• CONDAMNATION D’UN CHIEN A LA PEINE DE MORT

    CONDAMNATION D’UN CHIEN A  LA PEINE DE MORT

     

    M. Berriat Saint-Prix, conseiller à la Cour impériale de Paris, auteur d’un curieux travail sur la Justice révolutionnaire à trouvé, en effet, aux Archives de l’Empire, différentes pièces relatives au chien d’un suspect, qui a été exécuté ainsi que son maître par jugement, non d’une commission militaire, mais du tribunal révolutionnaire de Paris (Voir le Cabinet historique, IX° année, page 249). Il résulte de ces pièces que le 27 brumaire an II, le tribunal révolutionnaire, en condamnant à mort le sieur Prix, dit Saint-Prix, invalide, pour « manœuvres contre–révolutionnaire », ordonna en même temps que son chien serait assommé ; que le lendemain, cette sentence ayant été transmise par Fouquier-Tinville au Comité révolutionnaire des Tuileries, le citoyen Georges, commissaire de police attaché audit comité, se transporta, accompagné de l’inspecteur Hostaux, chez une femme Macquart à laquelle le chien avait été confié, réclama la présence du sieur Bonneau, sergent de garde au poste le plus voisin, et assomma ensuite la malheureuse bête ; que procès-verbal de l’exécution fut dressé, signé de tout les assistants y compris la femme Macquart, et envoyé à Fouquier-Tinville qui le joignit au dossier Prix.

     

    Il n’était  pas rare au Moyen-âge de voir juger des animaux. Ainsi en 1474, un coq condamné à être brûlé, par sentence d’un magistrat de Bâle, pour avoir pondu un œuf.


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