• Les calendriers


     

    LES CALENDRIERS<o:p></o:p>

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    LES CALENDRIERS CHALDEENS ET HEBREUX :

    Premiers calendriers connus, arrivés jusqu’à nous, les calendriers hébreu et chaldéen comptaient douze mois de 29 et 30 jours, puisque basés sur les lunaisons. Pour retrouver l’année solaire et donc les saisons, on y rajoutait un 13° mois tous les trois ans.

    On retrouve leurs traces plus de 4 000 ans avant notre ère.

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    LE CALENDRIER EGYPTIEN :

    Il comportait à l’origine douze mois de 30 jours.

    Pour arriver à une année de 365 jours, les Anciens lui ajoutèrent cinq jours appelés EPAGOMENES.

    Ce principe simple reste en vigueur plus de 4 millénaires. Il réglait les fêtes civiles en religieuses sans tenir compte des saisons. Cependant, en se basant sur les crues régulières du Nil, les mathématiciens et astronomes égyptiens constatèrent la dérive de leur calendrier d’un jour tous les quatre ans.

    Ils furent donc les premiers à donner une valeur précise à l’année des saisons, soit le chiffre de 365, 25 jours. Chiffre précis pour l’époque mais un peu trop optimiste de quelques centièmes de jour, erreur suffisante pour décaler le calendrier au fil des siècles.

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    LE CALENDRIER GREC :

    D’abord purement lunaire, celui-ci se référa très vite aux travaux des champs, à l’observation des étoiles et constellations et aux phénomènes météorologiques.

    Ces calendriers axés sur les événements de la vie quotidienne étaient très appréciés des paysans et des marins. Ils prirent le nom de PARAPEGMES et connurent un franc succès car, au-delà des renseignements purement physiques d’astronomie, de météorologie et de culture, ou y trouvait une sorte d’horoscope où bonne fortune et aléas étaient consignés.

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    LE CYCLE DE METON :

    L’inconvénient majeur des PARAPEGMES était leur mode de calcul, basé sur les lunaisons ? Mode de calcul, qui malgré les corrections apportées amenait un décalage dans le temps, du calendrier.

    En 433, à l’occasion des Jeux Olympiques, le mathématicien grec METON calcula que 19 années de saisons contenaient exactement 235 lunaisons.

    Cette découverte capitale pour le calendrier prit le nom de « Cycle de Méton ».

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    LE CALENDRIER JUIF :

    Basé sur le mode luni-solaire, il comporte, selon les années douze ou treize mois de 29 et 30 jours en alternance. Il trouve son point de départ le 7 octobre 3761 avant Jésus-Christ, date présumée pour le, peuple juif, de <st1:PersonName productid="la Cr←ation" w:st="on">la Création</st1:PersonName> du Monde.

    L’année commence au moi de TISSERI entre le 10 septembre et le 10 octobre.

    Un cycle de 19 années est nécessaire pour retrouver la coïncidence année solaire/année israëlite.

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    LE CALENDRIER MUSULMAN :

    Exclusivement lunaire, il a été adopté en 632 après Jésus-Christ. Composée uniquement de 12 mois de 29 et 30 jours l’année musulmane prend chaque année dix à douze jours d’avance sur l’année solaire.

    L’Hégire, correspond à la date de la fuite du Prophète à Médine le 16 juillet 622, est célébrée le premier jour du 3° mois.

    Le 9° mois est le mois du Ramadan, mois de jeûne absolu entre le lever et le coucher du soleil.

    Il est curieux de constater que quand nous comptons 33 ans, les musulmans en comptent 34 et que, pour eux, le dimanche est le premier jour de la semaine.

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    LE CALENDRIER CHINOIS :

    En vigueur jusqu’en 1911 et basé sur le mode luni-solaire, il comprenait une alternance d’années courtes de 354 jours et longues de 383 jours.

    Les Chinois utilisèrent le principe du cycle de Méton pour corriger les errances de leur calendrier.

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    LE CALENDRIER ROMAIN :

    Avec le calendrier romain  nous arrivons à l’origine de notre calendrier actuel.

    Purement lunaire à l’origine, il comprenait, en 753 avant Jésus-Christ, dix mois totalisant 304 jours, puis douze mois comptant 355 jours.

    Chaque mois portait un nom correspondant à sa place numérique dans le calendrier ; september pour le 7°, november pour le 9°, december pour le 10°…, noms que l’on retrouve dans notre calendrier actuel… mais pas à la même place.

    C’est du calendrier romain qu’est issu le seul mois comptant 285 jours, le mois de février. Alors dernier mois de l’année romaine il était le seul à comporter un nombre pair de jours.

    Ce mode de calcul était laissé à l’appréciation des Pontifes qui usaient  et abusaient du système pour favoriser, par l’octroi des jours fériés, leurs amis et leurs petites affaires. Devant les hésitations du calendrier et les agissements des Pontifes, Jules César alors maître-tout-puissant de Rome, décide une réforme et crée le calendrier Julien.  Nous sommes en 45 avant Jésus-Christ.

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    LE CALENDRIER JULIEN :

    Le maître de Rome décide donc que désormais, tous les quatre ans, l’année aura 366 jours et portera le nom de bissextile.

    Pour mettre en œuvre son calendrier réformé, il fut décidé que l’année 45 avant Jésus-Christ serait de 455 jours afin de rattraper le retard pris par l’ancien calendrier. Cette très longue année fut appelée « année de confusion ».

    De plus pour des raisons purement administratives, Jules César décide que l’année débuterait maintenant le premier janvier, date habituelle de nomination des consuls.

    On peut affirmer que l’ère du calendrier Julien qui ne prendra fin qu’en 1582, débute donc le premier janvier de l’an 45 avant notre ère.

    Autre incidence sur notre calendrier actuel, sont les noms des jours de la semaine. Dimanche étant le jour du Seigneur (Dominus) ; mardi le jour de Mars ; mercredi le jour de Mercure…

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    LE CALENDRIER GREGORIEN :

    Le calendrier Julien avait donc apporté une meilleure définition de l’année. Cependant, en 1582, le retard accumulé par ce mode de calcul atteignait 10 jours.

    Le Pape Grégoire XIII s’en émeut et réunit alors plusieurs savants et mathématicien pour y remédier.

    Pour conserver indéfiniment la coïncidence calendrier-saisons, il est calculé qu’il suffit de supprimer trois jours en quatre siècles. Le Pape Grégoire XIII décide donc que, d’une part, les années bissextiles tous les quatre ans , directement héritées du calendrier Julien, seront maintenues mais aussi que, d’autre part, les années séculaires, c’est à dire se terminant par deux zéros, cessent de l’être et deviennent des années communes. Toutes. Sauf celles dont le nombre de siècles et divisible par quatre. Les millésimes 1600 et 2000 resteront donc des années bissextiles.

    Par ce mode de calcul apparemment compliqué mais pourtant tout simple on supprimait donc trois jours tous les quatre siècles et la coïncidence était établie. Le décalage de 1582 étant de 10 jours, le Pape Grégoire XIII décida donc qu’en Italie, le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi du 15 octobre.

    Henri II et <st1:PersonName productid="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> adoptèrent cette réforme et le 9 décembre 1582 fut donc suivi directement du 20 décembre.

    Le calendrier Grégorien apportait par rapport au Julien, une précision largement suffisante aux exigences de la vie moderne. Il fut quasi unanimement adopté par l’ensemble des nations mais à des époques différentes. <st1:PersonName productid="La Grande-Bretagne" w:st="on">La Grande-Bretagne</st1:PersonName> ne l’adopta qu’en 1752, <st1:PersonName productid="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName> en 1918 et <st1:PersonName productid="la Gr│ce" w:st="on">la Grèce</st1:PersonName> seulement en 1923.

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    LE CALENDRIER REPUBLICAIN :

    1789. <st1:PersonName productid="la France" w:st="on">La France</st1:PersonName> vit sa révolution.

    Dans sa rage de rejeter tout ce qui incarne <st1:PersonName productid="la Royaut←" w:st="on">la Royauté</st1:PersonName> et l’Eglise, les révolutionnaires s’attaquent au calendrier Grégorien.

    Un décret de <st1:PersonName productid="la Convention" w:st="on">la Convention</st1:PersonName> en date du 5 octobre 1793 institue le calendrier Républicain. Celui-ci prend effet le 22 septembre 1793 date, à la fois, de la proclamation de <st1:PersonName productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, et fort curieusement et par le plus grand des hasards, de l’équinoxe d’automne.

    L’ère de <st1:PersonName productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> va donc durer de septembre 1793 au 31 décembre 1805.

    Le calendrier comporte douze mois de 30 jours plus cinq jours ; six les années bissextiles , ajoutés après le mois de Fructidor.

    Les noms de mois : Fructidor, Brumaire, Pluviose, Floréal et. Sont l’œuvre du conventionnel Fabre d’Eglantine.

    Un décret de Napoléon 1er, en date du 9 septembre 1805 mettra un terme à l’utilisation, il est vrai peu appréciée, du calendrier républicain.

    Le 1er janvier 1806, <st1:PersonName productid="la Franced" w:st="on">la France</st1:PersonName> retrouve son calendrier Grégorien.

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