• TELEPHONE DEUX CARTES
     

    Dans le numéro de 61 du bulletin d’information des P.T.T. Postes et télé communications en date du mois de janvier 1961, on peut lire le petit article suivant, bien désuet aujourd’hui.

    Comme les années précédentes, l’administration des Postes et Télécommunications organise en 1961 des cours de perfectionnements destinés aux téléphonistes du secteur privé, débutants ou non.

    Le but de ces cours, rappelons-le, est de donner aux téléphonistes une formation professionnelle complète, ne se limitant pas seulement à la connaissances des manœuvres indispensables pour desservir convenablement une installation, mais leur permettant de connaître les règles d’acheminement des communications et le rôle des centraux téléphoniques des P.T.T.

    Ils se proposent également de leur rappeler toutes les facilités offertes par l’administration aux usagers du téléphone, de leur faire acquérir une connaissance approfondie du service et d’obtenir un meilleur rendement des installations desservies.

    Enfin, ils ont pour but de montrer aux téléphonistes l’importance de leur rôle au sein de l’entreprise en vue d’assurer avec leur correspondants des relations humaines et commerciales plus efficaces et contribuer ainsi à créer un climat propice à la bonne marche des affaires.

    LES COURS ONT LIEU EXCLUSIVEMENT A PARIS. ILS DURENT UN MOIS et donnent lieu, à titre de frais de participation, au paiement d’une somme de 150 NF. PAR ELEVE.

    Le prochain de ces cours débutera ver la mi-janvier.

    LES DEMANDES DE PARTICIPATION doivent être PRESENTEES PAR L’EMPLOYEUR et adressées à la Direction des télécommunications de Paris, 18, Boulevard de Vaugirard, Paris (15°)…


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  • fnarhinfo224


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  • IRIS
     

    LE COUREUR DE MARATHON EST-IL POSTIER?

    EN MARGE DES JEUX OLYMPIQUES DE LONDRES 2012

    La Poste avant la Poste

     

    La mythologie grecque n’est qu’une fable poétique ; mais du moins, elle symbolise et personnifie, par les attributions de ses Dieux et de ses Héros, toutes les activités humaines : de telle sorte qu’à chacun des actes accomplis par les mortels au cours de leur vie terrestre correspond un protecteur attitré. Or les inventeurs anonymes de cette religion ne manquèrent pas de consacrer un personnage à la Poste en un temps où pourtant, elle n’existait pas, la Poste avant…la lettre, pourrait-on dire.

    C’est Iris messagère des Dieux qui représente, en quelque sorte, le premier et le plus éclatant ancêtre de nos facteurs contemporains, leur patronne païenne, si l’on veut. Pourtant cette petite-fille de la Terre, de la Mer et de l’Océan – quelle prestigieuse ascendance ! – cumulait les fonctions, comme maître Jacques d’Harpagon. Si l’on peut, à la rigueur, inclure dans son rôle d’agent de liaison entre les divinités et les hommes la funèbre mission d’arracher aux suicidés le cheveu fatal auquel est attachée leur vie et de le porter à Prospérine, reine des Enfers, on s’étonne à bon droit que cette déesse de vieille souche s’abaisse aux besognes domestiques en faisant le lit de Jupiter et en préparant le bain de Junon. Du souvenir d’Iris il ne nous reste plus que l’arc-en-ciel qui était le chemin qu’elle empruntait pour venir de l’Olympe sur la terre ; d’autres disent que c’était là le bandeau qui retenait sa chevelure.

    Bien qu’on  ait que peu de détails sur son organisation, on sait de manière certaine que la Poste aux Lettres exista en Chine et en Perse dès la plus haute antiquité.

    Xénophon conte que Cyrus, après une première expérience qui avait eu pour objet de déterminer les distances entre les divers points de son royaume et le degré de résistance des chevaux, créa une série de relais, ou « angaras » au long des grandes routes. De l’un à l’autre circulaient des messagers que rien, ni intempéries ni dangers d’aucune sorte ne devait arrêter.

     

    Mais, surtout, c’est en Grèce que s’exprime le premier et l’un des plus beaux exemple de ce que nous appellerions aujourd’hui la conscience professionnelle du postier. Le coureur de Marathon pourrait servir de symbole à tous les agents des P.T.T. morts victimes du Devoir. C’était en 490 avant Jésus-Christ, les Perses, au nombre de cent dix mille, venaient de débarquer dans le port de Marathon, défendu seulement par dix mille Athéniens et un millier de Platéens. Ils envoient le coureur Phidippide – un champion comme on va le lire ! – réclamer le secours de Sparte. L’athlète se met en route et parcourt deux cent quarante kilomètres en moins de deux jours…En attendant l’intervention des Spartiates, les onze mille Marathoniens se jettent sur l’adversaire avec la bravoure inouïe du désespoir et rejettent les Barbares à la mer. Ils dépêchent alors un soldat à Athènes afin d’annoncer leur succès. Celui-ci marche jour et nuit, arrive au bout de sa course, s’écrie de toutes les forces de son dernier souffle : « Réjouissez-vous, nous sommes les vainqueurs » et tombe mort d’épuisement. C’est en souvenir de ce héros anonyme que ce court, de notre temps, une épreuve sportive pédestre appelée Marathon, sur une distance de quarante-deux kilomètres sept cent cinquante mètres, celle-là même qu’avait parcourue le soldat grec. Dieu merci, les arrivées en sont moins tragiques ; mais les participants arrivent quand même très fatigués.

     

    Seulement trois Français décrochèrent une médaille d’Or Olympique sur le Marathon :

    1. Michel THEATO aux Jeux Olympiques de 1900 à Paris
    2. Ahmed Boughera El OUAFI aux Jeux Olympiques de 1928 à Amsterdam
    3. Alain MIMOUN aux jeux Olympique de Melbourne en 1956

     

    COURREURS MARATHON

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    LA POSTE A L’USINE

    Une réalisation P.T.T. appelée à un grand succès.

    Après trois mois d’études, M. Bernard Cornut-Gentille, ministre des P.T.T. a donné le « feu vert » à une nouvelle innovation.

      22 juillet, 16 h 10, Gennevilliers. Les bâtiments de la General Motors ceignent de leur silhouette élégante la cour de l’usine. La longue file d’ouvriers qui sort en hâte de la « pointeuse » marque aujourd’hui un temps d’arrêt devant une fourgonnette insolite. « Mais, c’est la poste ! » Plusieurs s’approchent se renseignent, « trouvent ça vraiment bien » ; quelques-uns déjà s’avancent tendent une lettre ou un mandat. Et les commentaires marchent bon train avec le groupe, vers la sortie.

    Depuis le 20 juillet 1959, une fourgonnette Citroën 1000 kilos aménagée en bureau de poste vient prendre  position à l’intérieur de l’usine, vers midi pendant les heures de cantine et le soir à la sortie. L’arrière de la voiture est équipé de deux véritables guichets et les côtés de petites tablettes écritoires, qui se plaquent contre la paroi pendant les déplacements, et d’une boîte aux lettres. Ce bureau mobile permet d’effectuer les opérations postales essentielles ; celles qui encombrent toujours les mêmes guichets aux mêmes heures : émission de mandats, dépôt des lettres et des paquets, vente de timbres-poste, Caisse nationale d’épargne (ouverture de comptes, versements, remboursements).Cela permet de satisfaire déjà la plupart des demandes et d’éviter ainsi aux ouvriers bien des dérangements. Car tels ou tels d’entre eux qui envisageaient à contrecœur de passer au bureau le plus proche (2 km) avant de rejoindre leur famille ou qui devez se résoudre à perdre une heure de travail pour expédier un mandat trouveront désormais sur place tout ce qu’il leur faut. Quant aux épouses, elles pourront se réjouir maintenant de voir entrer au foyer une paie déjà entamée : C’est que la différence aura été versée à la Caisse nationale d’épargne.

    Et preuve de l’intérêt suscité, des suggestions affluent déjà : les ouvriers italiens, nombreux aux aciéries de Gennevilliers, désireraient pouvoir utiliser le bureau mobile pour envoyer de l’argent chez eux. Ne serait-il pas possible également d’y obtenir des paiements «  à vue » ? Ne pourrait-on pas au début tout du moins, indiquer à l’avance les heures de passage de la voiture en joignant par exemple un prospectus aux bulletins  de paie ? Bref, autant de questions, autant de problèmes qui ne pourront être résolus qu’à la longue lorsque le nouveau service sera mieux rodé.

    L’accueil des chefs d’entreprise, du chef du  personnel en particulier, est partout remarquable d’empressement. Dans toutes les usines visitées, l’initiative des P.T.T. a été précédée d’une large publicité. C’est un appoint de valeur car l’ébauche d’un programme, les contacts avec les directions, l’étude des horaires et des lieux de stationnement, l’établissement d’un « circuit » ne constituent pas une affaire de tout repos. Et il reste que, malgré l’étalement des horaires de sortie des usine (afin de permettre aux métros et autobus d’absorber la foule des heures de pointe), le bureau de poste mobile, ne dispose que de très peu de temps pour se déplacer d’une usine à l’autre, y ouvrir ses guichets, faire ses comptes et rentrer pour 19 heures à son bureau d’attache.

    Mais les vœux de réussite des chefs du personnel dans les usines visitées, les exclamations admiratives des ouvriers se pressant aux guichets constituent déjà pour les P.T.T. un encouragement précieux. Et l’on imagine, en cette période de vacances, quelque « métallo » parisien se promenant sur la Canebière annoncer d’un air condescendant à un Marseillais médusé : « A Paris, mon vieux, ce sont les bureaux de poste qui se déplacent pour venir te servir ». 

    DU BUREAU DE POSTE MOBILE … AU BUREAU DE POSTE FIXE.

    Le premier circuit de poste mobile inauguré le 20 juillet permet de desservir 11 usines de Courbevoie, Gennevilliers et Saint-Denis, soit environ 20 000 ouvriers. Si les résultats de cette expérience sont satisfaisants, le système sera étendu à d’autres secteurs de la banlieue parisienne ainsi qu’aux banlieues industrielles des grandes villes de province. Il est même envisagé d’installer, à demeure dans les usines très importantes des bureaux de poste auxiliaires ouvert pratiquement à toutes les opérations postales.

                                                         La Poste et les télécommunications (1952)

    Ce service perdura pendant plusieurs années avant de s’éteindre petit à petit.

    Ils existaient encore des « tubs » jaunes de la poste dans le milieu des années 1960


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