• LA CHAPELLE SAINTE-THÉRÈSE DU PONTET ET LE CURE CHETAIL

    CHETAIL SAINTE THERESE

    A la fin des années 1940, une chapelle est  construite sur la commune de Riorges, celle de Sainte Thérèse au Pontet

     

    Dans les années 1930, le développement de l’agglomération dans les quartiers périphériques, amena la hiérarchie catholique à envisager la création de nouvelles paroisses et la construction de nouveaux lieux de culte.

     

    Avec la construction, en 1926, du dépôt de la Villette et de ses ateliers de réparations des machines à vapeur, le quartier du Pontet connut un essor considérable.

     

    De nombreux cheminots vinrent s’y installer tout près de leur lieu de travail dans de petit lotissements favorisés par la nouvelle loi Loucheur et ses aides à la construction.

     

    Dès 1936, l’édification d’une église fut envisagée sur un vaste terrain au cœur du quartier, le long de l’avenue Charles-de-Gaulle, qui fit l’objet d’une promesse de vente entre le curé de la paroisse Saint-Etienne et ses propriétaires. Mais faute de moyens financiers, en 1938, un second projet place l’église le long de la rue Jacquard, à l’angle de la rue du Docteur Calmette, avec école, salle de patronage et de catéchisme.

    Les événements et la Seconde Guerre mondiale mirent ces projets en sommeil. IL fallut attendre 1946 pour que l’idée d’une nouvelle paroisse soit relancée.

     

    Les projets initiaux, hors de portée dans cet immédiat après-guerre, furent ramenés à des proportions plus modestes. Le père Chetail, vicaire à la paroisse Saint-Etienne de Roanne, fut investi de la responsabilité de mener à bien ce projet.

     

    Cette nouvelle paroisse fut placée sous le vocable de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Cette carmélite de Lisieux morte en 1897 à l’âge de 24 ans, fut canonisée en 1925 et faite Docteur de l’Eglise par le pape Jean Paul II en 1997

     

    Les travaux de la chapelle débutèrent en 1947. L’architecte était M. Pavero et l’entreprise Grangette et Passager fut chargée des travaux de maçonnerie.

     

    La chapelle fut inaugurée le 28 novembre 1948 par le cardinal Gerlier devant de nombreux paroissiens et le cardinal de déclarer dans son allocution : « Votre chapelle monsieur le curé n’est pas encore bénie que déjà elle est trop petite pour contenir toute la foule qui s’y presse : vous avez vu trop petit… »

     

    La cloche de 80 kg fabriquée par les établissements Paccard d’ Annecy est inaugurée le jour de Pâques 1949. La grande statue de la Vierge qui orne la façade, le fut le 3 octobre 1954.

     

     

    LE PERE CHETAIL (1907-1985)

     

    Né à Cours dans le Rhône en 1907, le père Chetail est ordonné prêtre en 1931 ; Il est vicaire à Sury-le-Comtal jusqu’en 1936, puis à la paroisse Saint-Etienne de Roanne.

     

    Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale comme officier de réserve, commandant de la 2° compagnie du 614 Pionnier, il a une conduite courageuse notamment à Voreppe aux portes de Grenoble où il reçoit la Croix de guerre

     

    De retour à Roanne, il a les charges d’aumônier militaire de Roanne et d’aumônier de la prison.

     

    En 1947, il reçoit la mission de mener à bien la création de la paroisse Sainte Thérèse du Pontet et la construction de sa chapelle en 1948. Il a également en charge les Tuileries à Mably dont il achève la chapelle en 1956.

     

    Pour assurer le catéchisme dans de bonnes conditions, le père Chetail fait construire des salles paroissiales au début des années 1960.

    CHETAIL SAINTE THERESE 1
     
    En 1954, il crée le club de basket l’AS Pontet avec des sections masculine et féminine.
     
     

     

    Le père Chetail a animé pendant 36 ans la communauté paroissiale en lui maintenant une vie active jusqu’à sa retraite en 1983. Disparu en 1985, il a laissé un souvenir marquant dans tout le quartier du Pontet.

    CHETAIL SAINTE THERESE 2
     
    Des renseignements intéressants communiqués par notre lecteur Wagner qui semble bien connaître le quartier du PONTET à Riorges, nous le remercions
    Bernard
    WAGNER 1
     
     

  • Commentaires

    1
    WAGNER
    Samedi 15 Mars 2014 à 22:00
    La première salle de catéchisme était contiguë à la sacristie dont on avait acces par une porte commune. Les jeudis après la messe, nous avions droit au cinéma qui consistait en un passage d'images fixes sur la vie de Jésus, puis avec le même système d'images fixes qui défilaient l'une après l'autre sous l'autorité de Jean Claude Mehu, l'operateur du projecteur, a un épisode ou deux de Tintin et Milou. Tous ces épisodes étaient attendus semaine après semaine. Notre bon père Chetail faisait les commentaires soit sur la vie de Jésus, soit sur Tintin, aide d'une canne de billiard, dont l'ombre portée sur l'écran permettait de suivre les personnages. Le tout sous des cris et une ambiance survoltée avec des arrêts de séance toutes les cinq minutes par notre bon Père Chetail, essayant en vain, de recouvrir le calme nécessaire. Cette même salle servait de vestiaire lors des matchs de basket de l'AS Pontet le dimanche. Le bon père Chetail était mon voisin rue Pierre Curie, sa 4 cv Renault ( ou Vespa 400) était garée au garage Baptiste (rien a voir avec la congrégation !), route de Paris. Je peux en parler pendant des heures tant il a marqué nos premières années de jeunesse. À suivre.....
      • TESTENOIRE Profil de TESTENOIRE
        Jeudi 20 Mars 2014 à 16:18
        Bonjour Wagner J'aimerai rajouter à mon article votre message ci-dessus. M'en donnez-vous le permission?. N'oublions pas non plus que les meilleurs au catéchisme (St-Thérèse et les Tuileries) avaient leurs noms mentionnés dans le bulletin paroissial. Messe du jeudi obligatoire à 8 heures, garçons à droite, filles à gauche ; quelques minutes de chant après la messe, ensuite cinéma et catéchisme pour les premières et deuxièmes années.
      • TESTENOIRE Profil de TESTENOIRE
        Vendredi 21 Mars 2014 à 09:45
    2
    WAGNER
    Jeudi 20 Mars 2014 à 21:11
    Bonjour Bernard, Tous vos articles sont des pépites et j' aurais aimé pouvoir participer davantage à votre aventure ou la mémoire à toute sa place. Soyez donc remercie pour votre démarche et celle de votre groupe d'amis pour nous donner a partager les heureux et tristes moments de l'existence de l'homme qui doit comparer et se souvenir. Toujours. Bien évidemment, vous avez toute la liberté de reprendre, corriger, partager ma modeste prose. J ai dit : à suivre! Donc je laisserai ma plume raconter les attentes des bus en plein hiver, ou les discussions chez le coiffeur Soley..... Bien cordialement, RC
    3
    Nadine
    Mercredi 13 Août 2014 à 17:56
    Bonjour, j'aimerais retrouver des images anciennes de l'avenue Charles De Gaulle. En 1962, j'avais 8 ans, nous habitions au premier étage d'un immeuble (aujourd'hui démoli, et remplacé par la résidence de la Route Bleue). Au rez-de-chaussée, il y avait l'épicerie "Les Docks Lyonnais", tenue par Mr et Mme Thévenot. Mon Papa travaillait à côté, dans une petite usine de bonneterie (Cancalon). J'allais à l'école du Pontet, (en traversant la nationale 7), je prenais la rue Pierre Curie (ma gentille maîtresse s'appelait Mademoiselle Cortambert) . Hélas, nous sommes retournés dans mon pays natal, l'Aube, en avril1964. J'ai la nostalgie du Pontet de mon enfance, mais je ne reconnais plus rien... Merci de votre aide.
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