• Monsieur Germain PATAY illustrateur


     

    De nombreux ouvrages des « Chemins du Passé » sur la région de Roanne  écrits sous la plume de Gabriel Fouillant sont illustrés  par son ami  Germain Patay, un autodidacte peintre entomologiste et historien, hélas disparu en 2002 à l’âge de 90 ans.<o:p></o:p>

    Les quelques lignes qui suivent tendent à mieux le faire connaître.<o:p></o:p>

    Merci à monsieur Pierre Bissuel pour la documentation fournie.<o:p></o:p>

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    Amplepuis <o:p></o:p>

    CEUX D’HIER … ET D’AUJOURD’UI<o:p></o:p>

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    Souvent il nous arrive de parler de M. Patay dans nos colonnes, soit avec le Groupe Archéologique et historique dont il est le président d’honneur, soit lors des expositions de ses peintures, soit lors de la parution de livres ou fascicules avec son ami Gabriel Fouillant.

    Germain Patay est un homme effacé, mais très utile à la société. Un bel exemple à présenter aux jeunes.

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    Autodidacte, toute sa culture, il se l’est faite lui-même en lisant beaucoup et en approfondissant ses lectures. De plus, une grande ténacité lui a permis de vaincre un lourd handicap (un œil perdu par la blessure d’une flèche alors qu’il avait 7 ans). Germain Patay est doté d’une mémoire visuelle incroyable. On en est d’autant plus surpris lorsque l’o n connaît ses difficultés de vision. On mesure alors la somme de volonté et les efforts qui ont été nécessaires.

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    Mettez, monsieur Patay devant un paysage, un monument, un objet, il vous le  dessine avec une réalité plus que parfaite qu’une photographie vous serez même surpris de trouver un petit détail qui vous a échappé.

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    Bien qu’il ait 81 ans vous aurez cependant des difficultés à suivre son pas alerte. Le temps presse ! Car il a toujours un dessin à exécuter, une note à prendre, une recherche à faire ou un sujet à approfondir.

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    A 19 ans, il s’adonne pour la première fois à la peinture. Cette première œuvre est un « cheval ». Ensuite il exécute beaucoup de tableaux qui sont appréciés des Amplepuisiens et des habitants de la région.

    Depuis une dizaine d’années il a abandonné la peinture à l’huile, mais, par contre, il fait toujours et de plus en plus de dessins à la plume, plus vrais que nature, qui illustrent les fascicules de la société historique ou les livres de monsieur Fouillant.

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    Amoureux des papillons

    A 22 ans, en 1933, un parent ayant ramené de son séjour en Tunisie un magnifique papillon, il l’obtient et c’est alors ses débuts comme entomologiste. Attiré par les lépidoptères (nom scientifique du papillon), il les collectionne avec amour, il vous est possible d’admirer une partie de sa collection au musée Thimonnier, dans le salon de <st1:PersonName productid="la Bourgeoise" w:st="on">la Bourgeoise</st1:PersonName> 1865. Ce n’est qu’une petite partie de sa réserve. Quel beau violon d’Ingres que la collection de ces petits insectes si inoffensifs, parés de si belles ailes pour la plupart.

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    La présentation des papillons est tout un art, il faut sans cesse vérifier que l’air n’entre pas dans les vitrines et il ne faut pas oublier « l’antimite ». Nous lui avons demandé comment il pratique pour conserver les papillons qu’il « chasse » ou qu’il reçoit. Il faut injecter, dans l’abdomen, une piqûre spéciale à base de formol, afin d’éviter la putréfaction, l’insecte est ensuite mis à sécher dans la position la plus développée de ses ailes. Nous apprenons également que les lépidoptères se divisent en trois classes :

    1. Papillons diurnes aux ailes relevées verticalement (au repos)  et aux couleurs chatoyantes et violentes.
    2. Papillons nocturnes avec des ailes sombres ou ternes qui se disposent (au repos) comme les pentes d’un toit.
    3. Papillons dit « crépuscules » aux ailes inégales se posant horizontalement au repos.

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    La collection de monsieur Patay est très importante (près de 40 pièces), qu’il a recueillies lui-même comme les nombreux spécimens de la région qu’il présente au musée. Les papillons exotiques ont été achetés auprès de maisons spécialisées. Parfois, des amis et connaissances lui font parvenir ou lui apportent, en souvenir de leur voyage de par le monde, le « petit insecte » qui lui fera tant plaisir.

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    Le « papillon tête de mort » lui permet de donner un petit cours d’histoire naturelle, car ce lépidoptère, qui éclot en Algérie, Tunisie ou Maroc, est un papillon de nuit qui a été trouvé au col des Sauvages. Sachez que dans l’évolution des espèces, il est à la charnière de l’insecte et de l’oiseau. En effet, les insectes n’émettent pas de bruit, et le « papillon tête de mort » pousse un cri en se dirigeant sur un obstacle, entre autres une lumière.

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    Passionné d’histoire<o:p></o:p>

    Depuis sa jeunesse, Germain Patay conserve les notes historiques paraissant régulièrement dans les quotidiens ou hebdomadaires. Ces notes ont beaucoup servi pour l’édition, avec Gabriel Fouillant, de l’histoire d’Amplepuis en deux volumes, et elles servent pour les écrits concernant d’autres villages. C’est une mine presque inépuisable ! C’est aussi, pour <st1:PersonName productid="la Soci←t←" w:st="on">la Société</st1:PersonName> historique, des sujets pour les discussions lors des réunions mensuelles. Nous ne pouvons pas passer sous silence les nombreux et multiples travaux qu’il a effectué pour le compte de la paroisses et d’autres sociétés, car il est très méticuleux et aussi bricoleurs (peintures des statues de la chapelle Saint Roch, restauration de tableaux anciens, etc.)

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    Germain Patay méritait d’être présenté. L’historien autodidacte d’Amplepuis est un fabuleux exemple. Vous les jeunes, qui avez une passion dans quelques domaines que ce soit, cultivez cette passion avec ténacité et méthode, et vous verrez peut être un jour que vous en avez fait un savoir. C’est ce qu’a réussi Germain Patay

                                                                                                     Article de presse du 28.2.1992

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