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    BONNE LECTURE A TOUS
    Bernard

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    MARRONS 1

                                       LE TEMPS DES CHATAIGNES ARRIVE

     

     Les châtaignes sont les fruits des différentes espèces du genre, châtaignier, de la famille des corylacées. Ces espèces, qui sont au nombre de dix ou douze, sont toutes propres aux régions tempérées de l'Europe, de l'Asie, de l'Amérique et de l'Océanie. On n'en rencontre point en Afrique. Une seule existe en Europe, mais elle y est très-abondante et très-utile c'est le châtaignier commun (castaneavesca), qui est très-répandu en France, surtout dans les départements montagneux du Midi, et notamment dans toute la chaîne des Cévennes, où il est l'objet d'une culture très-soignée et très-étendue. Il abonde  aussi en Savoie, en Piémont, en Lombardie et en Espagne. Le fruit du châtaignier se développe en automne et on le récolte dans le mois d'octobre ou de novembre. C'est une sorte de capsule formée d'un involucre dur, coriace et armé de nombreux piquants qui lui ont fait donner, dans le vulgaire, le nom de hérisson. Il contient presque toujours deux, trois et quatre graines de la grosseur, de la forme et de l'aspect que tout le monde connaît ; C'est à ces graines ou nucules qu'on applique partout le nom de châtaignes. Leur chair est formée d'une grande quantité de  fécule unie à une substance sucrée et à une faible proportion de gluten. On ne peut la manger crue; mais bouillie ou rôtie, elle est d'un goût agréable et constitue un aliment assez nutritif, bien que d'une digestion difficile pour les estomacs faibles. Dans quelques-uns de nos départements du Limousin, de l'Auvergne et du Périgord, en Savoie, en Piémont, en Corse, les châtaignes entrent pour une large part dans l'alimentation des paysans, des ouvriers des villes, et surtout des habitants des montagnes ; dans les temps de disette, on a essayé de les réduire en farine et d'en faire du pain mais, en raison du peu de gluten qu'elles renferment, les châtaignes  se montrent impropres  elles donnent un pain friable, qui lève et cuit mal, et qui est, par conséquent, lourd et indigeste.MARRONS 2

    On sait qu'il se fait à Paris une consommation énorme  de châtaignes pendant tout l'hiver, et que l'industrie des marchands de marrons ne laisse pas d'être passablement lucrative. Les marrons comestibles ne, sont, en effet, qu'une variété de châtaignes qui diffèrent des châtaignes proprement dites par leur volume plus gros, par leur forme plus arrondie, par la moindre étendue de leur ombilic et par leur saveur plus agréable. Les marrons se mangent ordinairement rôtis, tandis qu'on fait, le plus souvent, bouillir les châtaignes.

    Le commerce distingue les châtaignes en plusieurs sortes et qualités diverses. A Paris, les grosses châtaignes sont connues sous le nom de marrons de Lyon, parce que cette ville est le principal entrepôt d'où on les reçoit ; elles ne sont point récoltées dans les environs mêmes de Lyon, qui en produisent fort peu.  En réalité, les marrons de Lyon viennent .un peu de tout le Midi, mais particulièrement des montagnes du Vivarais, du Forez et du Dauphiné. On a voulu établir entre les marrons de Lyon et les châtaignes une distinction que rien ne justifie et qui ne peut être admise que comme arbitraire et conventionnelle. La vérité est que le marron ne s'éloigne de la châtaigne que par des nuances insensibles, et que depuis celle qu'on appelle bouchasse dans quelques cantons, et qui n'a que 12 à 15 millimètres de diamètre, jusqu'au marron du Luc qui atteint quelquefois, dans son grand diamètre, une grosseur de 4 5 centimètres, il y a des intermédiaires sans nombre. Ajoutons aussi que la qualité de la châtaigne ou du marron n'est point en raison de sa grosseur. Les châtaignes de Périgueux sont peut-être les plus délicates de France elles sont de moyenne dimension .Les châtaignes ; de Limogés sont de bon goût, et se conservent longtemps. Celles d'Aubray, d'Agen sont aussi très-estimées.

    Aux environs de Tours et de Poitiers, on confond, sous le nom de châtaignes osillardes, ou mima noisillardes, deux espèces de qualités bien différentes. L'une est grosse et bonne, l'autre petite et médiocre. L'espèce dite de Périgueux, que nous avons déjà signalée, comprend de nombreuses variétés, savoir la royale blanchère, grosse, un peu camuse, d'un brun foncé; on la récolte vers la fin de septembre la portalonne, moyenne, presque sphérique, de couleur claire, écorce une, à chair très-savoureuse ; la corive, petite et camuse, bonne à sécher, et se conservant longtemps la royale Hélène un peu camuse et assez bonne ; la grande épine, la ganebellonne, la caniaude, la verte, l 'angalade la couriande ou marron bâtard ; enfin, le vrai marron, presque rond, sans aucun zeste dans sa chair, plus petit que la châtaigne c'est la meilleure espèce. En Provence, on ne connaît que trois espèces de châtaignes, savoir la précoce ou michelenque ainsi nommée parce qu'elle mûrit aux approches de la Saint-Michel, elle est de couleur foncée son ombilic est assez large ; la bâtarde ou châtaigne marchande, qui, avec la variété suivante, donne par le triage les châtaignes de choix appelées passebettes (la précoce n'en fournit point) enfin, la bonne, appelée aussi le marron ; son écorce est d'un brun clair ; son enveloppe intérieure la revêt sans jamais la pénétrer elle donne beaucoup de passe-belles. Ce sont ces passe-belles qui, mêlées avec celles de l'espèce bâtarde, sont envoyées à Paris sous le nom de marrons du Luc. Pour qu'une châtaigne soit réputée passe-belle, faut qu'elle pèse au moins 30 grammes ; on en trouve qui vont jusqu'à 60 et même 65, mais elles sont rares.

    On connaît encore, sur le marché de Paris, la châtaigne des bois, provenant des environs de Paris elle est petite, peu savoureuse et se conserve peu ; la châtaigne ordinaire, un peu supérieure à la précédente, la châtaigne commune gros fruit la même qu'on désigne dans le Midi sous le nom de portalonne, etc.

    Parmi les châtaignes étrangères, les plus renommées sont celles de l'ancien royaume de Léon. La récolte des châtaignes se fait quelquefois par le gaulage, c'est-à-dire avant leur complète maturité. En ce cas, il faut les manger tout de suite, parce qu'elles ne se conserveraient pas. Le plus-souvent on attend que le hérisson tombe spontanément de l'arbre. La châtaigne alors est mûre, et moins sujette à se gâter. Mais le meilleur moyen de la conserver longtemps est de la faire sécher à l'étuve. Cette opération se pratique en grand dans les Cévennes. Lorsqu'elles sont sèches, on lés débarrasse de leur double enveloppe, et on les met dans des sacs pour les expédier. Les châtaignes vertes, c'est-à-dire non séchées, circulent aussi en sacs de 100 à 150 kilog.MARRONS 3

    Importations en 1856. Nous avons reçu en marrons, châtaignes et leurs farines :

    • des Etats sardes, 929,666 kilos. arrivés et 817,262 kilo. mis en consommation
    •  d'autres pays 117,417 kilos. arrivés, et 36,393 mis en consommation.

    Exportations en 1856. Nous avons expédié, marchandises françaises et étrangères réunies :

    • en Belgique : 8,380 kilos.
    • en Algérie, 101,654 kilos
    •  aux États-Unis, 6,923 kilos.
    •  Dans d'autres pays. 20, 765 kilos.

    Les châtaignes valent, en moyenne, 40 centimes le kilo leur valeur officielle est de 25 centimes.

    Droits de douane. Les marrons et châtaignes, et leur farine payent à la sortie, 25 cent, par 100 kilo à l'entrée, 1 Fr. par navires français, et 3 Fr. par navires étrangers et par terre.

                                                                          Dictionnaire Guillaumin 1859

     

     

        

     

      


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  • REUNION DE NOVEMBRE

    Bonjour,

    Je vous donne rendez-vous le vendredi 16 novembre 2012 à 19h, à notre local, 6 rue de l’Ancienne Poste à St Symphorien de Lay, pour travailler sur la Microtoponymie, puis nous mangerons ensemble une pizza et ensuite, à 20h30, nous aborderons les sujets suivants :

    • Cartes de vœux pour la nouvelle année
    • Préparation de la Galette des Rois
    • Repas de fin d’année le 21 décembre
    • Conférence sur « le Tour de France en 1914 » (par Mr Bourgier)
    • Questions diverses
    • Quart d'heure culturel par Bertrand

    Nous comptons sur votre présence ce jour là.

                                                               Amicalement

                                                                                                       La Présidente

                                                                                                       Isabelle PIGNARD


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  • armistice 11 novembre

    98eR.I. de ROANNE
    11 Novembre 1918 – Les officiers chargés des reconnaissances arrivent à Rancourt (P.C. de la D.I. américaine) vers 7 H 30. Là ils apprennent la grande nouvelle. L’Allemagne souscrit à toutes les conditions de l’armistice. Les hostilités cesseront donc à 11 heures.
    Enfin tous nos efforts, tous nos sacrifices ont leur récompense. Quel cri d’allégresse sur le front. Comme on doit être heureux à l’intérieur. On ne voit que des visages souriants sur la place de Rancourt. Les habitants sortent les drapeaux tricolores soigneusement cachés pendant l’occupation allemande et en quelques minutes cette petite ville prend un air de fête.
    Il n’y aura pas de reconnaissance, les Américains conservant provisoirement leur secteur.

    Nous retournons à Artaize où les camarades connaissent déjà la bonne nouvelle. Nous passons la journée et la nuit dans la localité.

    Pertes : Néant

     SAINT MARTIN

    La Saint Martin : ses oies et ses baux de fermage

    Le 11 novembre arrive la fête de saint Martin, évêque du IVème siècle connu pour avoir partagé son manteau avec un pauvre.

    Le jour de la Saint Martin, on se livrait autrefois à des réjouissances presque païennes où l’on dansait et buvait du premier vin de l’année comme le dit un dicton populaire : « A la Saint Martin, bois le vin et laisse l’eau au moulin ». Ces réjouissances se sont perpétuées d’âge en âge et étaient devenues un hommage au vin nouveau. C’était un honneur rendu au dieu des vendanges, comme une réminiscence antique : cette fête coïncidait avec l’époque de l’année ou les Grecs et les Romains célébraient dans l’Antiquités des fêtes en l’honneur de Bacchus, les Vinalia ou Bacchanales. L’action des anciens et celle des modernes se confondent parfois dans une double origine et un même objet…

    Cette fête était très populaire notamment pour ses « oies de la Saint Martin » puisque c’est le moment de l’année où le volatile, parvenu à un bon degré d’engraissement, commence à être à point. Si le saint était le patron des gourmands, il était aussi celui des pauvres et son image était l’emblème de la bienfaisance et de la générosité.

    Mais la Saint Martin était également en Bresse la date à laquelle les domestiques pouvaient changer de maisons (dans le Châlonnais, c’était plutôt lors de la saint Aubin, le 1er mars). A Bourg, la foire de la Saint Martin était celle des domestiques : très animée, elle était aussi très pittoresque. Les domestiques qui étaient sans place, filles ou garçons, stationnaient dans une rue et attendaient que des maîtres ou maîtresses viennent les engager.

    Dans le Louhannais comme dans la Bresse de l’Ain, le 11 novembre est resté pendant très longtemps le jour des paiements de fermages, des changements de fermiers, le commencement de l’année agricole… Les baux des fermes, faits généralement pour trois, six ou neuf ans débutaient le 11 novembre pour la Saint Martin.

                                                                   Adeline Culas (www.artagnan.net/)

     

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                    Enfin !  Jean-Julien-Marie Chapelant réhabilité

     

      sous lieutenant chapelant Le ministre des Anciens combattants Kader Arif a annoncé dans une interview à La Croix qu'il avait décidé d'attribuer la mention "Mort pour la France" à un soldat français fusillé en octobre 1914 après avoir été accusé de désertion. "Les fusillés ont toute leur place dans l'histoire de notre Nation, ainsi que l'ont rappelé Lionel Jospin en 1998 et Nicolas Sarkozy en 2008 et il nous appartient aujourd'hui de poursuivre ce travail de mémoire", a dit Kader Arif à la veille des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. "C'est pourquoi j'ai décidé de faire un premier geste, poursuit le ministre des Anciens combattants, en attribuant la mention Mort pour la France à Jean-Julien-Marie Chapelant", originaire d'Ampuis (Rhône).

    Ce sous-lieutenant du 98e régiment d'infanterie avait été fusillé le 11 Capture.JPchapelant brancardoctobre 1914 dans la Somme, après avoir été condamné par un conseil de guerre spécial du régiment pour désertion. Le sous-officier avait été blessé par balle à la jambe quatre jours auparavant, avant d'être, assurait-il, fait prisonnier et de s'évader. Il avait été passé par les armes après avoir été installé sur un brancard improvisé adossé au poteau d'exécution.

    Le père du fusillé avait lutté toute sa vie pour tenter de le faire réhabiliter. Après un combat judiciaire d'une dizaine d'années, la Cour suprême de justice militaire avait en juin 1934 maintenu la décision de 1914. Le nom de Jean-Julien-Marie Chapelant avait pourtant été inscrit sur le monument aux morts d'Ampuis où il figure toujours. "La question, c'est Est-ce que c'est une vraie réhabilitation? Pour moi, le reconnaître comme quelqu'un qui est mort pour la France, c'est le réhabiliter", a dit à l'AFP Gérard Banchet, le maire d'Ampuis, commune viticole (Côte Rôtie) à une quarantaine de kilomètres au sud de Lyon. "Dimanche lors de la cérémonie du 11 Novembre, a-t-il ajouté, je vais parler spécifiquement de cette excellente nouvelle".

          Un fusillé de 1914 réhabilité (Figaro actu du 9 novembre 2012)

    Notes : le 98 ° R.I  était basé à Roanne, rappelons que le 4 décembre 1914 six poilus, du 298° RI (régiment de réserve du 98°R.I.) sont fusillés pour l’exemple et deviennent les Martyrs de Vingré. Ils sont réhabilités par la Cour de Cassation le 29 janvier 1921.

    N’oublions pas : le caporal Paul Henry Floch et les soldats Jean Blanchard, Francisque Durantet, Pierre Gay, Claude Pettelet et Jean Quinault.


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