• Vers une réforme des Catherinettes ?

    SAINTE CATHERINE 4
     

    A la Sainte Catherine, on fête les Catherinettes, c'est-à-dire les jeunes filles ayant dépassé l'âge de 25 ans sans être mariées. La tradition, particulièrement dans les maisons de couture et les magasins de mode, veut qu'on leur confectionne des chapeaux extravagants qu'elles porteront tout au long de cette journée. A l'origine de cette tradition, il y a la vie légendaire de Sainte Catherine...

    A l'approche de la date des Catherinettes, le gouvernement Raffarin envisage de faire voter une grande loi sur l'âge limite pour la traditionnelle célébration. Actuellement fixé à 25 ans, cet âge pourrait être porté progressivement à 30 pour "tenir compte de l'évolution des comportements".

    On observe en effet depuis un siècle le glissement progressif de l'âge du premier mariage des jeunes femmes se produit de plus en plus tard. Et dans les années soixante encore, une proportion importante des jeunes femmes de moins de 25 ans vivait mariées en couple. Les Catherinettes restaient donc l'exception.

    Or, au cours des quinze dernières années, les évolutions se sont accélérées, comme le rappelle Fox T.Paddle, le président de l'IDOF (Institut Désinformation et Opinion Francophone) : "nous venons de vivre la décennie du grand changement de moeurs sociétales, la nouvelle situation devait être prise en compte", nous a-t-il expliqué, fort des constatations tirées des bilans démographiques de l'INSEE, selon lesquelles l'âge moyen lors du premier mariage des femmes qui était de 25,7 ans en 1990 s'élève désormais à 29 ans. "Telle qu'elle est définie par la tradition, la Catherinette n'est désormais plus l'exception mais la règle commune", s'alarme le célèbre consultant d'origine australienne, pour qui "l'adhésion populaire à la Catherinette repose sur le caractère exceptionnel de la situation matrimonial de non mariage". De plus, Fox T.Paddle souligne que "l'identité sous-jacente de l'événement marketing que représente la Catherinette ne peut que souffrir désormais de cette inadéquation entre la tradition et la nouvelle réalité sociétale", ce qui constitue un grave danger. En un mot, comme le résume l'expert bien connu de nos lecteurs, "la Catherinette n'obéit plus aux règles du marketing one to one".

    Alerté par l'IDOF, le gouvernement a réuni le mois dernier dans le plus grand secret une commission sous l'égide de Emile-Louis Dubonchoix, maître des requêtes au Conseil d'Etat, spécialiste des questions d'humiliation des femmes.

    La commission Dubonchoix a entendu les plus importants experts démographes français, ainsi que des jeunes femmes concernées par l'événement, qui ont pu exprimer les craintes de toute une génération. Ainsi, Léonie D. a expliqué qu'elle est "très surprise" de se retrouver Catherinette dans quelques jours puisque, selon elle, sa situation est "statistiquement normale". Autre témoignage poignant, celui de Fabienne S., une jeune mathématicienne qui avait déjà sombré dans l'alcoolisme depuis qu'elle a dû travailler sur le ratio McDonough : "j'étais déjà désespérée au travail, surtout depuis qu'ils m'ont collé sur les normes IFRS, et maintenant je vais être humiliée".

    Lors des auditions, la commission Dubonchoix a aussi pu entendre l'appel de la jeune génération qui espère bien échapper aux Catherinettes à 25 ans, représentée par Isabelle R. : "j'ai encore un an et je vis dans l'angoisse, je ne vais quand même pas me marier avec mon mec juste pour échapper à ça, ce serait dingue!".

    Le nouveau calendrier des Catherinettes devrait être connu avant la date fatidique du 25 novembre prochain, estime-t-on dans les milieux bien désinformés proches de la commission Dubonchoix.

                                                                                                                                                     INTERNET

     

     

     

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