• Livre pour les enfants "NUIT DE NOEL"

     

    Nuit de noel

     

    (Ce livre fut offert pour le Noël 1954 à Pascale par sa tante Léa, il date de 1949 publié par les Éditions Cocorico, illustration de Corinne Malvern.)

     

    Il est vieux, il est tout ridé, il a enchanté nos jeunes années pas loin de soixante déjà que ma sœur et moi  l’avons feuilleté pour la première fois, avec beaucoup de joie.

    Un jour il a disparu ! Perdu ? Vendu ? Jeté ou bien laissé au fond d’un carton,  nous l’avons oublié !!!

    Les années ce sont écoulées, nos âges avances, le modernisme arrive, l’ordinateur, internet et un jour sur EBAY, notre livre préféré, réapparait. Cette enchère là nous l’avons gagnée.

     

    Quand je l’ouvre pour la première fois après tant d’année, le cœur un peu serré, en feuilletant les pages me reviennent les images, de mes parents adorés, j’entends la douce voix de ma mère  coupant le pain pour faire tremper la soupe, je ferme les yeux et distingue la haute silhouette de mon père toujours vêtu de son bleu de travail, la casquette vissée sur la tête, les  miaulements des chats revivent aussi, Chouquette, Miquette et les aboiements de la vieille chienne Dixie. Le sapin de Noël tout enguirlandé est posé là sur le petit meuble à chaussures

    Les notre cirées sont à ses pieds attendant quelques jouets et friandises : oranges parfumés et papillotes goûteuses : sucre, praliné, boule crème et pate de fruit. La nostalgie me gagne.Vite, vite je referme le petit livre pour revenir à aujourd’hui…

    Bernard

     

    En 1822, un pasteur new-yorkais du nom de Clément Clarke Moore écrivit  pour ses enfants, un  poème mettant en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge, assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein, et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l'attente des cadeaux. Ces images poétiques ont symbolisé Noël pour des générations et des générations d'enfants.

     

    Tous les ans, au lieu même où ce conte a été écrit, de nombreux enfants sont réunis autour d’un arbre de Noël et un auteur connu récite devant cette assemblée :

     

    Nuit de Noël


    C'était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
    A l'heure où tout est calme, même les souris.
    On avait pendu nos bas devant la cheminée,
    Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.
    Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
    Les enfants sages s'étaient déjà endormis.
    Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
    Venions à peine de souffler la bougie,
    Quand au dehors, un bruit de clochettes,
    Me fit sortir d'un coup de sous ma couette.
    Filant comme une flèche vers la fenêtre,
    Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
    Au dessus de la neige, la lune étincelante,
    Illuminait la nuit comme si c'était le jour.
    Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
    Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
    Dirigés par un petit personnage enjoué :
    C'était le Père Noël je le savais.
    Ses coursiers volaient comme s'ils avaient des ailes.
    Et lui chantait, afin de les encourager :
    " Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez, Furie et Fringuant !
    En avant Comète et Cupidon ! Allez Éclair et Tonnerre !
    Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
    Au galop au galop mes amis ! Au triple galop ! "
    Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
    Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles,
    Les coursiers s'envolèrent, jusqu'au dessus de ma tête,
    Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.
    Peu après j'entendis résonner sur le toit
    Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.
    Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
    Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.
    Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
    Étaient un peu salis par la cendre et la suie.
    Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
    Lui donnait l'air d'un bien curieux marchand.
    Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
    Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
    Une petite bouche qui souriait tout le temps,
    Et une très grande barbe d'un blanc vraiment immaculé.
    De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
    Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
    Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
    Sautait quand il riait, comme un petit ballon.
    Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
    Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
    Mais d'un clin d'œil et d'un signe de la tête,
    Il me fit comprendre que je ne risquais rien.
    Puis sans dire un mot, car il était pressé,
    Se hâta de remplir les bas, jusqu'au dernier,
    Et me salua d'un doigt posé sur l'aile du nez,
    Avant de disparaître dans la cheminée.
    Je l'entendis ensuite siffler son bel équipage.
    Ensemble ils s'envolèrent comme une plume au vent.
    Avant de disparaître le Père Noël cria :
    " Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit
    "

     


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