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    LA VOIX DES CROIX

     

     

     

    Par une belle soirée de novembre, j’ai  proposé à mes petits amis, Pierre, Paul et Jean, de faire une grande promenade. On avait dit que les croix des chemins avaient un langage et racontaient de belles choses à ceux qui, voulaient les écouter. Nous sommes allés entendre la voix des croix…

       Il y en a beaucoup à Saint-Symphorien. Elles étendent leurs bras de pierre, de fer ou de bois sur le bourg et sur la campagne. Notre première visite a été pour la Croix rouge. Elle est en fer forgé et a été construite par un serrurier du pays. Elle fut érigée en 1881 pour remplacer une ancienne croix de bois qui était peinte en rouge.

       Mes petits compagnons ont gravi lestement les degrés du piédestal et ont plongé leurs doigts fluets dans le bénitier, que la dernière pluie avait rempli d’eau fraîche. Puis très dévotement, ils se sont signés.

     

       Alors la       Croix a parlé : « Mes enfants, a-t-elle dit, en traçant sur vous le signe de la Rédemption, vous attestez que vous appartenez au Christ. Moi aussi, je suis le témoignage sensible de la foi de votre pays. Placée à l’entrée du bourg, j’affirme à ceux qui passent l’esprit chrétien de Saint-Symphorien. Par mon nom, je rappelle un lointain et dramatique souvenir. Il y a plus d’un siècle, un homme fut fusillé ici par les Autrichiens et versa son sang pour la France. Je suis la Croix rouge…la croix du témoignage ! »

      Nous sommes montés au Pic   rd saluer la Croix bleue. Une petite niche, renfermant une statue de Notre-Dame de Lourdes, est creusée dans le montant de bois. Paul avait cueilli en chemin quelques branches de buis et il les a piquées à travers le grillage de la niche. La Croix bleue a murmuré humblement : « Je ne suis qu’une pauvre croix de bois, mais je ressemble ainsi mieux à celle du Calvaire et je possède la Vierge Marie ; De même parmi les hommes, ce sont les pauvres et les petits qui se rapprochent le plus de Jésus et de sa mère. »

       Revenant sur nos pas, nous avons marché dans les grandes allées de platanes, dont les branches noueuses et défeuillées se tordent sous le ciel d’automne. Nous sommes arrivées à la Croix blanche, vers laquelle se rejoignent les routes de Lyon, Saint-Claude, Lay et Saint-Symphorien. Comme une sentinelle, elle garde le carrefour. Nous avons compris son langage solennel : « Tous les chemins aboutissent au Christ. Il est à la croisée de toutes les routes humaines. On ne peut marcher ici-bas sans le voir, à moins de détourner volontairement la tête…Heureux ceux qui le reconnaissent et le saluent ! » Pierre, Paul et Jean ont regardé attentivement la Croix blanche. Ils ont remarqué qu’elle porte un cœur encerclé d’une couronne. Ne ressemble-t-elle pas un peu à l’insigne de leur Croisades Eucharistique !...

       Il nous a fallu traverser Lay pour aller écouter la voix de la Croix de la Forêt. Elle est très belle, et sur ses bras de pierre un Christ, finement sculpté, appelle les regards des passants. Sur le piédestal sont gravés ces mots : « Jubilé de 1865, prêché par les Révérends Pères Carmes. Souvenir de Monsieur et Madame Ayet. » La Croix nous a dit : « Une famille chrétiennes et fortunée m’a érigée sur cette route, il y a 67 ans. Je reste debout, alors que ceux qui m’ont construite ont depuis longtemps disparus. Après la vie de ce monde, seules les bonnes œuvres demeurent : elles accompagnent les âmes dans leur éternité ».

       Nous avons pris alors le sentier qui longe le chemin de fer, pour aller nous agenouiller devant la Croix de la route du cimetière. Elle est fraîchement restaurée et parait toute neuve. Que de tristesses ont pourtant  défilé devant elle ! Aussi sa voix est-elle toute compatissante. A ceux qui passent sur ce chemin en pleurant, elle rappelle la mort douloureuse du Christ, mais elle affirme aussi sa résurrection glorieuse, gage de la nôtre, et la certitude dû revoir dans le ciel. Aux heures de détresse, elle est le seul refuge des cœurs à jamais brisés. «  Salut, ô Croix, notre unique espérance ! »

       Les trois petits garçons n’ont pas entendu parler la Croix du cimetière car pour comprendre sa voix, il faut avoir déjà souffert…Insouciants et joyeux, ils ont continué leur promenade et gambadé sur la route de Villonez. Leurs âmes étaient aussi limpides que l’eau claire de l’étang, au-dessus duquel le viaduc dresse ses arcades majestueuses. Nous sommes arrivés à la Roche. Une croix modeste et paraissant très vieille est adossée au mur d’une ancienne maison. C’est vers elle que se dirige à chaque printemps la première procession des Rogations. « Je suis la Croix du travail, nous dit-elle. Celui auquel je dois ma beauté et ma gloire fut un ouvrier ici-bas. Il a connu les humbles labeurs de ce monde. Nul mieux que lui ne soutient et réconforte les travailleurs. »

       Pierre, qui est l’aîné de six enfants et devra tôt gagner sa vie, affirmé d’un air déjà énergique : « Plus tard, quand je travaillerai à l’usine, je penserai à lui ! »

       Mes petits compagnons commençaient à être fatigués, mais nous sommes encore montés à la Croix Tarrot au-dessus de Benard ; elle est plantée dans un coin de verdure, au détour d’un chemin. Oh ! Les belles voix qu’ont les croix des champs, celle de la Croix-Tarrot, de Ronfin, du Désert, de Marthoret, de la Chize, de Paillasson, de Thélis, de Châtain, de Montcizor, de la Collonge, de Maroilles.

     

       Aux paisibles habitants des campagnes, elles répètent sans cesse : «  Nous sommes les gardiennes des grains de blé ensevelis dans la terre, puis les protectrices des moissons d’or. Nos bras miséricordieux s’étendent sur les fermes et sur les champs, sur les prairies et sur les bois. Nous appelons la rosée bienfaisante et écartons des récoltes la grêle et la foudre… Au laboureur penché sur sa charrue nous faisons lever la tête vers le ciel. »

       Paul, qui a du sang de terrien dans les veines, m’a confié à l’oreille, comme un secret : « Plus tard, quand je labourerai mes champs, je viendrai souvent écouter la voix des croix ».

     

       Ce fut enfin le chemin du retour et notre pèlerinage s’est achevé à la Croix de Fer. Les enfants se sont agenouillés pour une courte prière, et Jean a lu d’un ton grave, comme s’il récitait sa leçon à l’école, les mots inscrits sur le marbre du piédestal : « En ce champ de la Boirie, le dimanche 27 avril 1913, dernière journée du Congrès eucharistique, en présence de Monseigneur Sevin, archevêque de Lyon, a été célébrée une messe solennelle, devant une assistance de plus de six mille personnes. » La croix a ajouté : « Jésus-Christ est le roi des siècles et des peuples. Sa gloire demeurera à jamais. »

       Jean s’est levé radieux et j’ai vu passer des lueurs dans ses yeux sombres. Le triomphe du Christ, éclatant en ce lieu, avait trouvé un écho dans son cœur. « Quand je serai grand, s’est-il écrié avec transport, je me ferai missionnaire et j’irai planter les croix aux extrémités du monde. »

       Nous sommes revenus en silence…C’était une belle soirée de novembre…Chaque enfant avait entendu à sa manière la voix des croix.

                                                                  Le Clocher (décembre 1932)

     


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    Histoire de la Chapelle Sainte-Anne de Montcizord

     

    1. PREAMBULE :

     

    Le texte ci-après est tiré de la brochure rédigée en 1987 à l’occasion du 125eme anniversaire

    de la chapelle Ste-Anne de Montcizord par André ORSINI, époux de Marie-Antoinette

    DUPERRAY, descendante d’Antoine LAFFAY et de Marie-Jeanne CHERPIN, les constructeurs.

     

    25 ans plus tard, en 2012, nous fêtons le 150eme anniversaire de la chapelle.

    Une association vient d’être créée pour organiser dans un premier temps la célébration de

    cet anniversaire. Dans un deuxième temps, l’objectif de cette association sera d’assurer et

    de pérenniser « l’entretien, la sauvegarde et l’animation de la chapelle de Montcizord, afin de

    la maintenir comme un lieu de mémoire patrimoniale, de recueillement et de culte lié à la

    paroisse de Sainte Anne de Val de Gand ».

     

    A l’occasion de cet anniversaire, il nous a semblé utile de faire connaitre aux nouvelles

    générations cette très belle histoire. En la diffusant largement, nous voulons aussi rendre

    hommage au bâtisseur de la chapelle, ainsi qu’à tous les habitants de Montcizord (la voisinée) qui l'ont aidé dans cette tâche difficile. Rappelons que les habitants de Montcizord étaient à l’époque des cultivateurs et des tisserands de condition très modeste.

     

    Pour situer plus simplement la filiation, Antoine LAFFAY était le grand-père de la grand-mère

    de Marie-Antoinette DUPERRAY-ORSINI. Sa grand-mère s’appelait Antoinette MOINEDUPERRAY,

    son arrière-grand-mère, Madeleine LAFFAY (1841-1904), était la fille cadette du

    couple LAFFAY-CHERPIN.

     

     

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    Au départ, Antoine LAFFAY et Marie-Jeanne CHERPIN étaient chacun veuf d’un premier

    mariage. De sa précédente union, Antoine LAFFAY n’avait pas eu d’enfant, en revanche

    Marie-Jeanne CHERPIN était mère d'une fille, nommée Marie RATIGNAT, qui a eu une

    descendance, parmi laquelle nous citerons les familles connues CANTIN, PERRIN, MIGNARD,

    peut-être d’autres encore à découvrir.

     

    De ce second mariage, Antoine LAFFAY et Marie-Jeanne CHERPIN auront 12 enfants.

    Pendant longtemps seuls 9 enfants étaient connus.

     

    En repartant des registres d'Etat-Civil désormais numérisés jusqu'à l'orée du XXe siècle et

    consultables sur Internet, Alain FELTEN, époux de Marie-Noëlle BOACHON (petite-fille

    MOINE), poursuivant le travail entrepris par André ORSINI, a pu rétablir cette famille

    LAFFAY-CHERPIN dans son intégralité. Un certain mystère persiste toutefois, car pour

    certains de ses membres aucune date de mariage ou de décès n'est connue. Que sont-ils

    devenus ?

     

    Avant de reproduire ci-dessous le texte d’André ORSINI, nous tenons à le remercier et à lui

    rendre hommage pour le colossal travail de recherches généalogiques effectuées. A cette

    époque héroïque, il s’est rendu dans chaque mairie pour consulter un nombre incalculable de registres d’état civil et de baptêmes (au risque de se trouver enfermé, le soir à l’heure de

    fermeture… et ce fut effectivement ce qui lui arriva ! ). Il a effectué également de

    nombreuses recherches par courrier. Donc, une nouvelle fois, nous tenons à redire un grand

    MERCI à André.

    Rédigé le 20 Mai 2012

    par Jean-Pierre Boachon et Alain Felten

     

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    1. REPRODUCTION DU TEXTE D’André ORSINI

     

    Certains s’interrogeront sur l’utilité de cette brochure consacrée à la chapelle de

    Montcizord, dans la Loire, entre Fourneaux et St-Symphorien-de-Lay, sur le territoire

    de cette dernière commune.

     

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    A l’écart des grandes routes, cette modeste construction est depuis plus d’un siècle le point

    de rassemblement de toute une famille : discrète, champêtre, calme, perdue dans le silence

    des chemins ruraux, dédiée à Ste Anne la mère de la Vierge Marie. Elle a vu passer et verra

    sûrement passer encore beaucoup de monde. Les uns sont là pour prier, d’autres pour s’y

    reposer ; certains s’arrêtent ici pour y retrouver des souvenirs, et les plus jeunes aiment

    découvrir une chapelle dont on parle en famille… Quel que soit notre degré de spiritualité ou

    d’indifférence, nous sommes tous en marche. Une halte est parfois nécessaire.

     

     

     

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    D’après le « Dictionnaire topographique du Forez » (Dufour), en 1402 un nommé Durandus de

    Montissol de Symphorien rédige son testament ; cela prouve qu’au début du XVème siècle, il y

    avait déjà là quelques habitations.

     

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    Sur la carte de Cassini (XVIIème siècle), un monument religieux existait au hameau de

    Montcizord : croix, chapelle ou simple oratoire ? Impossible de le préciser car textes ou

    croquis sont muets sur ce sujet encore aujourd’hui.

    La chapelle actuelle a été bâtie en 1862 comme l’indique une inscription au-dessus de la porte.

    Selon une tradition orale qui m’a été rapportée par Antoinette Moine, petite-fille des

    fondateurs et confirmée par d’autres personnes, voici l’origine de cette construction :

    Antoine LAFFAY (1794-1868) voyant sa femme Jeanne-Marie CHERPIN (1799-1876) très

    gravement malade, se met en route à pied pour Ars ; là, il se faufile dans la foule pour

    rencontrer l’abbé Jean-Marie VIANNEY. Après avoir écouté le pèlerin, le saint curé promet

    de prier Dieu pour la guérison et demande l’édification d’une chapelle dédiée à Sainte Anne,

    patronne des tisserands. De retour à Montcizord, Antoine LAFFAY voit les forces revenir

    chez sa femme qui reprend bientôt la lourde tâche de mère de neuf enfants et d’épouse

    attentive et dévouée.

    Le couple LAFFAY-CHERPIN est enterré dans le cimetière de St-Symphorien-de-Lay dans la

    première tombe à gauche en entrant.

    Les habitants du hameau ont participé à cette construction comme l’a attesté Antoine

    LAFFAY lui-même sur un petit carnet. On peut y lire :

    - page 26 : cette chapelle a été construite en 1862, la soixante huitième année de

    mon âge et de mon épouse la soixante troisième et qui sommes l’un et l’autre parrain

    et marraine de la petite cloche et qui a été bénie le 8 décembre de ladite année.

     

     

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    - page 27 : et la chapelle bénie et dédiée sous l’invocation de Ste Anne et le chemin

    de croix béni et érigé le 6 avril susdite année sous le règne de Napoléon III et de

    Mr Jean ROUX curé de la paroisse, chanoine honoraire de Lyon et de Mr Jean-

    Baptiste DUMOLIN maire de la commune.

    page 16 : La chapelle a été bénie par Mr ROUX, curé, qui a dit la messe pour la

    première fois à la chapelle le huit septembre et qui a donné dix francs.

    - page 26 : J’ai fourni moi-même toute la pierre brute, fait les fondements, tout le

    toit, charpente, crépi dedans et dehors, fait le carrelage et l’autel.

    - Les noms de ceux qui ont contribué par quelque don ou charroi sont indiqués cidevant.

    - Les pages précédentes contiennent la longue liste des donateurs d’argent, de

    charrois gratuits pour le transport du sable, de la chaux, du sable ou de pierre …

    d’une nappe d’autel, de bouquets … Tous voulaient une belle chapelle.

    - Ajoutons que la cloche porte cette inscription :

    - Sit nomen domini benedictum

    - Parrain : Antoine Laffay

    - Marraine : Jeanne-Marie Cherpin

    - Propriétaire à St-Symphorien-de-Lay

    - Curé de la paroisse : Jean Roux chanoine honoraire de Lyon

    - Burdin fils aîné, fondeur à Lyon 1863

    Dimension de la Chapelle : 7 mètres de longueur par 3 mètres de largeur.

    Au début du XXème siècle, la façade était ornée par une statue disparue depuis.

    En construisant cette chapelle, les gens de Montcizord n’ont-ils pas voulu exprimer qu’il ne

    suffit pas d’être chrétien le dimanche quand on se déplace pour aller à l’église mais que la vie

    au hameau, dans les champs ou à l’atelier doit être toute entière orientée vers Dieu. La

    présence de cette chapelle, au milieu de la campagne, nous rappelle notre devoir de sanctifier

    notre travail, de ne pas nous laisser accaparer par les soucis matériels mais de regarder vers

    le ciel. Depuis 1862, combien s’y sont arrêtés sur le chemin de l’usine ou en partant labourer ?

    On peut imaginer la vie de hameau avec ses 33 foyers et ses 142 habitants autour de la

    chapelle toute neuve ; il y avait alors 77 enfants ou jeunes gens. Quelle animation avec des

    soirées en commun ! « nous avons commencé les veillées le 9 octobre 1860…nous avons quitté

    les veillées le 9 mars 1861, un samedi », peut-on lire sur un petit carnet.

    En 1962, la messe du Centenaire a été célébrée par l’Abbé André MOINE , petit-fils

    d’Antoine LAFFAY et de Jeanne-Marie CHERPIN ; il était alors curé de Fourneaux.

    Mise en vente par les services fiscaux chargés du Domaine, la chapelle est achetée par Jean

    LAFFAY et Robert CHAIZE le 20 janvier 1971 ; mais elle reste ouverte à tous.

     

     

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    Bien sûr, on ignore pratiquement tout de Anne, cette femme juive dont le nom signifie « la

    gracieuse » ; avec Joachim son époux, elle fut honorée dès les premiers siècles de l’église.

    L’empereur Justinien Ier et fit bâtir à Constantinople une église sous son vocable vers 550.

    Justinien II en fonda une autre vers 705 ; le corps de la sainte fut apporté dit-on de

    Palestine à Constantinople en 710. Anne (fête le 26 juillet) est le modèle accompli de vertu

    pour les personnes engagées dans la voie du mariage ; elle a formé la Vierge Marie à

    l’innocence et à la piété et on peut imaginer qu’elle fut une grand-mère admirable pour Jésus.

    Pourquoi ne pas la choisir comme patronne des grands-mères ?

    Si les évangiles canoniques ne parlent ni de Anne ni de Joachim, il est bon de rappeler ce qu’en

    disent les évangiles apocryphes : triste de sa stérilité, Joachim se retire au désert : « la

    prière sera ma nourriture et ma boisson ». S’arrachant à son chagrin, Anne descend au jardin

    et voit un nid de passereaux : « pitié de moi ! je ne ressemble même pas aux oiseaux du ciel

    qui sont féconds ! Pitié Seigneur ! Alors un ange apparaît : Anne, tu enfanteras et l’on parlera

    de ta progéniture sur toute la terre ». Averti, Joachim revient avec ses troupeaux pour faire

    des offrandes au Temple. Au terme de sa grossesse, Anne accouche d’une fille ; « elle a été

    glorifiée en ce jour ! elle se nommera Marie ». Si la légende est belle, elle n’enlève rien au

    mérite de cette mère parfaite.

    Rappelons l’apparition de Ste Anne, près d’Auray (Morbihan), en 1623, à Yves Nicolazic ; d’où

    un important lieu de pèlerinage.

    . . . / . . .

    GENEALOGIE DESCENDANTE

    Comment a-t-elle été établie ?

    S’il est relativement aisé d’établir une généalogie ascendante, rechercher les descendants

    d’un couple est beaucoup plus difficile. Les familles éclatent, se dispersent, vivent un

    affaiblissement des liens affectifs entre ses différents membres au gré des mutations

    professionnelles. Si au XIXème siècle on vivait et mourait à l’ombre de son clocher, en cette

    fin du XXème siècle les distances semblent se raccourcir à quelques heures de voiture, de

    TGV ou d’avion.

    Alors, comment retrouver tout le monde ? établir la liste de tous les descendants du couple

    LAFFAY-CHERPIN est une tâche délicate : patience, mémoire, ténacité sont nécessaires. Bien

    sûr, nous avons consulté les actes d’état-civil ; ensuite, il y a eu des contacts directs, des

    renseignements de bouche à oreille, et enfin, l’expédition de nombreuses lettres ; certaines

    ont eu des réponses –merci à tous- d’autres n’ont pas provoqué de réponse ; il est toujours

    temps de répondre.

    Cette généalogie descendante est donc incomplète ; il y a certainement des erreurs qu’il est

    toujours possible de corriger.

    . . . / . . .

     

     

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    Voici donc quelques éléments de la vie d’une famille dont l’origine est dans l’acte de foi

    d’Antoine LAFFAY et de Jeanne-Marie CHERPIN réalisé dans cette humble chapelle de

    Moncizord.

    Il faudrait maintenant que chaque famille conserve un exemplaire de cette brochure

    (photocopie autorisée) tenu à jour et complété de génération en génération.

    Merci encore à tous ceux qui m’ont apporté leur aide.

    Un dernier vœu : selon nos connaissances actuelles, le nom de LAFFAY n’est plus porté que par

    des filles. Quand elles se marieront, pourquoi ne pas associer ce nom de LAFFAY à celui de

    leur époux ?

    J’attends vos remarques, vos corrections, de nouvelles informations au fur et à mesure des

    évènements familiaux pour une mise à jour permanente. Merci.

    ORSINI André

    1987


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  • CHAPELLE MONTCIZOR  affiche juillet 2012
     

    Association des Amis de la

    Chapelle Sainte-Anne de Montcizord

    Adresse du bureau : 314 chemin des vignes 69490 Saint-Forgeux

    N° d’inscription : W422003050

    A l’occasion du 150ème anniversaire de la chapelle Sainte-Anne

    Rencontrons-nous…

    Chers Amis,

    Nous avons le plaisir de vous inviter le Dimanche 29 juillet 2012 à fêter le 150ème anniversaire

    de la chapelle Sainte-Anne de Montcizord. Cette chapelle fut en effet construite en 1862 par

    Antoine Laffay.

    A cette occasion, nous vous invitons à passer cette journée avec nous dans une ambiance

    champêtre conviviale !

    Voici le programme de cet anniversaire « historique » :

    _ RV à 10h30 pour la Messe en plein air ;

    _ Puis verre de l’amitié offert par la municipalité de St Symphorien de Lay ;

    _ Présentation par un descendant d’Antoine Laffay, Louis Laforge, journaliste et

    présentateur de l’émission Des Racines & des Ailes sur France 3, de l’historique de la

    chapelle et de la voisinée de Montcizord ;

    _ Poursuite par un repas campagnard sous chapiteau ;

    _ Comme il y a 25 ans, en 1987, une kermesse sera organisée l’après-midi dans les

    champs autour de la chapelle. Sont prévus :

    o des jeux pour les enfants ;

    o de petits concerts et spectacles amateurs ;

    o des promenades en calèche ;

    o une animation musicale ;

    o une tombola ;

    o une buvette avec des gâteaux pour le goûter ;

    o une exposition de souvenirs, de documents anciens et de photos liés à la chapelle et

    à ses anniversaires. Merci de nous transmettre les vôtres ;

    o Des échanges autour de notre arbre généalogique que nous espérons actualiser

    avec votre aide !

    Le repas sera composé de diverses entrées d’été.

    Nous dégusterons ensuite de petits cochons du pays, cuits sur place par nos volontaires, à

    l’étouffée dans la braise.

    Pour terminer : fromages et pâtisseries fournis par nos amis producteurs locaux.

    Possibilité de café et boissons diverses pour nous rafraîchir.

     

    Pour l’organisation des repas, préparés par des bénévoles, nous avons besoin que vous nous

    renvoyez votre inscription avec le nombre de convives et votre participation.

    La participation du repas par adulte est de 10 € et de 6 € par enfant.

    Pour les retardataires, et dans la mesure des places restant disponibles, le prix des repas

    commandés sur place sera de 12 €.

    Tous les fonds recueillis lors cette kermesse serviront à l’entretien de la chapelle et . . . elle

    en a bien besoin !

    Nous espérons que vous pourrez venir nombreux avec vos amis, enfants et petits-enfants,

    comme il y a 25 ans…

    Peut-être n’êtes-vous pas libres le 29 juillet,

    l’été étant propice à de nombreux déplacements,

    peut-être avez-vous d’autres obligations ou êtes-vous trop éloignés ?

    Mais vous allez certainement pouvoir nous aider

    en nous envoyant une petite contribution pour la sauvegarde de la chapelle.

    Merci d’avance pour votre solidarité et votre générosité !

    A l'occasion de cet anniversaire, mais surtout pour préserver cette chapelle et assurer sa

    conservation, nous avons créé une association (de type loi 1901). Nous vous proposons de nous

    rejoindre et de participer à cette association ouverte à tous, intitulée « Association des Amis

    de la Chapelle Sainte-Anne de Montcizor ».

    Vous trouverez ci-joint :

    _ Un petit texte qui vous expliquera les objectifs et les démarches en cours pour la

    sauvegarde de la chapelle ;

    _ Une brochure pour vous rappeler la belle histoire de cette chapelle. Histoire que vous

    pourrez transmettre à vos enfants et petits-enfants ;

    _ Votre bulletin de réservation : merci de nous le renvoyer au plus vite et si possible

    avant le 21 juillet 2012.

    Rejoignez-nous, toutes les bonnes volontés seront les bienvenues pour la réussite de cet

    anniversaire !

    Nous vous remercions d’avance de votre réponse et de vos participations.

    Jean-Pierre Boachon

    Un des petits-fils d’Antoine Moine de Lay,

    lui-même fils de Madeleine Laffay et d’Antoine Moine.

    Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à me contacter.

    Voici mes coordonnées : 314 chemin des vignes 69490 Saint-Forgeux

    jean-pierre.boachon@egis.fr 06 11 49 57 55


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  • TRAVAUX A LA CHAPELLE

    Juillet 2012

    Il s’agit d’amener la chaleur du  chauffage au bois prévu par la municipalité.


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  • Samedi 17 Mars 2012 Mairie de Saint-Symphorien-de-Lay
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