• Le chantier du siècle 1863 (Tunnel des Sauvages)


     

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    Le chantier du siècle en 1863<o:p></o:p>

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    Les Sauvages est le plus long tunnel ferroviaire de France après celui du Mont-Cenis.

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                                Rappel de l’implantation dans nos collines ligériennes du premier chemin de fer français allant de Saint-Etienne au Coteau en passant par Andrézieux, Balbigny, Neulise, Saint-Symphorien-de-Lay, Neaux, l’Hôpital-sur-Rhins, Parigny et Varennes (Roanne, rive droite de <st1:personname productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:personname>, avant la construction du pont)

    1863 : la compagnie P.L.M. décide le percement du tunnel des Sauvages qui fut en son temps le chantier du siècle. Documents provenant d’une descendante d’un propriétaire silvageois (nom des habitants des Sauvages).

    Les corps de métiers entre autres : bourreliers, charrons, maréchaux-ferrants, charpentiers, boiseurs, maçons, cordonniers, cuisiniers ; les ingénieurs logeaient sur place…Aménagement d’une baignoire circulaire pavée pour le personnel : ingénieurs et ouvriers, et une autre pour les chevaux.

    Chantier cyclopéen : entreprise Klaus, ingénieur M. Bazaine. Début des travaux fin 1863 ; le 4décembre cérémonie officielle : messe, fanfare, bénédiction de l’entreprise et salves de tirs de mines, un banquet acheva les réjouissances.

    Cinq ans de travail, le premier train franchit le tunnel le 16 octobre 1868 (le tronçon venant de St-Germain-au-Mont-d’Or avait été ouvert le 14 mai 1866). Le souterrain est en ligne droite, longueur <st1:metricconverter productid="2ᅠ926 m│tres" w:st="on">2 926 mètres</st1:metricconverter>. Coût total cinq millions cinq cent mille francs de l’époque. Le massif des Sauvages est formé de roches granitiques. Juste sous le village, il y a un important filon de porphyre quartzifère enserré entre deux bancs de grès anthracifère décomposés au nord et métamorphiques au sud. Hauteur de la galerie, <st1:metricconverter productid="6 m" w:st="on">6 m</st1:metricconverter> sous clef, section de <st1:metricconverter productid="8,04 m" w:st="on">8,04 m</st1:metricconverter>. L’aération et l’évacuation des fumées de locomotives imposaient un alignement correct, profondeur des puits entre 100 et150 mètres. Rampe extérieure côté Tarare et Amplepuis 0,026 m/m et 0,012 m/m, voire 0,04 m/m à l’intérieur, altitude <st1:metricconverter productid="560 m│tres" w:st="on">560 mètres</st1:metricconverter>.  Problème majeur : la déviation des sources sur le massif : débit 35O m3 par 24 heures dont 150 pour les besoins de la gare et 200 pour le réservoir de Tarare ; côté Amplepuis <st1:metricconverter productid="26 m3" w:st="on">26 m3</st1:metricconverter> seulement.

    Suite aux travaux, les puits et les fontaines se tarissent dans le secteur ; les propriétaires, municipalité en tête, intentent un procès à la compagnie le 18 novembre 1866, renouvelé le 30 mai 1869. La compagnie P.L.M. étudie un projet comportant un réservoir de 5 à <st1:metricconverter productid="600 m3" w:st="on">600 m3</st1:metricconverter>, un abreuvoir, un lavoir, une distribution d’eau par robinets exécutée à ses frais (demande repoussée par l’administration supérieure), 14 plaignants ne demandaient pas d’argent mais de l’eau.

    Expertises des thèses, abaissement de la nappe phréatique : position élevé du village, situation sur la ligne de partage des eaux : évaluation des préjudices, composition des familles, importance du cheptel.

    Polémiques : chacun se défend, arguments des deux parties, on ergote sur les dates, pour les indemnisations, calcul des indemnités pour les ménages, les fermes. Comparaisons avec la distribution de l’eau en étage à Lyon et Paris ? Modulation en fonction des mois de sécheresse, voire approfondissement des puits. Rapport du conseil de préfecture : procès gagné par les Silvageois, payement d’une indemnité par la compagnie P.L.M.

    Cette œuvre grandiose fut remise en cause trente ans après par le problème des rampes : on envisage un nouveau tunnel qui ne sera jamais construit ; la double traction est encore utilisée de nos jour ; adaptation stricte aux besoins : trains Corail limité à huit voitures.

    Le nombre de mariages a quintuplé durant le chantier du tunnel ; un hôpital ambulant avait été installé sur le chantier au « Fond-du-Pouet » ; on meurt aussi sur le chantier, la sécurité est en cause.

    <o:p>                                                   Chevillard Etienne ( Les bonnes feuilles)
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