• Quand la Chorale (Basket) de Roanne chantait Brassens



     

    Illustration : au première rang, assis, dernier à droite : Jean Mosnier.

    Il fut mon entraîneur à l’Association Sportive du Pontet (Riorges) de mes 11 ans à mon départ au service militaire. Avec lui j’ai appris certaines règles que j’ai toujours suivies : respect de ses éducateurs et dirigeants, de ses camarades de club, de l’arbitre, de ses adversaires, de son maillot que l’on doit savoir « mouiller » pendant les matchs. Toutes règles que j’applique encore dans ma vie d’homme. (Bernard)

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    Quand la Chorale (Basket) de Roanne Chantait Brassens<o:p></o:p>

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    La chorale du faubourg Mulsant avait abandonné depuis longtemps le kiosque de la place Victor Hugo et ses juvéniles interprétations vocales pour se consacrer avec succès au basket.

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    C’est  en 1960, si nos souvenirs sont exacts, que la Chorale de Roanne disputa sa première coupe d’Europe. Les participants, tout comme les dirigeants ne sont pas près d’oublier pareil évènement.

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    La première rencontre eut lieu au Luxembourg ou la bande à André Vacheresse comprenait alors son premier géant avec Jean-Baptiste Ré (<st1:metricconverter productid="2,02 m" w:st="on">2,02 m</st1:metricconverter>) pour 49 de pointure, par ailleurs boute-en-train remarquable, émule remarqué de Brassens aussi.

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    Si la victoire fut rapide et généreuse, la réception n’eut pas la cérémonie recherchée par les officiels. Ils ne savaient pas que la Chorale c’est avant tout un groupement vocal et ils allaient l’apprendre rapidement.

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    A la réception qui s’éternisait, au moment où, l’ambassadeur de France répondait au bourgmestre des lieux par un discours bien senti, Jean-Baptiste Ré, lassé des trop nombreux discours, sautant à pieds joints sur la table, où les coupes à champagne attendaient vainement d’êtres emplies, se mit en devoir  de faire chanter l’assistance. Avec beaucoup de réussite il faut le dire, interrompant avec brio les métaphores de Son Excellence, l’ambassadeur éberlué devant pareille incongruité. L’air entonné par J.B. Ré était bien connu et il fut repris avec délice par l’assistance toute entière, excepté l’ambassadeur. Il s’agissait en effet de la célèbre Margot dégrafant son corsage. Bref, tout le monde se piqua au jeu et, l’ambiance très collet monté devînt tout à fait débridée.

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    De toast en chanson, le crescendo alla s’amplifiant et la soirée fut une réussite, la chorale ayant prouvé amplement, qu’elle était aussi bonne ballon à la main que coupe en main.

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    De retour à Roanne, la chorale essuya cependant un blâme de la Fédération de Basket-ball à la suite de l’intervention de l’ambassade.

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    Qu’importe, la qualification valait bien un petit sermon. Toujours en Coupe d’Europe, la Chorale était allée gagner le tour suivant à Anvers d’un petit point alors qu’a la réception d’avant match, le président Flamand avait prévenu nos Roannais du carton qui les attendait. La sortie fut donc houleuse, mais nos choraliens qui avaient oublié à l’aller – par Bazus interposé – le sac de ballons, furent tout heureux de le retrouver au retour, constatant avec plaisir que dans le Trans-Europe-Express, rien ne se perdait.

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    Les déplacements de la Chorale en Coupe d’Europe allaient se compliquer dès lors avec un voyage mouvementé à Prague, contre le Slovan Orbis. Voyage en avion à bord d’un vieux Dakota, déniché dans les hangars de l’armée par le président des Ailes Roannaises C. Boissonnade (grand-père du basketteur Alain Gilles qui fut formé à la Chorale avant de rejoindre non sans remous les rangs de l’ASVEL club de Villeurbanne). Il fallait bien réduire les frais à une période où les subventions étaient minces.

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    Le départ s’effectuait depuis l’aérodrome de Vichy et, en voyant ce vétéran de la guerre, les Choraliens et leurs accompagnants ne furent guère rassurés. Il n’y avait qu'un pilote, mais deux hôtesses. Les sièges ressemblaient à des fauteuils de 2 CV usagés. A plein régime des moteurs les vibrations étaient telles que le président Rhodamel en avala son paquet entier de pilules contre le mal de l’air.

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    Privés de leurs militaires Lavaux et Ré  interdits de visa par l’armée pour des pays au-delà du rideau de fer. La Chorale s’inclina mais elle se rattrapa largement dans les boîtes de nuit, où le strip-tease ne fut pas toujours sur scène avec de joyeux drilles comme Roger Guillaume ou Villecourt….

    …Le voyage retour fut épique avec des trous d’air de trente à quarante mètres et quelques Choraliens à la limite de l’infarctus….

    L’aventure se terminait en quarts de finale.

    <o:p>    Gérard Décombe : Les Joyeux compères du Roannais
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