• La route de Paris à RIORGES (Loire)

     
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                                                                      Voie royale, impériale, NATIONALE 7

                                                                            Route Bleue : la route de Paris

     

    Dire que l’axe Paris Lyon Marseille est l’un des plus important de France est une vérité que monsieur de Lapalisse n’aurait pas contestée.

    La Nationale 7, que Charles Trenet a fait entrer dans la légende, est la plus longue route de France. Elle relie Paris à Antibes en passant par Riorges bien sûr !

    Jusqu’au Moyen-Age, la  « voie française » de Lyon à Nevers, qui constituait l’axe principal en direction de Paris, passait par Thizy, Charlieu et Digoin. Une autre voie importante «  le Grand Chemin de Forez » reliait Montbrison à Nevers, via Saint-Haon-le-Châtel et le Crozet. Roanne à l’écart n’était qu’un petit village.

    Pourtant, un bien modeste chemin appelé  « Romeret » joignait le gué de la Loire de Roanne à le Crozet. Fréquemment impraticable à cause des crue de l’Oudan, il était aussi nommé « le malfamé » en raison des bandits de grand chemin qui n’hésitaient pas à tendre des embuscades et même assassiner les voyageurs qui s’y aventuraient le soir venu.

    Mais ce chemin va s’imposer comme route principale et Roanne va se développer au détriment de Charlieu  et de Saint-Haon-le-Châtel

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    Dès 1449, l’itinéraire de Roanne à Lyon devient Grand Chemin Royal. Les marchands franchissent la Loire à Roanne, désormais carrefour sur l’axe routier et l’axe fluvial. En 1537, le chemin de Roanne à La Pacaudière devient lui aussi Grand Chemin Royal : l’ancêtre de la Nationale 7 de Paris à Lyon est né.

    De ce fait, le chemin est emprunté par bien des cortèges princiers, comme Louis XI rentrant d’un pèlerinage au Puy en 1476, ou encore Louis XII revenant des guerres d’Italie. Le facteur déterminant de cet essor est le choix pour cet axe de l’établissement de relais routiers pour la poste royale de sept en sept lieues.

    D’abord destinés à fournir chevaux frais, postillons, hébergement aux services royaux, ils s’ouvrent à tous les publics dès le début du XVI° siècle. La route en ce temps-là n’est pas pavée mais empierrée plus ou moins régulièrement. Sully, le Premier ministre d’Henri IV, sera le premier à faire planter des ormes sur les côtés, pour le confort des équipages et la production de bois. Il instaura la Corvée, un impôt particulièrement impopulaire qui oblige tous les riverains à venir entretenir la chaussée quelques jours par an ; elle sera supprimée à la Révolution de 1789.

    Aux XVII° et XVIII° siècles ; les routes deviennent plus sures et mieux entretenues. En 1716, l’administration des Ponts et chaussées voit officiellement le jour. Ses travaux seront consacrés à la construction, à la mise au gabarit et à l’alignement des routes et ouvrages d’art. On commence à paver les chaussées même si c’est au détriment du confort : l’important est de les garder les plus sèches possible et d’évacuer rapidement l’eau pour éviter les déformations et les ornières. Par temps sec, on circule sur la terre, à côté du chemin, et en cas de pluie on monte sur le pavé !

    Sous l’Empire sort le décret du  décembre 1811 qui numérote et classe les routes. La Nationale  est à l’époque la Route Impériale N°7 est à l’époque la route Impériale N° 8 de Paris à Rome. La route est reclassée royale en 1823, nationale en 1830, à nouveau impériale en 1853.pontet 4

    LE SIECLE DE L’AUTOMOBILE ET DES CONGES PAYES

    Si, à leur invention, beaucoup considèrent le vélo et l’automobile comme de charmants passe-temps pour riches oisifs désœuvrés, certains les voient comme les vecteurs futurs du tourisme et du voyage. Eugène Serpollet effectue le premier voyage Paris-Lyon à bord d’un tricycle à vapeur en 1890. Hippolyte Panhard va de Paris à Nice en 1893. Trois ans plus tard a lieu la première course Paris-Marseille-Paris. Les frères Michelin éditent en 1900 un guide à l’usage des automobilistes tiré à 35 000 exemplaires, alors qu’il ne circule que 300 voitures en France ! On commence à goudronner les chaussées dans les années 20 pour lutter contre la poussière et l’idée d’une automobile populaire commence à faire son chemin.

    Après les congés payés de 1936 ; initiés par le gouvernement de Front Populaire de Léon Blum, la Nationale 7 devient plus touristique. Le soleil du midi attire les nordistes et l’on assiste alors à une explosion de restaurants, d’auberges, de stations-service…

    LA ROUTE BLEUE

    Les habitants de Saint-Etienne ne voyaient pas beaucoup de vacancier, ceux-ci passaient par Lyon pour rejoindre la méditerranée. La chambre de commerce de Saint-Etienne crée en 1933 une association « La route Bleue » chargée de faire la promotion touristique de l’itinéraire Paris-Côte d’Azur par Roanne et Saint-Etienne, puis Annonay et la vallée du Rhône. Elle était balisée par des plaques émaillées et de grands panneaux bleus à lettre blanches.

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    Mais en 1970, l’autoroute est ouverte de Paris à Marseille, via la vallée de la Saône. La RN7 est court-circuité de Paris à Lyon et Roanne se retrouve à l’écart de ce grand axe Nord-Sud.

    On rentre dans une nouvelle époque, plus rapide certes, mais beaucoup moins poétique !

                             BULLETIN MUNICIPAL RIORGES JANVIER 2013

     

    Savez-vous que : « Les 1000 bornes » est un jeu de société utilisant des cartes spéciales sur le thème de la course automobile à ses débuts. Il a été inventé en 1954 par Edmond Dujardin, un éditeur de matériel pour auto-écoles, illustré par Joseph Le Callennec. Le nom du jeu vient des bornes kilométriques jalonnant le réseau routier français et de la longueur de la mythique et ancienne Route nationale 7, en France, qui fait environ 1 000 km (996 km exactement)

     


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