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    Illustration :        ITINERAIRE JALONNE ET GRADUE<o:p></o:p>

    Cette voie qui était une partie d’un itinéraire joignant Gergovie à Macon, avec passage de <st1:PersonName productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:PersonName> à Pinay (Cré Chatelard), a servi au Moyen Age aux pèlerins de Compostelle se rendant au Puy. Cette circonstance à permis la conservation par l’apposition d’une croix sur cinq menhirs placés le long de la voie : 1. 2. 3. 4. 5. menhirs christianisés.<o:p></o:p>

    -          A : oppidum de Pinay<o:p></o:p>

    -          B : oppidum de Chazy<o:p></o:p>

    -          C : le Château<o:p></o:p>

    -          D : croix<o:p></o:p>

    -          E : le Bourget<o:p></o:p>

    -          F et H : carrefours triangulaires<o:p></o:p>

    -          G : Château Gaillard<o:p></o:p>

    -          I : fortin romain<o:p></o:p>

    -          J : cromlech de Ronno<o:p></o:p>

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    UN DES CHEMINS SUIVIS PAR LES PELERINS DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE<o:p></o:p>

    Arrive le temps où, après la découverte du corps de l’apôtre St jacques ramené de Jérusalem dans l’Espagne qu’il avait évangélisée, commence le pèlerinage sans conteste le plus important du Moyen-âge. Il attire des chrétiens de toute l’Europe vers l’un des points majeurs de rassemblement qu’est la ville du Puy.

    Pour y parvenir, ils empruntent les cheminements les plus directs et les plus surs. Ils les balisent d’abord en  gravant grossièrement des croix sur d’énormes pierres qui en jalonnent le parcours. Plus tard, les coquilles gravées sur les linteaux de portes des demeures et des frontons de sanctuaires indiqueront les relais d’accueil pour les pèlerins.

    L’un des itinéraires, comme l’a démontré P. Fustier passe par le Pin  Bouchain.  Venant du nord et de l’est par <st1:PersonName productid="la Vall←e" w:st="on">la Vallée</st1:PersonName> de <st1:PersonName productid="la Sa￴ne" w:st="on">la Saône</st1:PersonName> et pour atteindre l »’Auvergne, bon nombre de ces courageux marcheurs prennent le chemin des crêtes qui longe le cromlech des Salles et débouche sur Charpenay.

    Après les Sauvages, la sente aboutit au col qu’elle traverse, pour continuer par le versant sud du sommet et revenir par <st1:PersonName productid="la Croix Bourru" w:st="on"><st1:PersonName productid="la Croix" w:st="on">la Croix</st1:PersonName> Bourru</st1:PersonName> dont l’origine pourrait bien être liée à ce parcours. Puis elle gagne les hameaux de Montmiron, <st1:PersonName productid="la Casse" w:st="on">la  Casse</st1:PersonName>, Savigny, le sud de St Just-la-Pendue, Neulise et Pinay qui était connu au Moyen-âge  pour son pont et son Hôtel-Dieu. Les Archives de <st1:PersonName productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:PersonName> citent plusieurs reconnaissances datant de 1555 dans la nomenclature des Terriers : « de Jean de Montezin pour maison…joignant le  chemins public tendant de l’Hôtel-Dieu de Piney à Cys de matin…(A.D.L. –B III – 284 .) « d’Etienne Molon pour terre ver le pont de Piney, joignant la terre de N. Terrolier recteur du Pont de Piney…(-d°- 285). L’origine de ce pont, romain ou non, n’a pas fait l’unanimité des archéologues et historiens…

    Sur ce trajet, on a retrouvé quatre pierres menhirs sacralisées d’une croix.

    A partir de <st1:PersonName productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:PersonName>, et en suivant les rives ou villages en ordure du fleuve, la voie est directe jusqu’au Puy.

    Plus d’un demi millénaire plus tard on trouvera en ces lieux des pèlerins inattendus. En 1742, la brigade de maréchaussée de Thizy reçoit l’ordonnance d’élargissement du « nommé René Auger, natif de la paroisse de Plougonnier au diocèse de Tréguier en Basse-Bretagne, revenant du Pèlerinage de St Jacques en Galice » (A.D.L. _ B . 816.)

    Les registres paroissiaux de Tarare ont enregistré eux aussi d’autre passage de « jacquets », telle cette hongroise morte avant d’atteindre le but…

    « GERHUDIF GEMANERIN, pèlerine d’Hongrie allant à St Jacques en Galice, âgée d’environ quarante huit ans est décédée, munie des sacrements de l’Eglise, dans l’Hôpital du lieu, le vint huit Août mil sept cent vingt et inhumée dans le cimetière de Ste Marie Magdelaine de Tarare, par moi vicaire soussigné dudit lieu, en présence de Jean et Louis Fillion, tireurs de cordes (sonneurs) de Tarare qui n’ont su signer de ce enquis et sommé suivant l’ordonnance par moi.

    Comme le prouve ses papiers de la ville de Presbourg de l’année 1714  où onze mots sont écrits : GERHUDIF  GEMANERIN HUNGAVA POLONIEN allant à Saint-Jean de Compostelle en Galice.

                                                 Signé MARTIN – vicaire »

    A l’ouest du col, le paysage se présentait alors sous un aspect bien différent d’aujourd’hui. Les collines étaient aux trois quarts recouvertes de forêts. Après le Mont Miron, on descendait dans une magnifique cassina (chêneraie), devenue « <st1:PersonName productid="la Casse" w:st="on">la Casse</st1:PersonName> », où l’on pratiquait la ratille : ratissage des glands pour nourrir les troupeaux de porcs, d’où la dénomination du lieu : Chez Ratignier.

    Le château de Ressis, à <st1:metricconverter productid="200 m" w:st="on">200 m</st1:metricconverter> de là, était un havre de repos pour les pèlerins. On a dû y vivre des veillées passionnantes à écouter devant les feux de cheminées les récits et aventures des uns et des autres.

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