• Jean Dupuis de St-Just-la-Pendue


     

    Monument à la mémoire de Jean Dupuis<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>Début XX° siècle
    Pierre
    A droite à l’entrée du bourg en venant de Neulise<o:p></o:p>

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    </u1:p>Érigé pour le centenaire de la naissance de Jean Dupuis, naît à Saint-Just-la-Pendue le 7 décembre 1829, à sa mort en 1912 en <st1:personname productid="la Principauté" u2:st="on"><st1:personname productid="la Principauté" w:st="on">la Principauté</st1:personname></st1:personname> de Monaco, où il passait tous ses hivers, il lègue ses biens à la commune  et se fait inhumer dans son village natal. L'érection du monument est confiée au Professeur Paul Richer, de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Beaux Arts.<o:p></o:p>

    Jean Dupuis, explorateur du Fleuve Rouge et de la presqu'île d'Indochine est le principal artisan de la découverte du Tonkin, qu'il sillonna de 1861 à 1877. Sa vie est si remplie d'histoires merveilleuses et romanesques que l'on croit revivre les récits de Jules Verne.<o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>L'inauguration solennelle du monument se déroule le 4 septembre 1932 en la présence de monsieur Albert Sarrault, Ministre des Colonies françaises, ancien Gouverneur général de l’Indo-Chine et d'un peloton de gardes républicain. Le banquet qui suit fut de 200 couverts.<o:p></o:p>

    <u1:p></u1:p>

    <u1:p> </u1:p>Jean Dupuis est né à Saint-Just-la-Pendue le 7 décembre 1828. Ses parents d’origine paysanne étaient fabricants textiles. Jean Dupuis fréquenta le collège de Tarare. Dès cette époque, il se passionna pour les récits d’aventures. Ses études terminées, il reprit la production textile familiale. A dix-neuf ans, devenu représentant, il voyagea dans tout le midi de <st1:personname productid="la France. Il" u2:st="on"><st1:personname productid="la France. Il" w:st="on">la France. Il</st1:personname></st1:personname> fut enthousiasmé par le percement du canal de Suez qui débuta en 1854. Quatre ans plus tard, il s’embarqua pour l’Égypte et ouvrit un bazar à Alexandrie.<o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>En 1860, Jean Dupuis partit pour Changaï avec une cargaison comprenant entre autres, des vins, des liqueurs, des conserves. Leur vente lui procura un important bénéfice. Peu après il quitta Changaï pour Hankéou où il créa une succursale de commerce, principalement en thé, soieries et armes. Il apprit à parler, lire, écrire le Chinois. Il adopta les us et coutumes locales.<o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>A cette époque, dans les régions du Sud Ouest de <st1:personname productid="la Chine" u2:st="on"><st1:personname productid="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:personname></st1:personname> et principalement le Yunnan, une guerre civile opposait les populations musulmanes aux autorités chinoises. Jean Dupuis eut l’idée de vendre à ces dernières des armes importées de France. En quelques années il accumula une certaine richesse qui lui permit de se lancer dans quelques autres types de négoces, comme par exemple celui des minerais d’étain. Dans le même temps, il fut ruiné à cause du pillage de quatre de ses jonques par des pirates. Il connut une autre faillite suite à la destruction de ses magasins par un incendie. A chaque fois son génie commercial lui permit de reconstituer sa fortune.<o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>Jean Dupuis envoyait ses armes au Yunnan par le fleuve Yan-Tsé-Kiang. Cette route n’était pas assez rapide. C’est pourquoi, il résolut d’en ouvrir une nouvelle en passant par le Fleuve Rouge, en partant d’Hanoï, au Tonkin. En janvier 1872, il se rendit en France afin d’acquérir 7000 fusils et 30 canons pour les troupes gouvernementales chinoises. Il achemina cet armement jusqu’à Hong-Kong. Dans le port, il arma trois bateaux. Il engagea 150 Asiatiques et 25 Européens. Le 9 novembre 1872, il entama la remontée du Fleuve Rouge. Il arriva au Yunnan un peu moins de six mois plus tard.<o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>A son retour du Yunnan, en mai 1873, Jean Dupuis fut retenu à Hanoï par les autorités annamites opposées à son initiative. Les Annamites multiplièrent les actes d’hostilité à son égard. Il demanda au gouverneur de Cochinchine (province du sud de l’Annam et colonie française depuis 1866) de lui venir en aide. Celui ci saisit cette occasion pour intervenir au Tonkin. Il envoya deux canonnières et un détachement militaire de 212 hommes, commandés par Francis Garnier, un officier d’origine Stéphanoise. Les négociations qu’il mena dès son arrivée furent un échec. Il décida alors de s’emparer de la puissante forteresse d’Hanoï tenues par 7000 défenseurs. Les hommes de Francis Garnier, aidés par ceux de Dupuis, s’en rendirent maître en trois heures et demie. Puis ce fut la conquête de villes clés du delta du Fleuve Rouge. Francis Garnier proclama l’ouverture commerciale du Fleuve et le protectorat français sur le Tonkin. Ceux ci ne devinrent effectifs qu’en 1883, après de nombreux combats.<o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p><st1:personname productid="La France" u2:st="on"><st1:personname productid="La France" w:st="on">La France</st1:personname></st1:personname> et l’Annam signèrent un traité le 15 mars 1874. Jean Dupuis devint le bouc émissaire sur lequel les deux pays rejetèrent la responsabilité du conflit qui les avait opposés. Ses biens furent confisqués et il lui fut interdit de remonter le Fleuve Rouge. Ruiné il rentre à Paris en 1876. <o:p></o:p>

    <u1:p> </u1:p>En décembre 1877, il présenta à <st1:personname productid="la Chambre" u2:st="on"><st1:personname productid="la Chambre" w:st="on">la Chambre</st1:personname></st1:personname> des Députés une demande d’indemnisation. L’administration fit tout ce qu’elle put pour que sa requête n’aboutisse pas. Elle ne fut examinée qu’en 1879. Puis le gouvernement attendit 1888 pour dédommager Jean Dupuis. Il lui accorda l’île de Kébao, au large du Tonkin. Afin de réaliser la mise en valeur minière de ce territoire de <st1:metricconverter productid="25 000 hectares" u2:st="on"><st1:metricconverter productid="25 000 hectares" w:st="on">25 000 hectares</st1:metricconverter></st1:metricconverter>. Jean céda ses droits à un groupe d’investisseurs parisiens. Le gouvernement annamite attribua à Jean Dupuis le fermage des produits forestiers de deux provinces du Nord de l’Annam. L’homme passa alors les dernières années de sa vie à voyager entre le Tonkin et Saint-Just-la-Pendue, jusqu’à sa mort en 1912.<o:p></o:p>

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