• LA POSTE A SAINT-JUST-LA PENDUE (Loire) 1° Partie

    LA POSTE A SAINT-JUST-LA-PENDUE (LOIRE)

     

    1881 : Enfin… un bureau de poste

     

    Nous faisons abstraction de la Poste aux chevaux, qui passe tout près, mais qui est la seule façon de se déplacer de Louis XI à 1870, sachant qu’à cette époque la Poste aux lettres utilise la Poste aux chevaux pour acheminer son courrier.

     

    1791 : le premier maire de la commune Jacques Missire crée un poste de « piéton » pour informer ou convoquer les citoyens.

     

    Juin 1832 : il n’existe pas à Saint-Just de service journalier de Postes aux lettres. Le service en vigueur : une ou deux fois par semaine oblige à recourir au garde-champêtre ou à un salarié ;

    Les élus demande un service de Poste quotidien.

    Un « facteur-boîtier » (bouettier) officiel  est alors mis en place pour quérir et porter les lettres à Saint-Symphorien.

     

    1845 : un Bureau de Poste est installé à Neulise, colères des Saint-Justois, ils l’écrivent au préfet : « Auparavant le courrier passant par Saint-Symphorien mettait 1 jour et coûtait 10 centimes, Maintenant  qu’il transite par Neulise, il met 2 jours et coûte 30 centimes ! »

    Ils remettent çà  par un courrier du 30 mai 1869.

     

    1870 : Constatant avec amertume que « les Saint-Colombins » (habitants de Sainte-Colombe) reçoivent, 24 h avant les Saint-Justois, leur courrier arrivé par la gare de Balbigny, le maire Girerd réclame auprès de l’autorité supérieure le même cheminement.

     

    1877 : Le maire demande à l’autorité compétente « que le courrier en voiture ou à cheval qui devra faire le service de la Poste de Saint-Just, ait son point de départ à Saint-Just pour aller à L’Hôpital par Neulise… »

    Quatre ans plus tard, nouvelle proposition pour « prendre le courrier en gare de Balbigny par voiture à cheval avec deux distributions par jour ».

     

    Fin 1881 : Enfin la bonne nouvelle, le ministre des P.T.T a pris la décision : « la fonction de facteur-boîtier de Saint-Just-La-Pendue est convertie en recette simple par la commune pendant 18 ans ».

     

    Tenu par Melle Zacchéo, le premier Bureau de Poste est ouvert tous les jours de l’année de 7 h du matin à 7 h du soir sans interruption.

     

    L’inauguration  en est faite le premier de l’An 1882 ; provisoirement Dans une pièce de la mairie. Puis, après un projet sans lendemain, proposant une maison de La Ruette, le bureau s’installe pour la durée prévue dans un local loué à M. Pardon, tanneur.

     

    La premières circulaire envoyée à la Receveuse est amusante :

     

    « …le poids des timbres-postes est compris dans le poids des lettres sur lesquelles, ils sont apposés… »

     

    1884, le télégraphe apparait :

     

    Du lointain ancêtre articulé avec lequel Chappe, en 1794, annonce à la Convention la prise de Quesnoy par les armées de la République, jusqu’aux applications de l’électromagnétisme par Samuel Morse et son alphabet, nous voilà solliciteur de la nouvelle invention qui sera mise en place en 1884 avec un porteur rétribué 50 F l’an.

     

    Curieux les Saint-Justois se pressent pour admirer la prodigieuse avancée technique. Par un fil relié à Roanne avec relais à Neulise, 30 minutes suffisent à échanger les messages. On regarde avec étonnement l’appareil mystérieux dont le ruban, dans un cliquetis rapide enregistre des points et des traits. On s’étonne de la science de la receveuse, nouveau Champollion local, qui décrypte, traduit et transcrit.

     

    Le portage de ces « dépêches-télégraphes » souvent annonciatrice de mauvaises nouvelles est confié à la veuve Rodéry avec salaire annuel de 150 f. Lui succéderont Mmes Rey, Giraud, Henry, Berry, Missire, qui lèveront aussi les boîtes aux lettres. Suivrons MM. Mmes Colombat, Coquard, Prost, Etienne Noyel, Gazziola, Benoît Magnin.


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