conditions d’une manière plus précise

    Recevez, mes civilités empressées

                                                                      J Charles

     

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    Chemin de fer

    De Paris à Lyon

    Par le Bourbonnais

    Section de Rhône et Loire

    Entreprise Parent et Schaken

    Construction

     

    A l’hôpital le 8 avril  1857

    Monsieur Fessy fils

    Je vous prie de faire un peu attention que la chaux que vous nous livrez soit un peu plus propre que voilà quelque temps. Car il à beaucoup de mâchefer et de cendre… illisible…votre chaux sur la ligne de Balbigny à la renardière M. Fraissier, conducteur des travaux m’a écrit que cette chaux n’est pas recevable d’y faire attention dorénavant.

    Je pense que vous vous conformerez à ces ordres car  c’est de rigueur,  c’est votre intérêt. Je me verrai …illisible…    à refuser votre marchandise ;

     

                                                                             Je vous salue

                                                                                                      Signé …illisible

     

     

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    Chemin de fer

    De Paris à Lyon

    Par le Bourbonnais

    Section de Rhône et Loire

    Entreprise Parent et Schaken

    Construction

     

    A l’hôpital le 12 mai 1857 (voir lettre en illustration)

     

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    Chemin de fer

    De Paris à Lyon

    Et  à La Méditerranée

    LIGNE DU BOUBONNAIS

    Section de Roanne à Lyon

    Par Saint-Etienne

    Construction

    Quai de la Charité 45

     

    Le Coteau 10 septembre 1863

     

    À Monsieur David Fessy propriétaire à Régny

    Vous ave envoyé hier 9 courant à Mr Dufau Entrepreneur à Régny une sommation pour qu’il ait à faire enlever immédiatement les arbres qu’on a récemment fait déposer sur votre terrain situé sur les limites de Nods et St-Symphorien, mais sur la rive droite du Rhins, territoire de Régny. Vous exigez de plus une indemnité de 400 francs pour la valeur du sable qui dites-vous a été enlevé de votre propriété.

    Permette moi d’abord de vous informer Monsieur en réponse à cette sommation, que moi seul en qualité de représentant de la compagnie du chemin de fer suis responsable ici de tout le dommage qui peut vous avoir été causé ; Monsieur Dufau ne peut donc être mis en cause pour cela ; quelque réclamation qu’on lui adresse pour des faits de ce genre, ce sera toujours à moi à y répondre et non à lui.

    S’il vous a donc était porté du dommage je ne demande pas mieux que de vous indemniser d’une manière équitable comme je l’ai fait avec toutes personnes qui se sont trouvées dans le même cas, dont pas une certainement ne peut se plaindre de ma manière d’agir.

    Mais l’occasion d’arranger toute cette affaire se présente d’elle-même si je ne me trompe, car Monsieur Morin Géomètre-expert de la Compagnie m’a informé hier de ce que vous aviez consenti à faire estimer les arbres qui vous appartiennent qui sont situés à votre limite sur la rive droite du Rhins. Monsieur Durand de Pradines est l’expert choisi par vous et par nous même pour faire cette estimation ; l’opération faite et le prix établi et accepté par les deux parties, l’on pourra de suite procéder à l’abattage des arbres et commencer les travaux nécessaires pour le redressement du lit de la rivière.

    Je pense que monsieur Morin m’a informé ainsi exactement de ce qui a été convenu entre vous et lui ; en ce cas, veuille bien en me le confirmant, fixer le jour où il vous conviendra de procéder à la visite des lieux pour l’expertise dont il s’agit. Monsieur Durand s’y trouvera exactement, et je m’y trouverai également moi-même, si je suis prévenu par vous assez à temps.

    Ce sera comme je l’ai dit plus haut l’occasion de tout examiner en détail et de tout arranger à la satisfaction des parties.

    Recevez dans cette attente, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.

                                                                                         Jules de Lutocq

                                                                                     Chef de section du Chemin de fer.

     

     

     

     

     

     

     


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    LA lIBERATION DE ROANNE A TRAVERS LE LIVRE DE :

     

    PETRUS FAURE « La Terreur Rouge »

     

    Pour le trentième anniversaire de la victoire c’est un document explosif qui vient d’être placé dans les librairies.

     

    L’auteur Pétrus Faure se défend cependant d’avoir choisi cette date de parution de son ouvrage « La Terreur rouge ». Il n’en demeure pas moins que ce livre va soulever les passions parce qu’il est tout à la fois le rappel d’événements contemporains et une très violente attaque contre le parti communiste.

     

    L’auteur souhaite cependant demeurer un historien et rappelle qu’il n’a pas été victime de l’épuration à la Libération mais au contraire d’un gouvernement de Vichy. Il souhaite donc qu’on lui accorde le bénéfice de l’objectivité. Nous ajouterons aussi celui du courage sans cependant que cette qualité puisse faire admettre l’ensemble de ses conclusions.

     

    Avec une longue vie politique (maire du Chambon-Feugerolles durant quarante-cinq ans conseil général, député) M. Pétrus Faure a été juré au procès du maréchal Pétain en tant qu’ancien parlementaire n’ayant pas voté les pleins pouvoirs en 1940. Historien régionaliste avec de nombreux ouvrages dont principalement « Histoire du mouvement ouvrier dans la Loire » et « Un témoin raconte » il a quelques titres pour rapporter et commenter des événements auxquels il a été mêlés et « qu’il a vécus souvent en partisan, puisque durant toute sa vie, il s’est prétendu être : un homme de gauche ».

     

    La Terreur rouge  a pour but de démontrer que les communistes ont essayé de prendre le pouvoir à la Libération et qu’ils furent les artisans d’une répression beaucoup plus sanglante que celles que vécurent les révolutionnaires de 1793 ou de la Commune.

     

    Sur ce premier point Pétrus Faure formule plus une hypothèse qu’il ne prouve une réalité et parmi les plus nombreux historiens qui ont étudié le phénomène politique du PC « fort en 1944 de 500 000 adhérents et de millions de sympathisants » nous suivrons plus facilement la thèse de Henry Amouroux qui a depuis longtemps écrit que le « sort du monde fut réglé à Yalta et que la France tomba dans la corbeille anglo-américaine » il était donc impossible à Maurice Thorez d’effacer Charles de Gaulle.

     

    Par contre que les communistes aient cherché et réussi à occuper des postes importants à la Libération c’est indéniable mais ils expliqueront que leur participation active à la Résistance et le prix qu’ils ont payé leur donnaient des droits à ces fonctions.

     

    Reste la répression

    Pétrus Faure établit un bilan et le détail n’est évidemment pas très agréable à connaitre car les vengeances personnelles se dissimulèrent parfois sous des actes de justice expéditive. Il présente un constat et ne juge pas la Résistance et n’accuse que les communistes.

     

    Par-delà un essai un peu succinct d’histoires sociales économiques et politique (déjà décrites dans les ouvrages précédents) l’auteur de la « Terreur Rouge » établit une comparaison entre 1793 et 1944 mais faire de Lucien Monjauvis préfet communiste de septembre 1944 à septembre 1947 un nouveau Javogues il y a peut-être malgré certaines apparences un pas difficile à franchir Pétrus Faure n’écrit-il pas « en dehors de sa soumission aveugle (au parti communiste) c’était un homme simple, calme, pondéré, et, tout compte fait, son influence fut quelques fois heureuse pour toute question où le parti n’est pas impliqué ». On ne saurait en dire autant de Javogues.

     

    La « Terreur rouge » de Pétrus Faure n’est pas un livre facile et sa plus grande qualité est d’être un ouvrage courageux jusque dans ses multiples partis-pris.

     

    Muré dans la solitude d’une totale cécité âgé aujourd’hui de 84 ans ayant toujours plongé dans l’action directe et ayant tiré tout à la fois la passion et la sagesse Pétrus Faure nous confiait : « J’ai essayé d’être objectif, juste, non partisan. Il est possible que, sur certains points, je me sois trompé, mais je ne veux être qu’un historien sachant – et mon âge me permet de ne pas le craindre – que je ne serai à l’abri ni des haines, ni des vengeances »

                                   Jean Bertail (article du journal « La Dépêche » du 29/04/1975

     

    Avertissement : nous ne rentrons dans aucune polémique seuls nous intéressent les   divers renseignements et chiffres fournis dans cet ouvrage. Nous les livrons ci-dessous à nos lecteurs sans commentaire, à titre d’informations.

     

    Les troupes allemandes quittent Saint-Etienne le 19 août 1944 et Roanne le 21 août.

    En quittant Saint-Etienne ces troupes laissent volontairement à la caserne DESNOETTES une vingtaine de personnes parmi lesquelles Albert SEROL ancien maire de Roanne, ancien ministre et Pierre GAUTHIER secrétaire général de la mairie de Roanne tout deux arrêtés par la gestapo à Roanne quelques jours avant.

     

    Il y eut peu de problème pour la nomination des sous-préfets, Elie VIEUX, à Roanne, instituteur militant et remplacé à la présidence du Comité de Libération par l’employé municipal FOURNIER.

     

    Le conseil municipal de Roanne comme d’autres dans la Loire fut révoqué avant la fin de l’année 1940.

     

    Le 22 août 1944 à 20 heures, ANTOINE commandant militaire de la région de Roanne et des membres des comités clandestins, prennent possession de l’hôtel de Ville devant une foule de 10 000 personnes.

     

    Pierre GAUTHIER, ne peut reprendre son poste que deux jours plus tard et diriger la mairie jusqu’à la mise en place d’Auguste DOURDEIN qui prit la place d’Albert SEROL (socialiste comme lui).

     

    Dans la valse de la Presse à la Libération, dans le roannais fut crée un quotidien « LA LIBERTE ROANNAISE » qui dura peu.

     

    Arrestation aussi de GASTAL, secrétaire de l’Union des syndicats et de son adjoint PONCHON sans que l’on connaisse le mobile.

     

    Novembre 1942 : à Saint-Etienne installation de la GESTAPO  en 3 groupes

    Allemand commandé par ALBERT

    Français commandé par LORNAGE

    Italien commandé par ANDRE et POZZI

     

    Parmi les membres de la gestapo française : FREDDY de Saint-Etienne et KARCHER de Roanne furent les plus actifs et responsables de nombreux actes criminels.

     

    1943 : mise en place dans la Loire de la MILICE, elle groupe 224 francs-gardes, 57 miliciens et 47 femmes, elle eut pour chef GUILLAUMIN exécuté par la Résistance, puis GUILLOU ET BOUVIER ;

     

    La « milice » de Roanne est créée le 30 janvier 1944, elle a pour chef de « centaine » Jean FONT elle comprend quelques dizaines de membres.

     

    Occupation ou libération, la délation, arme de la lâcheté permet aux couards d’assouvir leur haine ou leurs intérêts avec le minimum de risque.

     

    A la Libération les arrestations étaient effectuées par la police locale aux ordres du préfet et par les milices patriotiques aux ordres des Comités locaux de libération.

     

    Il y eut près de 1 500 arrestations pour Saint-Etienne et Montbrison et près de 400 pour Roanne.

     

    Deux camps de prisonniers furent alors crées dont celui de Mably.

     

    Ce camp d’environ cinq hectares (actuel Parc Louise Michel) fut utilisé pour les besoins de la cause. Un poste de garde, un bâtiment administratif, quatre locaux de détention : un pour les femmes (50 environ) et trois pour les hommes (60 environ) par bâtiments, le tout complété d’un parloir et d’un mirador.

     

    Près de 300 personnes, pour la plupart des personnalités bien connues : MARTIN, président du tribunal de Roanne, ROLLET juge d’instruction, VACHOT chirurgien dentiste au Coteau, PRADES chirurgien dentiste à Roanne, GASTAL, secrétaire de l’Union des syndicats de Roanne et son adjoint PONCHON, DEVERNOIS industriel de Roanne, TROIGROS restaurateur à Roanne, PERRET, hôtelier au Coteau, MAMET, homme d’affaires à Roanne etc.

     

    Ils y furent internés, de la libération à janvier 1945. La plupart des prisonniers furent remis en liberté après un stage plus ou moins long, sans avoir jamais été interrogé et ne furent pas poursuivis.

    Le premier responsable du camp fut Bill MURARD, qui fut remplacé suite à un accident par MARIOTI

     

    Les exécutions sommaires : elles furent moins nombreuses que dans d’autres départements.

    La plupart avaient un caractère plus ou moins politique mais quelques unes eurent lieu sous couvert de la Résistance pour servir certains intérêts particuliers.

    Notons : celle de SOLIGNAC à Saint-Just-en-Chevalet, ARTZET tué dans la rue à Montbrison, Melle CHAUX conduite à Roche-en-Fay pour être exécutée. Trois personnes furent également tuées dans la région de Roanne, le capitaine LAFFAY qui fut commandant d’arme dans cette ville, le pharmacien CARON de Saint-Just-en-Chevalet et le maître carrier Claude MONTABERT, de Saint-Symphorien-de-Lay assassiné à Neulise.

     

    Je termine ce bref exposé avec quelques lignes de Pétrus Faure :

    « Dans les périodes de répression, où pour certains la vie des autres ne compte pas la justice n’est plus qu’un simple mot. Dès que le calme renaît, la justice redevient ce qu’elle doit être, la grande loi des sociétés civilisées »

     


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     C’ÉTAIT HIER : Les Amis de Saint-Paul 1971 (1° Partie)

     

     

    ROANNE NOUVELLE DES ANCIENS DE « SAINT JO » et BOURGNEUF

     

     

    1911-1921  

    Le 8novembre, furent célébrées en l’église Saint-Etienne de Roanne, les funérailles de notre ami Marcel CAPONY. Une foule importante a rendu un dernier hommage à ce Roannais de vieille souche, très connu et particulièrement estimé pour ses qualités professionnelles et pour sa conscience qu’il avait de la solidarité humaine. Marcel CAPONY assumait la présidence active de la Croix-Rouge.

     

    Nous avons aussi appris le retour à la Maison de Dieu de Louis BOURG et Fernand BUSSET. La famille de Louis Bourg nous a écrit qu’ils désiraient continuer l’attachement que notre ancien témoignait pour la maison de sa jeunesse terrestre. Le docteur Fernand BUSSET est mort à Saint-Gérand-le-Puy (Allier) le premier jour d’avril.

     

    Madame Émile Palais nous écrit que son mari est hospitalisé en clinique (15 rue Crillon, Lyon.

     

    Charles LAPORTE nous fait savoir qu’il ne connaît plus guère personne de l’Amicale mais qu’il espère bien que ses petits-enfants, Messieurs ROBIN et SEILLIER, auront pris plus complètement la relève : Charles LAPORTE, lauréat des Poètes Français, docteur en pharmacie, rue Beaulieu, Riorges. René VAUDIER est à Saint-André d’Apchon.

     

    1927

    La presse a salué l’ouvrage de Jacques BONNET, «  Les symboles traditionnels de la sagesse », paru aux éditions Horvath. Rien de mieux que d’emprunter, quelques extraits d’analyse à la préface de Roger Lathuillière :

     

    « Le présent ouvrage est puisé aux meilleures sources s’attache à rassembler et à comparer les différentes expressions de la sagesse à partir des premiers textes que nous possédions.

     

    Travail d’historiens, de philosophe et de linguiste, il se fonde sur un effort de synthèse qui n’a pas son moindre mérite dans le refus déterminé qu’il impose de tout syncrétisme facile et gratuit…

     

    Par la richesse de l’information et la variété des aperçus, il est pour le lecteur un guide précieux qui lui donne les clefs indispensables à la compréhension des écrits religieux anciens et les récits mythologiques. Mieux encore, il éveille en lui le goût de se pencher à nouveau à la lumière des rapprochements établis sur ces témoignages de civilisation si différente de la nôtre et qui, pour être mortelles, comme le disait Valéry, n’ont pas cessé de nourrir notre pensée et de féconde notre spiritualité. Il nous propose, par un retour aux origines, de redécouvrir les fondements d’une pensée qui est à la fois poésie, méditation et prière.

     

    Qu’elle exprime en empruntant ses symboles à des principes vitaux comme la sève et le sang, ou bien qu’elle les tire des éléments de la terre et du ciel, l’étoile, le souffle et le vent, l’eau, l’arbre, elle nous préserve du dessèchement habituel de notre esprit pour lequel l’abstraction est d’ordinaire la condition de son exercice. Elle est comme un bain de fraicheur ou une source vive qui fait renaître en nous des facultés, imagination et sensibilité menacées d’étiolement par l’aridité du monde moderne… »

     

    En rappelant à la trésorerie qu’il a une carte de membre à vie, Gilbert CHRISTOPHE, du Coteau, adresse à l’Amicale ses cordiales pensées, Benoit TAIN est toujours à Billezois, par Lapalisse : il nous invite à bien tenir nos comptes et il a raison.

     

    1928-1932

    La raison sociale de René GOUTTENOIRE, est désormais René et Michel GOUTTENOIRE, agents exclusifs pour les Établissements Motte-Dewavrin, Motte et Cie, Mouscron (Belgique). Nous avons eu une intention de prière pour notre camarade Laurent DANIERE (La Crois Verchère, Vougy), décédé l’an dernier, et pour tous ceux de sa famille. Louis SIMON nous transmet qu’il reçoit toujours le bulletin avec plaisir, « malgré les changements importants de l’École, en effectifs, programmes, occupations, etc. Si important, ajoute-t-il que j’ai peine à m’y reconnaître ». (Le Bastion, 38 – La Mure). Jean LIGNY est chargé des accidents du travail à la Sécurité Sociale de Roanne.

     

    1936-1940

    François MILLET est exploitant agricole à Pradines et Henri COUTAUDIER à Lentigny. Une lettre de Louis BIGAY intéressera tous ceux qui ont vécu l’expérience des Chantiers de Jeunesse.

     

    « Vous voudrez-bien m’excuser de donner des nouvelles en envoyant le bulletin d’une autre amicale.

    Après un timide début, il y a deux ans, nous sommes parvenus à mettre sur pied une amicale des Anciens des Chantiers de Jeunesse.

    Je compte un peu sur le cher vieux bulletin des Amis de Saint-Jo –Saint-Paul pour faire connaître cette association. Il se peut que certains aient gardé un bon souvenir et de bonnes amitiés de leur passage aux Chantiers, en une période peut-être un peu oubliée, mais aussi très curieuse, pour le moins !

     

             J’ai perdu de vue la plupart des anciens. Non pas que j’ai oublié la maison, je reçois le bulletin avec plaisir, il est un peu pour moi « jour d’enfance et d’allégresse », mais le « Fatum » ne m’a pas permis de me joindre souvent à mes camarades.

    Trente-trois ans...et pourtant cela semble si près ! Trente-trois ans qu’avec Jean Dadolle, Henri Randon, René Grimoud, Henri et Maurice Denis, Pierre Laurent, Alain Déchelette, « Jean-Jacques » et encore Serge Raffin, Jean Bonhomme, « Fasso », Jean Bertaud, la liste est encore longue !...Jean Vial, Poizat, Matray, Noye… non seulement nous écoutions « avec attention » l’abbé Barberet ou le Père Bataillon, mais aussi nous remportions, victoire sur victoire au foot et au basket.

    Je ne parle pas de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, de la J.E.C. et des parties de billard au Café du Commerce ou Jean Chevalier se distinguait… de certains repas ou Jean Dadolle charmait son auditoire par ses imitations.. de dimanches matin où le piano de l’ancienne conciergerie rythmait le passage de nos voisines revenant de la messe ». (Adresse de Louis Bigay : 14, rue de Montaudoux, Clermont-Ferrand).

     

    Charles GARNIER, notaire à Pontgibaud, est un fidèle cotisant. Comme il a reçu un rappel pour la cotisation, il se demande avec humour si une telle erreur ne s’explique pas par l’usage d’un ordinateur. Il interroge aussi : « N’y aurait-il pas dans la région de Clermont quelque autre ancien de mon époque (J’ai hanté la maison entre 1934 et 1937) avec lequel je pourrais faire équipe ? Je regrette beaucoup de n’avoir jamais encore assisté à l’assemblée des Anciens ».

     

    1943-1949

    Marius PERRIN travaille chez Démurger, René TRONCY est contremaître aux Papeteries Navarre, Fernand POYET est agent de maitrise au C.T.A. de Roanne.

    François CANCALON agent commercial en bonneterie communique son départ pour Limoges. Alphonse MORATIN, conseiller pédagogique à Tunis nous communique :

    « Je reçois toujours le bulletin avec joie…Je voudrais, en vous envoyant mes cotisations, vous adresser des intentions de messe pour mes anciens professeurs que vingt-trois années à Tunis n’ont pas effacés de ma mémoire, tant ils m’ont marqué dans la vie : le Père Espitallier, le Père Monot, Mademoiselle Tête…Si j’en oublie, Dieu saura leur donner leur part… »

     

    Michel FONFREDE est à Paris, Monsieur l’Abbé Louis PERMEZEL, a reçu la charge pastorale de Cordelle et Parigny, Christian MEUNIER est notaire dans l’Eure à Le Neubourg. Le docteur Louis ADVENIER spécialiste O.R.L. réside à Lyon. Maurice de MEAUX, président du Rotary et Ludovic SCHOLL, responsable de la commission, organisent, pour l’année scolaire, une opération-carrières, très intéressante pour les classes de terminales de Roanne.

     

    1950-1957

    René GRANDJU tient pâtisserie, place des Promenades à Roanne, André DEPAUX est au A.R.C.T., Jacques LAFLEUR, réside à Roche-la-Molière. Jean JOUMARD est dessinateur industriel à Lyon. Le lieutenant de vaisseau François SOUCHIER a quitté la place de Toulon en mars pour certaines expéditions dans le Pacifique. Roger PERMEZEL réside à Lyon. Yves LEFIER habite BD Baron du Marais, Raymond DAVAL, est régleur à l’Arsenal de Roanne. Monsieur l’Abbé Bernard PAYET demeure à dans le Rhône à Rillieux : il a été nommé au service de Crépieu-la-Pape et du secteur Saint-Pierre Chanel de Rillieux et il continue son travail pastoral dans le monde hospitalier. Le docteur Pierre CONVERT exerce à Bourg-de-Thizy.

     

                               A suivre…

     

     

     


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