• « LE BONHOMME AU DRAPEAU »

     

    C’était hier !

     

    « LE BONHOMME AU DRAPEAU »

     

    Guide l’exposition « FAIENCES DE ROANNE » témoignage du passé culturel de notre cité

     

    De mai jusqu’au 18 décembre, le musée Joseph Déchelette présente sur les faïences de Roanne, depuis le XVIII° siècle, une exposition installée à l’occasion d’un don récent et important dont a bénéficié notre cité.

     

    Mise en place par M. Bornibus, conservateur du musée et son équipe, l’exposition fut ouverte vendredi après midi en présence de nombreuses personnalités dont M. Jean Auroux, maire de Roanne et conseiller général, accompagné de nombreux conseillers municipaux et adjoints, dont M. S. Feugère, premier adjoint, et Mme Guillou adjointe aux affaires aux Affaires culturelle ; les maires des communes voisines ou leurs représentants ; les présidents des sociétés culturelles roannaises ; les représentants des comités d’entreprises, M. Bonnet, président du tribunal etc.

     

    Il faut enfin noter la présence de MM. René Mancey et Jean Broisin(un des membres fondateurs de notre Association des Chemins du Passé, il fut docteur à Saint-Symphorien-de-Lay et par la suite maire du village de Pradines), aux travaux desquels les faïences de Roanne doivent d’avoir été révélées ainsi que celle de M. Henry-Pierre Fourest, Conservateur du Musée National de céramique, et du docteur Francis Morin, président du Groupe d’étude et de recherche de céramique de Paris. Deux éminents spécialistes dont le déplacement à Roanne donnent un label d’authenticité indiscutable à cette exposition.

     

    Grâce aux relativement récentes découvertes archéologiques et à l’examen d’archives dont les plus anciennes remontent au XVI° siècle, Roanne est reconnu comme ayant non seulement eu des faïenciers mais comme ayant atteint une production originale d’une verve bien particulière avec le »bonhomme au drapeau » de l’époque révolutionnaire.

     

    Bien entendu, avant de créer avec un génie propre au pays la faïence roannaise avait subi l’influence italienne, la mode des XVII° et XVIII° siècle, l’influence aussi des faïenciers installés à Roanne et formés à l’école de Marseille et de Moustiers.

    Il faut cependant noter la qualité de cette faïence de Roanne, la beauté de toute une gamme d’émaux, dont celui dit « cristal », qui permet à la faïence de rivaliser avec la porcelaine. La fraicheur des motifs floraux, l’harmonie des couleurs, qui lui donnent une originalité prouvant un passé artistique et culturel Roannais.

     

    Ainsi, M. Bornibus puis M. Fourest parlèrent-ils de cette faïence de Roanne avec beaucoup de verve et de chaleur que nous ne le rapportons, puis M. Mancey avec adoration.

     

    Les fouilles archéologiques ont authentifié l’existence des fabriques de faïences à Roanne en permettant de découvrir de nombreuses tessonnières, c’est-à-dire des sites où étaient jetés les tessons de fabrication manquée. A souligner que la production roannaise se prolonge, de façon assez rare en France pour cette technique, jusqu’au plein début du XIX° siècle.

     

    Suivra une production plus courante, encore et toujours originale, puis ce sera l’industrialisation qui donnera à la céramique locale un nouvel essor.

     

    M. Auroux affirma l’intérêt de la municipalité pour le passé culturel de Roanne et son désir de valoriser la production roannaise. Il félicita les organisateurs et installateurs de cette exposition attrayante et remercia le donateur, qui veut garder l’anonymat, d’avoir livré un tel patrimoine local au musée.

     

    Il souligne enfin que cette exposition rassemble des Roannais de toutes tendances et de tous horizons, ce qui prouve que la culture est la liaison entre les hommes dans le temps et dans l’espace.

     

               J. Treille (Le Progrès du 9-5-1977)


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