• La chapelle de Naconne article d'Etienne Chevillard



    <st1:PersonName productid="LA CHAPELLE DE" w:st="on"><st1:PersonName productid="LA CHAPELLE" w:st="on">LA CHAPELLE</st1:PersonName> DE</st1:PersonName> NACONNE<o:p></o:p>

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    Environ à <st1:metricconverter productid="2,6 km" w:st="on">2,6 km</st1:metricconverter>, à l’ouest de Régny, la chapelle de Naconne domine la route et la paisible et verdoyante vallée du Rhins.

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    Un site à l’abandon<o:p></o:p>

    L’existence de cette chapelle est attestée en <st1:metricconverter productid="1282. A" w:st="on">1282. A</st1:metricconverter> cette époque, elle fait partie de Saint-Paul-de-Naconne, agglomération qui paraît plus ancienne que Régny.

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    En 1282, le seigneur Gilbert de Pradines y fait dire une messe d’actions de grâces. Le cimetière, selon la coutume, entoure la chapelle. On connaît la liste de ceux qui y reposent depuis 1593, jusqu’au 7 octobre 1791, jour où Digas Barthelemy, mort à Naconne, est le dernier à être porté en terre en ces lieux.

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    Au XVIIIième siècle, le hameau de Naconne compte 159 âmes et Régny 600. La population comprend des tuiliers, des chaudiers ou chafourniers et parmi les paysans, surtout des vignerons.

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    Pendant la période révolutionnaire, la chapelle n’est pas désaffectée. Jusqu’en 1948, la messe est dite une fois l’an. En 1911, elle a déjà perdu une cloche, détruite par des garnements, et fondue ensuite, et la cloche datée de 1748, classée par les Monuments historiques, est fêlée. Après 1948, tout est laissé à l’abandon.

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    En 1950 elle offre un spectacle désolant. Les alentours sont envahis par les broussailles, il n’y a lus de sentier sur le talus. Le bâtiment est en très mauvais état : d’abondantes toiles d’araignées n’arrivent pas à cacher deux grands trous dans la toiture. Des tas de gravats masquent le sol, les missels sont endommagés par l’humidité, les chaises se disloquent, les bancs sont empilés pêle-mêle. Des stalles, achetées à Cluny en 1792 par l’église de Régny, sont entreposées là aussi et ne sont pas plus protégées que le reste.

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    Le sauvetage<o:p></o:p>

    Remettre tout cela en état parait devoir exiger un travail énorme et coûteux, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

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    En 1980, je viens d’être élu au conseil municipal et avec quelques amis nous créons l’association « Régny fleuri ». Nous nous intéressons aux abords de la chapelle. Les « Amis de Naconne » créés en 1982, voient la nécessité de sauver le bâtiment aussi rapidement que possible.

    Les travaux sont conduits par les circonstances plus que par un plan méthodique. En effet ils dépendent de la disponibilité des bénévoles, déjà pris par leurs professions, des possibilités financières de l’association et des inévitables surprises qui accroissent en général le coût des travaux. Toutefois, c’est le débroussaillement qui a été le premier chantier, ouvrant l’accès au bâtiment et permettant ainsi les travaux.

    Ensuite, tout en mettant d’autres chantiers en train, des arbres, des haies, des pelouses et des massifs de fleurs sont mis en place autour de la chapelle et sur le talus qui conduit à une ancienne carrière. C’est le travail bénévole de l’horticulteur Claudius Martinet. Aujourd’hui, des bancs en bois permettent au visiteur de bénéficier des ombrages, de la variété des massifs de fleurs et de voir le paysage où s’encaisse le Rhins.

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    Les travaux d’urgence du bâtiment ont été la réfection de la toiture qui s’est accompagnée du rejointoiement du clocher et de la mise en place de la croix tombée depuis longtemps dans les broussailles. Le crépissage des murs à l’intérieur a été aussi prioritaire. Ensuite, au fil des années, le mobilier restauré a retrouvé sa place.

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    Pendant le règne de Louis XIV, Naconne a eu deux puissants prieurs : Louys Dulyon et Claude de <st1:PersonName productid="la Chaize" w:st="on">la Chaize</st1:PersonName> d’Aix. La chapelle est dotée en 1652, d’un bénitier en marbre bleu de Régny. Il est facile de dater de la même époque la statue de <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName> qui ressemble aux portraits de Mme de Maintenon, et de l’enfant Jésus qui a les traits du duc de Maine, fils de Mme de Montespan et légitimé par le roi.

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    Les statues de Saint-Pierre et Saint-Paul sur le maître-autel, les gravures sur le tabernacle et l’exposition du Saint-Sacrement sont bien visible grâce à l’électricité installée en 1993. Le tableau de la « Conversion de Saint-Paul », nettoyé dans les ateliers du Louvre, a retrouvé sa place en mai 1992. Pendant <st1:PersonName productid="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, les méfaits des sans-culottes locaux ont été limité. Ils ont enlevé les vases sacrés détruit les fleurs de lys des retables. Mais comme ils ont peint en gris ce qui restait en place, ils ont protégé le matériel des ravages du temps et des voleurs éventuels. Tout cela a été nettoyé.

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    Des stalles clunisiennes, entreposées là depuis des années, une partie a retrouvé son lieu d’origine, le reste a été utilisé sur place pour faire trois bancs, dont deus sont placés dans le chœur.

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    Le chemin de croix trouvé dans la chapelle, date de 1900. Formé de plaques de plâtre, il s’intégrait mal à présent dans le mobilier restauré. Il a été remplacé par celui que le roannais Marcel Stampfer a fait dans une simple planche, celle qui portait sa paillasse pendant sa captivité en Allemagne, de 1939 à 1945. Il est en place depuis 1987. Le premier chemin de croix est installé à l’extérieur, sur le talus à partir de la carrière.

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    Le confessionnal a retrouvé sa place, la table de communion très endommagée est en cours de restaurations par Gabriel Chaumette de Régny. Depuis mars 1993, un petit vitrail, fait par un artisan de Saint-Germain-Laval, éclaire le chœur. Le clocher a retrouvé une cloche, datée de 1837, et mise en place en 1987 par Laurent Schmitt de Pinay. Le mur sud de l’édifice porte un vieux cadran solaire provenant du prieuré de Régny.

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    Depuis 1983, alors que les travaux n’étaient pas achevés, une fois par an la messe est dite en plein air. Aujourd’hui, la chapelle peut accueillir une centaine de personnes, son accès est facile, ses abords bien fleuris. Ni le mur du cimetière ni la cure, démolie en 1962, n’ont été reconstruits, mais on peut les voir sur des cartes postales anciennes.

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    Si la municipalité de Régny s’est montrée réticente au début des travaux, elle a par la suite fortement encouragé l’association. L’argent et le travail sont arrivés par des chemins variés : le loto, les Amis de Naconne, les artisans locaux, les religieuses du couvent de Pradines, les clients d’Etienne Chevillard, les bénévoles, tous ont contribué à redonner vie à la chapelle de Naconne.

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    Article d’Etienne CHEVILLARD (« Nono » pour les intimes) pour la revue N° 2 (année 1994) de  « Musées et Patrimoine de Roanne et sa région » éditée par la section Histoire des Amis du Musée Joseph Déchelette.

    NOTA : Le G.R.A.H.R-Amis du Musée J. Déchelette et l’Association des Historiens, Club Albert Boudot, tiennent à souligner que le sauvetage de Naconne est l’œuvre d’un groupe de bénévoles très actifs, qui a été animé par l’inlassable énergie qu’Etienne Chevillard à déployée pendant quatorze ans.

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  • Commentaires

    1
    Piouf
    Vendredi 3 Juillet 2020 à 11:44

    Un mariage sera célébré en cette belle chapelle ce 4 juillet 2020.

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