• LA MONDEE



    LA MONDEE<o:p></o:p>

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    Nous avions à Saint-Symphorien-de-Lay une quantité importante de noyers. Ces petites noyeraies étaient fécondes et plusieurs de nos moulins broyaient ces noix pour en extraire l’huile utilisée dans la cuisine d’antan. Il fallait autrefois environ 25 ans pour que le noyer produise.

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    Cette production locale explique aussi ces dons habituels de quarterons d’huile offerts aux curés par nos paysans « pour entretenir la lampe du St Sacrement ».

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    Plusieurs anciens évoquent ces veillées des samedis d’hiver où les voisins du hameau se réunissaient pour la mondée.

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    Elle se faisait dans la cuisine autour de la grande table. Les hommes apportaient chacun leur brique où ils avaient évidé plusieurs places. Les sacs de noix une fois apportés, ils installaient une noix dans chaque creux et avec un maillet en bois, habillement, sans écraser, ils cassaient les coquilles. Ils les « versaient » ensuite de l’autre côté de la table où les femmes dégageaient les cerneaux. Souvent, pendant ce temps, une grand-mère assise au coin du feu racontait aux gamins l’histoire du petit chaperon rouge, de Barbe Bleue ou les mille et une fantaisies de la fée Carabosse. Parfois aussi après un verre de vin chaud, on chantait…, on faisait quelques pas de danse.

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    On utilisait beaucoup le bois du noyer pour faire des meubles. Nos grands-parents avaient souvent un mobilier en noyer. Dans chaque ferme des planches de noyer étaient gardées un peu précieusement car elles avaient une certaine valeur. On en vendait quand on avait un coup dur ou plus agréablement pour subvenir aux frais de mariage d'une fille !

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    Ces arbres quasiment séculaires, ont presque tous disparus de notre paysage. Pendant la dernière guerre de 1939-1945, le cuir était réquisitionné. Les chaussures se fabriquèrent alors en grande partie en toile fixée sur semelle bois. Quant aux sabotiers, ils ne vendirent jamais autant de sabots taillés dans les noyers qu’ils achetaient « sur pied ». Plusieurs d’entre eux montaient même de la plaine roannaise pour s’approvisionner chez nous.

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    Avec la culture du colza et l’importation massive des arachides, on ne prit pas la peine de planter de nouveaux noyers…Certains prétendaient aussi que le fait de se reposer à l’ombre de cet arbre provoquait de lancinantes migraine.

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