• Le Repos du Dimanche (1° partie)


     

    LE REPOS DU DIMANCHE (1° partie)<o:p></o:p>

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    Les députés de l’actuelle majorité du président Sarkozy veulent faire travailler le dimanche créant ainsi  « un retour en arrière d’avant Confucius » qui vivait pourtant 550 ans avant l’ère chrétienne.<o:p></o:p>

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    En donnant à l’homme des forces mesurées, la Providence l’a mis dans la nécessité de refaire son organisme, non seulement par des heures bienfaisante d’un sommeil réparateur, mais encore par certains jours de répit, sous peine de voir son intelligence s’affaiblir, sa santé s’altérer, et une décrépitude prématurée l’envahir.<o:p></o:p>

    Non moins certes que le cheval et le bœuf, l’homme a besoin de « dételer » quelques fois ; aussi le chômage fut-il l’accessoire naturel des fêtes religieuses.<o:p></o:p>

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    D’autre part, le désir de se recréer, si instinctif chez l’homme l’a engagé à interrompre son travail, alors même qu’il y avait pour lui ni besoin physique ou intellectuel, ni devoir de piété. Il en résulte qu’on peut classer les jours de repos en deux catégories : d’une part ceux accompagnant les solennités religieuses ; et d’autre part, les jours de divertissements profanes, tel que, au moyen âge, les singulières fêtes balladoires.<o:p></o:p>

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    Or, dans les fêtes d’obligation religieuse, l’historique du repos hebdomadaire et de sa transformation provisoire en Décadi, occupe évidemment une place importante.<o:p></o:p>

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    Non seulement chez tous les peuples, les jours fériés ont été célébrés périodiquement par une suspension de travail, mais presque partout le repos revenait de sept jours en sept jours.<o:p></o:p>

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    Dans les livres sacrés antérieurs à Confucius (qui vivait 550 ans avant l’ère chrétienne), on voit que la Divinité devait être glorifiée à chaque septième lever de soleil : « Vous viendrez honorer de sept jours en sept jours le Tien (ou ciel suprême) ».<o:p></o:p>

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    Les Annales de la Chine de Sec-Masien, les textes du Chou-King et d’autres encore racontent que, de temps immémorial, les empereurs chinois offraient un sacrifice à la suprême Unité Tay-Y, tous les sept jours, et interdisaient le négoce en cette journée appelée le grand jour.<o:p></o:p>

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    Aristobule, philosophe péripatéticien, cite divers passages d’Homère et Hésiode qui signalaient ce jour comme saint pour l’univers entier.<o:p></o:p>

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    Platon, au livre II des Lois, fait cette étonnante déclaration : « Les dieux, touchés de compassion pour le genre humain condamné par sa nature au travail, nous ont ménagé des intervalles de repos dans la succession régulière des fêtes instituées en leur honneur, afin qu’avec leur secours, nous puissions raffermir notre éducation qui se relâche et se corrompt à bien des points de vue, dans le cours de la vie. »<o:p></o:p>

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    Impossible de mieux signaler le sens et la portée morale du repos périodique.<o:p></o:p>

    Les Indous, les Perses, Les Chaldéens, les Égyptiens, les Péruviens avaient en grande estime le septième jour ; les Athéniens et les Romain le célébraient aussi, et les Druides de Bretagne le tenaient pour sacré.<o:p></o:p>

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    Il est indubitable que, même avant que Moïse eût fait du repos du sabbat un précepte de législation, ce jour était fêté par le peuple. Ce qui le prouve, c’est la formule même dont le législateur sacré fait usage : « Souvenez-vous de sanctifier le jour du sabbat » (Mémento ut diem Sabbati sacrifice : Exode, XX, II).rappelant ainsi chacun à l’observance d’une institution préexistante.<o:p></o:p>

    Rappelons que le sabbat ou châbbath chez les Israélites  commence le vendredi soir pour finir le lendemain à la tombée de la nuit.<o:p></o:p>

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    L’usage de la célébration du dimanche, substitué par l’Église au sabbat des Juifs pour glorifier le jour de la Résurrection, fut sanctionné par les empereurs chrétiens. Un des premiers soins de Constantin fut d’interdire aux tribunaux de rendre la justice ce jour-là et les rudes labeurs furent défendus aux artisans, mais pas aux agriculteurs, le travail des champs semblant une nécessité. En décrétant le chômage dominical, Constantin s’adressait particulièrement aux païen, car les chrétiens, eux, avaient déjà pour règle la prescription religieuse que l’empereur voulait confirmer officiellement par une loi civile.<o:p></o:p>

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    Théodose maintint les mêmes prohibitions, tout en autorisant l’affranchissement des esclaves le dimanche, comme mesure louable et agréable à Dieu.<o:p></o:p>

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    Dans une intéressante loi de Léon I°, empereur d’Orient, en L’an 460, on lit ceci « Que dans le jour du Seigneur, éternellement digne d’honneur et de respect, on ne fasse aucun acte de procédure ; que le débiteur ne reçoive pas de sommation, et que l’on entende pas de plaidoirie ; que la rude voix de l’appariteur se taise ; que les plaideurs interrompent leurs disputes et jouissent d’un moment de trêve ; que les adversaires cherchent plutôt à se réconcilier, et que le repentir se glisse dans leur âmes ! Nous voulons que le dimanche soit une date de repos et non un jour de plaisirs vulgaires : que le dimanche donc on suspende les représentations théâtrales, les courses de l’hippodrome et les lamentables combats de bêtes féroces.<o:p></o:p>

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    Un décret de Childebert 1° tolère seulement, pour tout travail, de prépare les aliments nécessaires à la vie ; et par un second décret de 554 ce même prince défend l’ivresse, les bouffonneries et les chants pendant les nuits qui précèdent les fêtes, sous peine de cent coups de fouet.<o:p></o:p>

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     (à suivre…)<o:p></o:p>

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