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        BREVIAIRE de St-Victor-sur-Rhins<o:p></o:p>

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    Fin 13° siècle
    Parchemin
    mairie
    Inscrit MH : 29.12.1906<o:p>
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    Le bréviaire de Saint-Victor-sur-Rhins constitue de par sa rareté, sa beauté et son exceptionnel état de conservation, un témoin fabuleux du « scriptorium » (lieu ou les moines chargés des enluminures et manuscrits travaillaient) de l’Abbaye de Cluny dont dépendait le prieuré de Saint-Victor-sur-Rhins<o:p> </o:p>

    Ethymologiquement, le mot « bréviaire » vient du latin "brévarius - abrégé". C’est condenser un document contenant toutes les offices de l'année. A partir du XI° siècle, le bréviaire est nécessaire pour les communautés réparties dans toute <st1:PersonName productid="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> et qui n'ont pas une riche bibliothèque, comme dans les abbayes. Il est en même temps : lectionnaire (livre de textes latins), psautier (livre de cantiques) et antiphonaire (inscription musicale des chants).

    Le bréviaire est en général un livre contenant tous les offices de l'année liturgique. Celui-ci porte comme inscription : « donné à l’église de Saint Victor en 1317,  par Dom Guillaume de Montagny », alors sacristain de Cluny et patron de cette maison. Pour le salut de son âme et à charge pour les moines de célébrer à perpétuité, chaque semaine une messe à son intention.

     Il est constitué de 625 folios de manuscrits sur parchemin. Plus de 60 peaux de moutons ont été nécessaires pour sa confection. Les dimensions du document sont de 340 x 240 et l'épaisseur est d'environ <st1:metricconverter productid="150 mm" w:st="on">150 mm</st1:metricconverter>. Le texte est écrit  sur deux colonnes par folio ayant 31 lignes manuscrites. L'écriture gothique, est très régulière et datée du XIIIème siècle. La notation musicale est carrée et se fait sur quatre lignes rouges et aux chants grégoriens. Les majuscules sont rouges ou bleues ornées de filigranes. Certaines sont décorées de miniatures, représentant des scènes bibliques en couleurs, rehaussées d'or (enluminures). Un passage concerne le coutumier ; ce texte règle les différents rapports entre le curé de la paroisse et le prieur du prieuré de Saint-Victor.

    Le bréviaire de Saint Victor est resté très longtemps à l’écart des chemins fréquentés par les historiens. Il a été étudié dans le mémoire présenté par Pascal Colomb, mais auparavant Joseph Déchelette (historien et archéologue, fils d’Eugène Déchelette) et Joseph Folliet ont signalé ce chef d’œuvre classé « monument historique »  depuis déjà 1906.

    Pour ce qui est de la date de rédaction de ce livre, la datation a été faite en examinant en détail sa composition. L’indice principal est l’absence de la fête de Saint Louis. Ce roi de France ayant été  canonisé en l’an 1300. Il est donc indéniable que l’exécution de cette œuvre a été faite avant cette date.

    Ce travail nécessitant des années, on peut dire avec certitude que le bréviaire de  Saint-Victor-sur-Rhins date de 1285/1295, soit du XIIIème siècle.

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