• AMPLEPUIS : LA CHAPELLE DU CURE LACHAISE

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    En montant de la Place de l’Industrie vers le centre du bourg, on aperçoit à 50 m à gauche, prolongeant le mur entre les numéros 3 et 5 de la rue Thimonnier un petit bâtiment de

    3 m x 3,50 m accolé à la maison en amont. En empruntant l’entrée du 5, on traverse le hall du rez-de-chaussée pour déboucher sur une agréable pelouse où les locataires font sécher leur linge.

     

    Le sanctuaire est éclairé de deux fenêtres dont les cintres sont encore garnis de vitraux rouges et bleus. La porte dont l’imposte est vitrée donne accès à un intérieur complètement désaffecté. Quelques bonnes âmes du coin s’offusquaient, aux dire de certains, d’y voir pendues, il y a quelques années, nombre de saucissons, andouilles et autre cochonnailles qu’un charcutier y mettait à sécher.

     

    Une concitoyenne : madame Canioni, actuelle propriétaire, a bien voulu nous communiquer les actes notariés  qui nous apportent quelques précisions.

     

    Le 5 octobre 189+2 par devant Me Morel notaire d’Amplepuis, Victor Godde négociant à Tarare, mandataire de Mme Vve F. Bedin, de Mme Vve C. Godde et de Jacques Laporte, « vend à Jean-Abel LACHAISE, curé de la paroisse de Chavanne commune de St Julien-en-Jarrêt… un tènement d’immeuble d’une superficie totale de 7 are environ… comprenant :

     

    1.Un bâtiment d’habitation sur caves… en façade sur la Rue du Nord.

    2.Un autre bâtiment servant autrefois de bobinage…

    3. Un autre bâtiment servant actuellement de magasin de farines…

    4.Un autre bâtiment servant actuellement de boulangerie…

    5.Un petit bâtiment servant actuellement de collerie…

    6.Cour entre les bâtiments…

    7.Cabinet d’aisance et passage pour aboutir à la Rue Neuve…

    La présente vente est faite moyennant le prix de 14 000 francs.

     

    Ses trois sœurs célibataires : Marie-Antoinette, Louise-Onésime et Marie-Céline s’y installent choyant à qui mieux mieux leur curé de frère.

     

    Le poids des ans rendant la marche difficile, ce dernier obtient l’autorisation de construire la modeste chapelle. C’était paraît-il un petit joyau où les trois vieilles filles et quelques dévotes voisines étaient admises à la messe quotidienne qu’y célébraient l’ancien pasteur de Chavannes.

     

    L’ecclésiastique décède le 9 août 1906. Le 20 novembre 1911 les trois sœurs après avoir emprunté l’argent nécessaire à de coûteuses réparations, sont contraintes à la vente passée devant Maître Ovise en faveur de Jean-Georges Laurent, « d’un tènement d’immeuble…joignant la rue du Nord et la rue Thimonnier et comprenant maisons d’habitation, CHAPELLE, cour et jardin… »

     

    Ce petit bâtiment est sans doute voué  à plus ou moins long terme à disparaître. Mme Canioni a proposé la récupération des parties de vitraux encore intactes.

    Hebergeur d'imageA souligner également, attenant à la maison où est adossé le sanctuaire, un curieux édifice monté en briques rouges avec quelques velléités architecturales. Fronton sculpté, colonnettes avec chapiteaux, moulures, ouverture cruciformes font penser à quelque tourelle qui flanquerait une maison vénitienne. Cette trompeuse apparence cache en réalité de vulgaires « aisances »…Mais bigre ! Qui donc a bien pu pousser l’amour de l’art jusqu’à triviales « commodités ».

     

     

     

               G. FOUILLANT et G. PATAY (70 Chapelles autour de : Amplepuis, St-Symphorien-de-Lay, Néronde) 1988.


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