• La Caisse d'épargne



     

    Illustration : « réclame »  ancienne et « logo » moderne.<o:p></o:p>

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    LES CAISSES D’EPARGNE DES ANNEES 60<o:p></o:p>

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    Après des années de privation, les Français découvrent peu à peu les délices de la consommation, les Caisses d’Epargne contribuent à concrétiser leurs principaux rêves.<o:p></o:p>

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    <st1:PersonName productid="La France" w:st="on">La France</st1:PersonName> sort enfin de la reconstruction. Le 1 janvier 1960 salue l’avènement du nouveau franc (NF), institué par une ordonnance de décembre 1958.

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    Cette monnaie dynamisée paraît donner le signal du développement. Partenaire privilégié du renouveau économique, les quelques 500 Caisses d’Epargne locales maillent depuis longtemps le territoire, tricotant paisiblement le bas de laine national depuis 1818.

    C’est par l’intermédiaire de leurs guichets, au nombre de 4 700 en 1965, que les Français vont se donner les moyens de s’offrir un peu plus que le nécessaire : voiture, voyages, électroménager. Le bureau central parisien, ancêtre de l’Union nationale des Caisses d’Epargne, se charge de diffuser les information juridiques et administratives indispensables aux caisses locales, indépendantes les unes des autres. Il faut dire que pendant les années 60, une réelle diversification des services apparaît, chargée de concurrencer l’offensive des banques françaises.

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    En 1966, 17,6 % des Français disposent d’un compte bancaire. Ils seront 62 % en 1972.  Bénéficiant d’un excellent capital confiance, les Caisses d’Epargne sont bien portantes,  mais inquiètes. <st1:PersonName productid="La Commission Racine" w:st="on"><st1:PersonName productid="La Commission" w:st="on">La Commission</st1:PersonName> Racine</st1:PersonName>, réunie en 1968, se penche sur l’insuffisance de l’organisation professionnelle de l’institution. Suite à ses recommandations, l’Union nationale des Caisses d’Epargne, qui est créée se dote rapidement de services opérationnels dans des fonctions commerciales, juridiques et techniques.

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    « A » persiste, «  B » signe…<o:p></o:p>

    Jusqu’en 1965, les Caisses d’épargne sont essentiellement concentrées sur le fameux Livret A, ouvert à tous, plafonné, défiscalisé.

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    A partir de 1966 apparaît le livret B, sans plafond mais fiscalisé, équivalent du livret bancaire. Cette création est rapidement suivie par le fameux livret d’épargne logement, prenant la suite du livret d’épargne crédit de 1959 et du livret d’épargne construction de 1953.

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    Les taux d’intérêt sont déjà fixés par le ministère des Finance. Sur le livret A,  il passe de 3% en 1961 à 4% le premier juin 1969 avant d’atteindre 4,25% l’année suivante. L’inflation est en marche ! Le plafond, lui aussi, évolue. Il passe de 10 000NF en 1960, à 20 000NF en 1969.

    Notons qu’un nouveau franc des années 60 correspond à peu près à un euro d’aujourd’hui (1 NF = 6, <st1:metricconverter productid="37 F" w:st="on">37 F</st1:metricconverter> en 1994).

    Les Français épargnent toujours autant.

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    L’encours global atteint 15,2 milliards de NF répartis sur 17 500 000 livrets A (chiffres de 1965). Les produits boursier modernes apparaissent, avec la collaboration de <st1:PersonName productid="la Caisse" w:st="on">la Caisse</st1:PersonName> des dépôts : la première Sicav en 1967, et les premiers bons d’épargne en 1969.

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    L’aide à l’équipement<o:p></o:p>

    L’épargne, longtemps considérée comme un recours, devient progressivement une réserve d’argent permettant aux familles de réaliser leurs projets. On passe du credo « épargner pour protéger » à « épargner pour dépenser ». Les slogans publicitaires des Caisses d’Epargne se mettent au diapason de la société de consommation avec des slogans comme « Partez en voyage avec le livret A ».

    La collecte donne également l’opportunité à l’Etat et aux Caisses d’Epargne de participer activement à l’aménagement du territoire. HLM, stades, gymnases…sortent de terre avec l’aide des fonds du livret A, via des prêts aux collectivités régionales et locales.

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    A propos de l’Ecureuil<o:p></o:p>

    L’écureuil voit le jour en pleine tourmente. Sorti d’un conte de 1942, signé par le Français William Bates, il est le héros chargé d’épargner aux prisonniers les affres de la faim. Adopté par les Caisses d’Epargne en 1950, dessiné par Benjamin Rabier, l’écureuil subit plusieurs liftings, notamment en 1960, 1965 et 1968. Il perd progressivement sa silhouette initiale pour devenir un logo dynamique de plus en plus stylisé.<o:p></o:p>

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                                                             Tiré de « Construisez votre  Village de France » (2004)

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