• La chapelle Ste Marthe à Saint-Symphorien-de-Lay



     

    Illustration : à gauche le vieux bâtiment surélevé de l’ancien fief de la Cloître. Au centre, les 2   tours flanquent l’hospice du XIXème siècle. Derrière, le clocher de l’église.

    La chapelle Ste Marthe était à droite à une dizaine de mètres de là.

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    LA CHAPELLE STE MARTHE  A SAINT-SYMPHORIEN-DE-LAY<o:p></o:p>

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       Selon J. Prajoux, avant que n’existe le bourg, il y avait en ces lieux un vieux moutier construit par quelques moines bénédictins qui s’y établirent en dépendance de Régny dont le prieur garda jusqu’à la Révolution le droit de garde à la cure de Saint-Symphorien.

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       La première chapelle des religieux fut agrandie lorsque les fortifications de Lay, trop exiguës pour contenir les familles en augmentation, les obligèrent à venir se fixer autour du prieuré de St-Symphorien. Ainsi fut bâtie l’ancienne église.

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       En 1284, Conrad de Coucoureze (Cucurieux), se fait présenter le testament de Gilbert de Pradines rédigé deux ans plus tôt. Parmi les témoins, on note « Pierre Mettan recteur de l’église de Saint-Symphorien-de-Lay… »

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       Selon A. Vachet, « la nef droite de l’église actuelle était la nef principale de l’église du prieuré. C’est tout ce qui reste de l’ancien monastère, avec « la maison de la Cloîstre », nom donné au bâtiment attenant à l’église… ».

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       Cette maison devint avec les masures attenantes, le siège d’un fief possédé depuis Jean de Fournillon seigneur dudit, qui teste le 23 décembre 1523, par ses descendants du même nom jusqu’à la Révolution.

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       Au cour du XIXème siècle les bâtiments sont transformés en hôpital. Le prieuré mentionné dans les pouillés du XIVème siècle disparaît au cours du XVIème.

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       Plusieurs habitants se font enterrer à l’intérieur du sanctuaire ; Clémence de la Verpillière, dame de Pesselay et épouse de Pierre de Thélis en 1414. Gérard de Cucurieux, du même fief, en 1428 ; Jean Frépier, veneur de la cour de Beaujeu, en 1472 …

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       Le vieux cimetière s’étendait à l’est de l’église et du prieuré jusqu’à la hauteur de la « Résidence du Cloître » construite par la municipalité Bréchignac pour l’accueil des personnes âgées. Lors de récents travaux de fondation, les entreprises mirent au jour quantité d’ossements confirmant l’emplacement de l’ancien « champ des morts » où avait été édifié une chapelle dédié à Ste Marthe (1). A un demi-siècle d’intervalle, deux documents en font mention.

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       Le 19 juin 1614, Mgr Denys de Marquemont reçu en grande pompe « par Messire Georges Paillasson dict Guignard, prestre curé dudict St Symphorien », après avoir visité en détail l’église, « faitct ses prières, baille la bénédiction au peuple…et repère une petite échelle derrière l’autel fort incommode pour prendre le Saint Sacrement,… »  Il note :

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    « … dans le cimetière de ladicte église qui est clos, il y a une chapelle soubs le vocable de Ste Marthe, de la présentation des Gonin. Messire Jean Gay en est le prébendier. Le revenu vaut trente ou quarante livres. Et nous a ledict Gay promis, puys 3 jours, d’y faire le service. Ladicte chapelle est toute ruynéz, descouverte et des carronnés, fermant neantmoins à clef… »

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    Camille de Neufville, le 13 avril 1660.

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    « …le cimetière est fermé et à un des bouts a une chapelle de Ste Marthe, où est fondée une prébende de <st1:metricconverter productid="40 livres" w:st="on">40 livres</st1:metricconverter> pour une messe chaque lundy. Messire Claude Givre, curé de Croizet est pourvu par dévolut. La chapelle est offerte à ceux qui sont natifs de St Symphorien… »

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       Le premier cadastre de la cité réalisé en 1812 n’en porte plus les traces.

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    (1)   Elle est encore signalée dans un texte de J. Prajoux. « Pendant les guerres de religion… en 1570…une bande de religionnaires sous les ordres de Briquemaut un des capitaines de Coligny pilla et saccagea…la chapelle Ste Marte au cimetière dudit St Symphorien… dans laquelle les soldats se logèrent avec leurs chevaux et les filles de mauvaise vie qu’il traînaient avec eux… »

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                                    G. FOUILLANT et G. PATAY (70 CHAPELLES autour de l’Arbresle, Amplepuis, St-Symphorien-de-Lay, Néronde ; année 1988)<o:p></o:p>

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