• Mandrin attendu à St-Symphorien-de-Lay


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    En marge de la prochaine conférence, sur les greniers à sel, le 15 janvier prochain, à la Médiathèque de Roanne de notre ami Bertrand Lacroix.

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    MANDRIN ATTENDU À SAINT-SYMPHORIEN-DE-LAY<o:p></o:p>

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    De Boën à Charlieu (23-25 octobre 1754)<o:p></o:p>

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    Le même jour, sur les sept heures du soir, la troupe composée de cent hommes pénètre dans Boën. Mandrin établit son quartier général à l’hôtel de la Croix-Blanche, rue de l’Hospice. Comme ailleurs, ses hommes se présentent chez les débitants de tabac exigeant <st1:metricconverter productid="2ᅠ000 livres" w:st="on">2 000 livres</st1:metricconverter> pour du tabac et des indiennes qu’ils veulent débiter.

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    Les marchands, peu fortunés se décident après les menaces habituelles à emprunter <st1:metricconverter productid="1ᅠ200 livres" w:st="on">1 200 livres</st1:metricconverter> au trésorier de l’hôpital. Vers dix heures du soir, ils parviennent à réunir les <st1:metricconverter productid="2ᅠ000 livres" w:st="on">2 000 livres</st1:metricconverter> réclamées « …lesquelles ont esté comptté a l’instant audit sieur Louis Mandrin chef de laditte bande, lequel a l’instant a remis ausdits comparants desbitants quatre ballots de tabac et deux d’indiennes… » (1)

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    Après que M. Gilbert est fait dresser le procès-verbal, les compagnons sortent de la ville. D’après M. Bertin, ils auraient envoyé plusieurs espions dans les villes du Beaujolais « …Entr’autres à St-Symphorien de Lay et suivant leurs menaces cette dernière ville doit craindre une incursion à la huitaine de même que Villefranche et Thisi… »<o:p></o:p>

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    Le 24, ils sont de nouveau à Villemontais. Sur les « …cinq heures du soir, ils retraversent Roanne a cheval et le fusil haut… » (2)

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    Le même jour ils font halte à Charlieu où ils obtiennent <st1:metricconverter productid="1ᅠ000 livres" w:st="on">1 000 livres</st1:metricconverter> pour une petite quantité et d’indiennes qu’ils laissent au commis de M. Hue. Ils passent la nuit dans la ville et repartent le 25 à huit heures, d’après l’abbé d’Aurelle.

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    (1)   Archives de l'Hospice de Boën, ancien classement: série B, n° 29.

    (2)   Archives Départementales du Puy de Dôme, cote C 1639.



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        En 1754, Mandrin pénètre deux fois dans Charlieu. En cette vallée du Sornin, au site naguère sauvage, il vint « comme l’écrit Antoine Lugnier, soulager les employé du fisc des sommes d’argent perçues par leurs soins, ce qui ne lui aliéna pas, loin de là, les sympathies populaires ».<o:p></o:p>

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    En Forez, il acquit, et sans doute garde-t-il encore, son étonnant prestige de héros populaire.<o:p></o:p>

    Noélas écrit « Maintes légendes racontent ses prouesses de chevalier de grand chemin, et il n’est pas de ville du Forez qui ne se soit vantée de l’honneur singulier d’avoir été prise par Mandrin ».<o:p></o:p>

    Un magistrat fut assez tolérant pour dresser ce singulier procès-verbal sur la visite du « Capitaine » à Saint-Etienne et Roanne (le document est déposé aux Archives de la Loire) :<o:p></o:p>

    « J’ai appris les actes d’hostilités qu’ont commis dans notre ville les contrebandiers. Comme ces sortes d’incursions attaquent plutôt l’intérêt des Fermier que le bien public, nos citoyens, en gens raisonnables, ont paru indifférents à leur arrivée ».<o:p></o:p>

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    Mandrin la Terreur, oui !<o:p></o:p>

    Mais Mandrin le Sauveur, oui aussi !<o:p></o:p>

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    Vengeur du peuple, justicier de la rapacité des gens du fisc, le « Capitaine » allumait sa pipe avec les papiers des douanes. Il déchirait les registres des commis à sel. Un de ses portraits le représente ainsi. Malheur aux Commis ! Était son cri de ralliement. Cela seul refoulait la maréchaussée. Et volontairement elle arrivait trop tard..<o:p></o:p>

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    Mais Mandrin avait beau passer pour un sauveur, les honnêtes gens ne s’en laissaient point conter lorsqu’il outrepassait ses droits sur le menu peuple. Il y eut même des courageux pour se dresser contre ses émules.<o:p></o:p>

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    Les incursions de Mandrin et de sa bande en Forez furent nombreuses. Avant de pouvoir réunir des soldats, les villes étaient surprises. Montbrison, Charlieu, Roanne, Boën, Cervières durent lui payer rançon. On n’en finirait pas de dresser la liste des massacres commis par la troupe de l’impétueux « Capitaine », qui campait souvent dans les bois de la Madeleine, où de ses forfaits.<o:p></o:p>

    Le bailli du Roannais, au château de la Chambre, en sut quelque chose.. Il avait une fille si belle qu’on la nommait « le lis de Saint-Haon » Fut-ce pour cela que Saint-Haon résista plus longtemps aux brigands ? Ou parce que la fille du bailli fut volée et devint…madame Mandrin !<o:p></o:p>

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                                             Jean Peyrard (Avec les brigands et bandits de grand hemin<o:p></o:p>

                                                                     …en Loire, Haute Loire, Ardèche..)<o:p></o:p>

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