• NEULIZE Journaux avant 1900


     

    L’UNION REPUBLICAINE DE ROANNE<o:p></o:p>

    Journal du dimanche 24 novembre 1895<o:p></o:p>

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    NEULIZE :

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    Existe à Neulize une pharmacie communale qui dépend de l’hospice. Cette pharmacie est au nom de M. Peronnet, et ancien pharmacien à Saint-Symphorien-de-Lay, mais le service en est fait par un élève pharmacien M. Monceaux. L’exploitation de la dite pharmacie telle qu’elle se pratique, n’est pas absolument légale dans le sens étroit du mot mais enfin cet établissement rend de si grands et de si réel services aux malheureux surtout, qu’on a jamais songé en haut lieu de s’occuper de son mode de gérance et pourquoi le faire, puisque en aucun moment,  on n’a eut à enregistrer de plaintes des clients à l’adresse de l’élève qui depuis onze ans fait admirablement bien son service.

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    Mais malheureusement pour les indigents de la commune, nous disons les indigents,  car le bénéfice de la pharmacie sert à alimenter les besoins de l’hospice, et aussi pour les contribuable, il s’est trouvé tout récemment qu’un jaloux, un enfant du pays cependant, qui a vendu dernièrement sa pharmacie à Roanne pour aller en installer une autre à Neulize, a voulu essayer de nuire à la pharmacie de l’hospice.

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    Il a un  beau matin pris sa plume et il a écrit une lettre au parquet de Roanne, lui formulant ses plaintes très vives sur la façon dont était exploitée cette officine. Il espérait en obtenir la fermeture, à son profit bien entendu.

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    Le parquet naturellement a fait faire une enquête par le gendarmerie qui a constaté ce que tout le monde sait. Mais l’administration de l’hospice, prévoyante et sans attendre la suite qui serait donnée à l’affaire, a décidé de mettre à la tête de la pharmacie communale une personne munie d’u n diplôme de pharmacien. De la sorte les malheureux y trouvent encore leur compte et le concurrent jaloux en sera pour ses frais de dénonciation.

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    Il n’obtiendra pas non plus satisfaction de la vengeance qu’il espérait tirer et contre la commune de Neulize et contre son homonyme, l’honorable M. Peronnet, de Saint-Symphorien-de-Lay, qui jadis fit partie d’une commission, qui avait eu à prendre des mesures contre lui.

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    C’est égal, se venger ainsi sur le dos des malheureux, n’est pas faire preuve d’humaniste. Mais qui en souffrira le plus, sinon l’auteur de cette vengeance lui-même ;

    En agissant comme il l’a fait, ne va-t-il pas, en effet tout droit à l’encontre de ses propres intérêts.



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    L’UNION REPUBLICAINE DE ROANNE<o:p></o:p>

    Juillet  1896<o:p></o:p>

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    NEULIZE :

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    Le 14 juillet dernier, monsieur Regray, le très sympathique maire de Neulize, par esprit de pure conciliation faisait demander « à la fraction de la fanfare » qui participe aux cérémonies religieuses et qui fournit l’orchestre du théâtre clérical, si ses membres désiraient prendre part à la cérémonie de la fête nationale, qui est la fête patriotique par excellence.

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    Ces messieurs, qui subissent la haute domination du curé Guillaume firent comprendre que la chose n’était pas possible, que le chant de <st1:PersonName productid="la Marseillaise" w:st="on">la Marseillaise</st1:PersonName> blessait leurs convictions intimes ; qui leurs opinions ne leurs permettaient pas de s’unir avec des républicains dans une fête qu’ils qualifiaient facilement de « scélérate » bref, ils refusèrent.

    Depuis les choses ont pris une autre tournure. Sur un mot d’ordre venu de Rome les mêmes hommes ont monté à l’assaut de <st1:PersonName productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, et n’ont plus vu la tache du drapeau qu’ils traitaient la veille encore de « loque infâme »

    L’autre dimanche, le curé a tapissé l’église de drapeaux tricolores, les murs disparaissaient sous les couleurs nationales près desquelles autrefois on aurait pu passé en détournant la tête.

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    Pourquoi cette comédie ?

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    Le mot de l’énigme  est facile à trouver nous affirme notre correspondant, le clergé dans l’âpre ambition est der gouverner à nouveau toutes les consciences cherche à mettre sous sa griffe la génération nouvelle.

    Il fait tous ses efforts pour affilier les jeunes gens à ces cercles dénommés « catholiques » il fait plus, il bénit les soldats à leur départ à la caserne afin pense-t-il de les mieux dominer à leurs retour.

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    Pour avoir un atout de plus dans son jeu, le curé de Neulize s’était mis dans la tête de rehausser encore la cérémonie par une promenade en musique à travers les rues de la commune. Il avait à cette intention demandée une permission à monsieur le maire. Mais monsieur Regray s’est souvenu du refus qu’il avait essuyé le 14 juillet dernier et comme son devoir lui ordonnait, il a refusé l’autorisation demandée.

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    Tous les républicains ont crié bravo ! Et ont pleinement approuvé le refus du maire, le considérant comme un acte de bonne administration et une leçon donnée.

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