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    AMPLEPUIS : Chapelle de la Croze

     

    En se rendant à Machézal par la R.D. 10 et après avoir passé le Col de la Croix de l’Ormet, on la découvre 1500 mètres plus bas, à moitié cachée derrière un mur à gauche de la route. Surmontée d’un faîteau orné de 4 tulipes, d’une girouette et d’une oriflamme dentelée, elle campe ses 4 murs légèrement évasés sur la pente d’une prairie autrefois jardin d’agrément et potager de la famille Martin-Verrier.

     

    Ce vieux domaine déjà appelé la Croze dans un acte de 1344 est alors propriété de Simon de la Croze et de Jean du Mont (V.H.A. – 147). En 1459 on y trouve Jean et Jacques Crozier dont le patronyme dérive du lieu-dit. En 1597 Briand de Pomey notaire royal à Amplepuis y achète plusieurs terres et y bâtit grange et métairie qu’il cède successivement à ses fils Jean puis Benoît, ce dernier se rattachant le domaine du château de Rochefort. Changeant de propriétaire au gré d’évènements et fortunes diverses, il passe vers les années 1870 aux mains de Jean-Pierre Désigaud. C’est lui qui fait construire la chapelle dont le gros œuvre a maintenant plus d’un siècle.

     

    Selon les livres de l’archevêché de Lyon, « une autorisation est délivrée en 1873 à M. Désigaud pour sa chapelle d’Amplepuis (A.A.L.).

     

    Eugène Martin de Silloux marié à Mlle Verrier acquiert la propriété. Le nouveau maître des lieux entretient avec soin le sanctuaire où le culte de la Vierge est à l’honneur.

     

    Le rez-de-chaussée est alors utilisé comme atelier d’entretien. On accède à l’étage de cette tour carrée par un escalier extérieur. Une porte ajourée de verres colorés donne accès à une pièce éclairée

     

    au sud-ouest par une fenêtre surmonté d’un arc plein cintre. L’autel en bois était à droite.

     

    Les enfants Martin (René, de Brégade et Marie-Louise, religieuse à Avignon) ont évoqué quelques souvenirs de leurs vacances à la Croze…

     

    … les minutieux préparatifs pour la messe que venait célébrer durant le mois d’août un prêtre de la paroisse…

     

    … la prière du soir à laquelle l’aïeule conviait les enfants présents…

     

    …  les fleurs cueillies qu’on allait installer dans les grands vases aux dorures étincelantes

     

    … l’information donnée par cette grand-mère au sujet de la bénédiction du sanctuaire qui avait été faite par un cardinal…

     

    Selon René Martin, l’autel déposé lors de la désaffectation du Bâtiment a été transporté, mis en place et conservé longtemps dans la chapelle du pensionnat de filles St Charles. Au moment de la transformation de cette école vers 1970, il fut récupéré par la paroisse et sert aux célébrations hivernales dans le grand hall d’accès à la sacristie. C’est une belle table-pétrin de noyer massif qui symbolise bien le milieu paysan dont elle est originaire.

     

    Les actuels propriétaires, M. et Mme Goutte, tienne à conserver le bâtiment en état tout en l’adaptant aux nécessité de leurs exploitation agricole.

     

               G. FOUILLANT et G. PATAY (70 Chapelles autour de : Amplepuis, St-Symphorien-de-Lay, Néronde) 1988.


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