• Edouard II de Beaujeu



     

    Illustration : Édouard II demande pardon à Charles VII (vitrail du Château  de Beauregard à Trévoux dans l’Ain.)

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    EDOUARD II de BEAUJEU<o:p></o:p>

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    Nous savons après la lecture de l’article : Dans notre région au Moyen-Âge et pendant <st1:PersonName productid="la Guerre" w:st="on">la Guerre</st1:PersonName> de 100 ans, qu’au déclin du XIV° siècle le château de Perreux devint une demeure princière et servit de résidence à Édouard II, dernier sire de Beaujeu qui, en 1400, fit don du Beaujolais au duc Louis II de Bourbon. Voici dans quelles circonstances :

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      Édouard II de Beaujeu était un prince fantasque et débauché. Déjà, en 1394, il avait excité contre lui, par ses exactions, les habitants de Villefranche. En 1400, un  de ses vassaux, Guyonnet de la Bessée, osa lui refuser la main de sa fille. Ce refus excita la fureur d’Édouard qui prit une série de mesures vexatoires destinées à atteindre aussi bien les habitants de Villefranche que le sieur de la Bessée. Alors les Caladois se révoltèrent et vinrent assiéger Édouard dans son château : mais leurs efforts étant restés vains, il déposèrent une plainte entre les mains du roi contre leur seigneur et maître. Le roi cita Édouard devant le Parlement de Paris. L’huissier chargé de la signification fut séquestré par Édouard qui après lui avoir fait avaler parchemin et sceau le fit jeter dans les fossés du château, où il se rompit le cou.

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    Des hommes d’armes, envoyés par le roi, emmenèrent Édouard prisonnier à Paris, et ses crimes furent instruits.

    L’affaire tournait mal et sentait la corde. Dans cette extrémité, Édouard se jeta dans les bras du duc de Bourbon son cousin germain, et, en compensation de son aide et protection, il lui fit don de toutes les seigneuries qu’il possédait. Cet acte eut lieu le 23 juin 1440 ; il augmentait la puissance de la maison de Bourbon qui, par l’alliance de Louis II avec Anne d’Auvergne et de Forez, avait agrandi ses domaines jusqu’aux portes du Beaujolais.

    Édouard recouvra sa liberté aussitôt l’acte signé et se retira au château de Perreux où il mourut sis semaines après de honte et de regrets

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