• François I° et Jacques V d'Ecosse se rencontrent au Pin Bouchain


     

    RENCONTRE AU PIN BOUCHAIN ENTRE FRANCOIS I° ET JACQUES V ROI D’ECOSSE

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    Illustrations :  en rouge <st1:personname productid="la Maison-forte" w:st="on">la Maison-forte</st1:personname> du Col de <st1:personname productid="la Chapelle" w:st="on">la Chapelle</st1:personname> (Pin Bouchain) où l’historien Martin du Bellay raconte l’entrevue entre François I° et le roi Jacques V  d’Ecosse.<o:p></o:p>
    Au bas de ce plan cadastral des Sauvages : <st1:personname productid="la Grande Route" w:st="on">la Grande Route</st1:personname> de Paris à Lyon ou Route Royale, que Napoléon fit « Route officielle de Paris à Rome »
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    Colonne au Pin Bouchain rappelant la rencontre des deux rois<o:p></o:p><o:p> </o:p>

    En septembre 1523, François I° se rendant en Italie, s’arrête à <st1:personname productid="la Chapelle. La" w:st="on">la Chapelle. La</st1:personname> montée depuis l’Hôpital à été fatigante ; il déchausse les étriers et se rend à la maison forte pour prendre un rafraîchissement. Descendant ensuite à Tarare il demande d’en visiter le château. L’endroit lui paraissant sur, il donnera à l’ordre à son arrivée à Lyon d’y enfermer deux évêques et deux seigneurs  coupables de l’avoir trahi au profil du connétable de Bourbon. Traitant par le mépris une telle attitude et plutôt que de les incarcérer dans une forteresse de renom. Il choisit volontairement le « crotton » (basse fosse) de ce petit château de province, marquant ainsi qu’il les tient à égalité des vulgaires petits brigands auxquels elle est habituellement destinée.

    La postérité garde les noms de ces personnages : Jacques Huraut évêque d’Autun, Antoine de Chabannes évêque du Puy, Edouard de Prie et Jean de Poitiers seigneur de Vallier, père de l’aguichante Diane qu’Henri II rendra pour favorite.

    En 1536, revenant du sud, le roi en équipage de guerre fait à nouveau étape à <st1:personname productid="la Chapelle. De" w:st="on">la Chapelle. De</st1:personname> son épouse, la reine Claude ( qui a donné son nom à une variété de prune), il avait eu plusieurs filles. Loin de la douce France, un jeune roi d’Ecosse âgé de 24 ans cherche à consolider son alliance avec François I° et à le rencontrer tout en lui apportant le secours de ses armées. C’est précisément  au col qu’il va l’aborder.

    Voici ce qu’en relate l’historien Martin du Bellay :

    « Le roy, dès qu’il eut donné ordre à Lion pour toutes les frontières de son royaume, delogea de Lion, et sur le chemin en hault de la montagne de Tarare entre ledit lieu de Tarare et de Saint-Saphorin où il y a un lieu qui s’appelle  <st1:personname productid="la Chapelle" w:st="on">la Chapelle</st1:personname>, auquel lieu estant là à dîner, le vint trouver le Roi d’Ecosse, lequelaisy que je l’ai dit en autre endroit, ayant eu nouvelle de la descende de l’empereur es paîs dju roi, avoit  fait faire en ses paîs discrétion de seize mil hommes pour venir au secours dudit seigneur et ce sans requeste ny sceu d’iceluy ; et je s’estoit ledit roy d’Ecosse embarqué par deux fois, mais avoit esté repoussé par un(vent) contraire ; finalement aucun de ses navires et print terre au Havre de Dieppe.<o:p>
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    Là, il oït nouvelles que l’empereur et le roy estoient sur le poinct de se donner la  bataille, et à cette cause, pour n-y point failli il prin,t le poste ; mais sur le chemin, il eut nouvelle de la retraite de l’empereur, qu’il fut occasion qu’il modéra la diligence de ses postes pour surrattendre son train qui venai après luy ; mais le roi envoya audevant de luy pour le haster et qu’il laissast venir son train après ; et trouva ledict roy d’Ecosse ainsy que j’ay dict à ladicte Chapelle, auquel lieu il fut grandement recueilly du roy, et après plusieurs autres propos, luy demanda l’une de ses filles en mariage » (D.B.M. – Livre VIII).
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    Une légende court dans les villages de <st1:personname productid="la Turdine" w:st="on">la Turdine</st1:personname>…Pas très loin d’un gué où fut construit par la suite un pont à charrois (Pontcharra), Jacques aurait aperçu, se baignant dans une surlargeur de  la rivière, une jeune fille d’une beauté exceptionnelle qui n’était autre que Madeleine. Cette vision enchanteresse aurait expliqué l’ardeur passionnée de la demande, François I° , conquis par un tel empressement, aurait rapidement acquiescé, assuré du bonheur promis à sa fille.

    De somptueuses fiançailles  se déroulèrent au château de Chenonceau. Le mariage fut célébré à Notre Dame de Paris, et Madeleine suivant son mari, partit pour la lointaine Ecosse. Atteinte d’une « maladie de poitrine », elle y décédait en mais 1538.

    Notons que cette exceptionnelle rencontre entre les deux souverains est aussi évoqué par de Serres : « Le roy s’estoit asseuré de ses nouveaux conquests et ayant donné ordre aux frontières de son royaume, revenoit en France. Le roy d’Escosse le veint rencontrer à <st1:personname productid="la Chappelle" w:st="on">la Chappelle</st1:personname> entre Tarare et St-Symphorien au Lyonnois, et là luy demanda l’une de ses filles en mariage » (Inventaire de France I – 3 – p. 996).

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