• LA POSTE A SAINT-SYMPHORIEN-DE-LAY

     

    LA POSTE A SAINT-SYMPHORIEN-DE-LAY

     

    La recette postale s’ouvre en 1700.

     

    Le  1° janvier 1849 émission du premier timbre Français : le 20 centimes Cérès noir (1) et ouverture du télégraphe au public.

     

    En septembre 1864, sous l’égide du maire le conseil municipal vote une somme de 200 francs pour l’installation d’une ligne télégraphique.

     

    En 1878, la IIIème République décide de créer un Ministère des Postes et Télégraphes et c'est un dénommé Adolphe Cochery, député du Loiret, qui en a la charge.

     

     Auparavant, le télégraphe était rattaché à l'armée. Quant à la Poste, elle était rattachée au Ministère des Finances. On considérait que c'était une taxe, un impôt indirect que de payer pour envoyer une lettre et transmettre des nouvelles ou de l'information...

     

    La commune s’acquitte d’un certains nombre de conditions, dont les dépenses afférentes à l’installation d’une sonnerie d’appel au domicile du porteur de télégramme, ainsi que de sa rémunération en accord avec le receveur du bureau.

    L’argent est pris sur l’article 26 du budget de la commune sous le titre « Loyer et frais du bureau de télégraphe ».

     

     

    Madame Goyet, chargée du service télégraphique donne sa démission pour raison de santé en 1882.

     

    Le 29 juin 1889, un bail de 9 ans (devant donc prendre fin en 1898) est passé entre l’Administration des Postes de la Loire et Monsieur le docteur en médecine Gouillioud Claude Paul résidant à Lyon, pour la location d’un immeuble, situé rue de l’église destiné à l’installation d’un bureau de poste et de télégraphe.

     

    Le loyer annuel est fixé à 500 francs.

     

     L’Administration donne aussi la liste de travaux à exécuter par le propriétaire pour rendre le bureau acceptable. Ne prenant aucun risque ; elle fait savoir :

    « Il demeure expressément convenu que dans le cas où l’intérêt du service viendrait à exiger, soit le déplacement, soit la suppression du bureau de poste, le présent bail serait résilier de plein droit, à charge par l’Administration de donner un avertissement six mois à l’avance ».

     

    Le 29 juin 1898, le bail est renouvelé pour une durée de 9 ans soit jusqu’en 1907.

     

    Un courrier du 1° février 1900 du Préfet de la Loire propose de relier la commune au réseau téléphonique départemental coût 600 francs. La proposition est acceptée au conseil municipal du 8 février suivant.

     

    En 1907 et 1916, le bail est régulièrement renouvelé pour se terminer en 1925.

     

    Extraordinairement, en 27 ans le montant du loyer annuel est resté inchangé à 500 francs.

     

    Le bâtiment est racheté par la commune, qui veut le faire démolir pour ce faire en octobre 1925,  Mr Bal signe un accord avec la poste pour que le bail soit signé pour 4 ans et 8 mois et devant se terminer le 31 décembre 1930.

     

    Le bâtiment est amputé du jardin et d’une cave extérieure. Mais la location passe de 500 francs à 1000 francs. Conséquence de la « Grande Guerre » l’inflation arrive, galopante et prévue pour durer.

     

    En 1929 le nombre d’abonnés au téléphone est de 21 ; ce nombre n’ira qu’en augmentant. La mairie est elle-même reliée suite à l’accord du Conseil municipal du 9 novembre 1930.

     

    Notre bâtiment est toujours debout quand le 10 septembre 1930, le maire Jacques Bal signe un nouveau bail de 9 ans avec l’administration des Postes pour la durée du 1° janvier 1931 au 31 décembre 1939, le loyer passe à 4000 francs.

     

    Avec le nouveau bail un énorme changement s’opère après de grosses réparations.

    L’accès du public ne se fait plus rue de l’église (Place de la Concorde actuelle) mais s’ouvre côté « Place du marché ».

     

    Le conseil municipal du 25 mars 1934 demande l’installation de postes téléphoniques ruraux :

    ·        A la Roche, à 1 km, au café Cortey

    ·        A Ronfin, à 3 km, chez Fleury Berthelot

    ·        A Maroilles, à 2,7 km, chez Charles Givre

    ·        A Montcizor, chez Mathieu Moine

    ·        A Thélis, à 4 km, chez Jacques Prost

    ·        Au Picard, à 2,8 km, chez  Farabot, cafetier

    ·        Au Mathorey, à 2,6 km chez Delorme

    Nous ne connaissons pas les choix faits.

     

    Le 2  mars 1940, le bail est prorogé pour 9 ans.

     

    Le 3 janvier 1950 (notre bâtiment est toujours debout) le maire, Mr Mignard signe un nouveau  bail qui court su 1° janvier 1949 au 31 décembre 1957 ; Le loyer annuel est fixé à 28 000 franc, pour être porté à 60 000 francs (délibération du Conseil municipal du 13 mars 1955) à partir du 1 janvier 1955.

     

    En 1980 la Poste (le bâtiment est toujours debout) va laisser la place du Marché, en centre ville, pour se porter sur la Nationale 7, en haut du bourg, où elle se trouve encore aujourd’hui. Une imposante station de relais téléphonique fut installée à cet endroit dans le milieu des années 30.

     

    Dans les années 1990 la municipalité conduite par monsieur Paul Bréchignac, voulait réintégrer la Poste dans le centre pour avoir un bourg homogène et touristique. Sa demande ne fut pas suivie d’effet. Cette grande administration au service du public était au début de son déclin.

     

    Finalement l’ancien bâtiment de la Poste qui faillit disparaître en 1925, avait très bien résisté pendant 56 ans avant d’être livré aux pioches des démolisseurs dans le courant du mois de février 1981.

     

     

     

     

     

     


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