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    METRO CONTROLE D'UN HANDICAPE

    NOUS NE VOULONS PLUS JAMAIS VOIR LES IMAGES QUI SUIVENT

    Bernard

     

    La vidéo, visionnée près de deux millions de fois sur Facebook, montre la fin de la scène où trois policiers s'éloignent d'un homme assis à terre, ses affaires personnelles éparpillées autour de lui et ses prothèses de jambes posées en vrac sur le sol.

    L'homme retrouvé par France 24 explique qu'il cherchait à rejoindre la gare du Nord lundi lorsque les policiers ont procédé à un contrôle d'identité. «Mais je n'ai pas tous mes papiers», car sa demande «est encore en attente à la préfecture», a expliqué François Bayga, précisant avoir donné aux policiers sa carte d'AME (aide médicale d'État) et celle de son club de rugby en fauteuil roulant.

    Les policiers avancent une version différente


    «Ils m'ont demandé où j'avais eu mon téléphone, m'accusant de l'avoir volé. J'ai commencé à m'énerver», ajoute François Bayga, qui poursuit: «J'ai été plaqué contre le mur et tandis que je me débattais, l'un des policiers me tirait la jambe (...) Je leur ai dit plusieurs fois Ce sont des prothèses. Ils ont insisté pour me fouiller. J'ai alors tout enlevé».

    La scène a vivement fait réagir les internautes, qui dénoncent dans leurs commentaires une «honte» ou un «abus de pouvoir». Sur twitter, un hashtag #Lafouilledelahonte a été très utilisé. Sur sa page Facebook, le club de rugby CAPSAAA-Paris a appelé à manifester mercredi prochain devant la gare de Lyon pour «soutenir notre coéquipier et ami François Bayga». «A nos potes, ramenez vos prothèses, orthèses, béquilles ou fauteuils, venez faire un mandala géant avec nous», est-il écrit.

    Selon une source policière cependant, «cette personne handicapée urinait sur le quai» lorsqu'elle a été contrôlée. Après avoir été verbalisé, l'homme «a fait un esclandre et de lui-même il a jeté ses prothèses pour rameuter la foule». «Ces faits ont été confirmés par la vidéo» de la RATP, a-t-on indiqué de même source, en précisant que le contrôle «s'est passé tout à fait normalement jusqu'à la verbalisation», ce que ne montre pas le film posté sur les réseaux sociaux «dont on ne voit que la fin».  

     


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  • SÉQUENCE SOUVENIR

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    LA DERNIÈRE PHOTO CI-DESSOUS PRISE EN 1996 POUR L'ANNIVERSAIRE DES 30 ANS DE NOTRE ASSOCIATION

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  • AUJOURD'HUI FÊTE DU TRAVAIL

    AUJOURD'HUI FÊTE DU TRAVAIL

     


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  • HIPPOLYTE PANHARD FAIT ETAPE A ROANNE EN 1892

     

     

    LE PASSAGE CI-DESSOUS NE REPREND QUE LA PARTIE DE L’ARTICLE CONCERNANT LA TRAVERSEE DE NOTRE REGION

     

    Hippolyte PANHARD

    Le premier raid automobile dans le Var (1892)

     

    Hippolyte rêvait de quelque chose de complètement fou pour l’époque : un raid de Paris à Nice, alors que les routes n’étaient ni pavées, ni bien entendu goudronnées.

     

    Il fallait l’inconscience d’un jeune homme de 20 ans pour tenter une pareille expérience. Mais il arrivera très vite à convaincre son père, car moins de deux années plus tard, il démarrait le 27 mars 189, accompagné par son oncle, Georges Méric.

     

    La presse écrira : « Franchi le pont de Joinville, le véhicule cahote sur les quais d’Alfort, pavés sous Louis XIV ! Mais la route de Melun est là et nos vaillants touristes, à l’effarante vitesse de 20 km/heure, stupéfient les populations qui observent qu’ils vont aussi vite que des cyclistes… »

     

    Avant d’entamer ce raid, par le détail, c’est le choix de l’itinéraire qui peut rendre fiers les Varois.

    Certes, on ferait environ 120 à 140 kilomètres chaque jour, mais on ne prendrait, hors la nuit, aucun repos avant d’être arrivé à Hyères où l’on restera deux journées, sans doute pour se retremper dans le climat de sa ville natale.

     

    Donc, les voici partis pour un périple qui les conduira :

    ·       Lundi 27 mars 1893 : IVRY – BRIARE

    ·       Mardi 28 mars : DECIZE

    ·       Mercredi 29 mars : ROANNE

    ·       Jeudi 30 mars : ANNONAY

    ·       Vendredi 31 mars : ORANGE

    ·       Samedi 1° avril : MARSEILLE

    ·       Dimanche 2 avril : HYERES

    ·       Mardi 4 avril : CANNES

    ·       Vendredi 14 avril : NICE

    Ils coucheront le soir dans de bons hôtels et l’on fera une halte pour le déjeuner, également dans de bons restaurants (il n’y avait pas encore de guide Michelin pourtant !)

    On connaît par le détail les étapes et les péripéties de la journée car Hippolyte adressera chaque jour, à son père, une lettre compte-rendu, sauf de Hyères où il le retrouvera.

     

    Mais commençons par le début. Paris à Ivry, à 8 h 45, ils arriveront pour le déjeuner à Fontainebleau.

    Dans une de ses premières lettres, il écrira à son père : « On mange généralement une bonne cuisine dans tous ces petits hôtels ».

    Le soir, ils coucheront à Briare en ayant effectué quelques 140 kilomètres en passant par Moret et Montargis. Leur véhicule fera l’émerveillement des villages traversés, peu habitués encore à l’automobile.

     

    Toutes les lettres d’Hippolyte sont conservées dans les Archives Panhard et Levassor, au Musée National de l’automobile à Mulhouse, où j’ai pu les consulter grâce à l’amabilité de l’archiviste Julie Fétu.

    J’en ai extrait les passages les plus savoureux et surtout les plus utiles pour notre récit.

     

    Le mardi 28 mars est une journée sans histoire qui les conduira de Briare à Decize, par Nevers. Il écrira à son père que « de Briare à Cosne la route est mieux balayée que l’Avenue de l’Opéra ». Ils sont déjà à environ 270 kilomètres de Paris !

     

    Hippolyte précisera à son père que le dîner à cinq plats était exquis et très apprécié de son oncle Georges Méric, et que pour « le dîner, les deux chambres le remisage de la voiture et le petit déjeuner, le tout nous a coûté 10 francs ». Ils longeront la Loire et son canal, et trouveront les paysages « charmants » et que le trafic sur le canal est « une suite ininterrompue de bateaux ».

    Enfin ils arriveront à Decize « une curieuse petite ville dans une île de la Loire avec un pont suspendu et de vieilles murailles fortifiées. Il y a une garnison ».

     

    Le mercredi 29 mars, ils iront à Roanne, en suivant les bords de la Loire. Ils feront les 65,500 premiers kilomètres de la matinée en trois heures trente et pourront déjeuner à Digoin.

     

    L’après-midi, pour arriver à Roanne distante de 56,500 kilomètres, ils ne mettront que quelques heures. Ils trouveront Roanne « une grande et belle ville » et s’installeront au Grand Hôtel – Yvonnet et fils, où « il y a une belle cour vitrée pour les voitures à pétrole ».

     

    HIPPOLYTE PANHARD FAIT ETAPE A ROANNE EN 1892

    Mais ce raid avait aussi une arrière-pensée commerciale. N’oubliant pas qu’il fallait faire de la « réclame ». Hippolyte confirme à son père qu’il a « placé cinq ou six prospectus » …Là se situe un incident plutôt comique qu’il raconte lui-même : « Malheureusement quand j’ai acheté de l’essence chez l’épicier (Eh oui ! il n’y avait pas encore de stations-service…) je me suis arrêté sur sa voiture à bras. En descendant, j’ai touché le levier d’embrayage et la voiture en démarrant a culbuté celle-ci… » Sans doute impressionné par cette belle voiture Panhard et Levassor, l’épicier ne fera pas d’histoire, surtout quand ils lui proposeront de le dédommager. Il rassurera son père : cela ne lui a coûté que 10 francs, le même prix que sa précédente nuit avec repas à l’Hôtel de Decize.

     

    Le jeudi 30 mars ils iront vers Annonay et la distance parcourue depuis Paris dépassera les 500 kilomètres, un exploit réel ! D’autant plus que la route n’est plus aussi facile, il parlera à son père de la côte de Neulise qu’il a dû monter, en partie en seconde vitesse.

    Pour se remettre de ces difficultés, ils descendront pour se restaurer à Feurs qui était déjà, une étape gastronomique.

     

    L’après-midi, ils continueront leur route « on passe près de Saint-Galmier. De la Fouillouse à Saint-Etienne, il y a des côtes continuelles. Nous avons traversé Saint-Etienne dans toute sa longueur soit 6 kilomètres. C’est une grande ville mais un vrai trou. Ça doit être mortel d’ennuis. C’est tout noir. Il y a des charbonnages tout autour ».

     

    La route du côté de Bourg-Argental grimpe si fortement qu’ils la montèrent à 7,5 km/heure, il n’y avait pas encore de compteur de vitesse, mais il est fier de préciser : « Nous ne sommes pas descendus ni l’un ni l’autre à aucun moment quoique la pente soit souvent très forte… »

     

    Mais laissons Hippolyte continuer la description de cet après-midi : « On s’élève dans une très belle gorge. Le sommet du col est couvert par une forêt de sapins magnifiques et tels que je n’en ai jamais vu. La neige n’est pas encore fondue. Il y en a jusqu’au bord de la route. On est à 1 100 mètres. L’air est frais, à cinq heures du soir nous constatons une température de 9°. Nous avons arrêté le moteur et éteint les brûleurs et nous nous sommes laissés glisser sans bruit comme sur du velours. Malheureusement, au bout d’un certain temps, le frein à pédale fumait et menaçait de prendre feu. Alors mon oncle Georges a pris le seau plein d’eau entre ses jambes et à l’aide d’un chiffon humectait constamment le frein. Ce n’est qu’ainsi que nous avons pu éviter l’incendie. La descente est très belle. Nous sommes arrivés ici à sept heures. Tout va bien. Mon oncle est de plus enthousiasmé. Il n’écrit

    pas mais en racontera davantage au retour. Nous voici arrivés sans encombre aux deux tiers de notre voyage ».

     

    Il commençait toutes ses lettres par « Mon cher papa », il les terminait toutes par une pensée personnelle. Cette fois-ci, il écrira : « Dans quatre jours nous nous retrouverons. En attendant je t’embrasse très fort ainsi que Lisette. Mes amitiés à M. Levassor ».

     

    Ces lettres entre les membres de la famille sont importantes, car Hippolyte passe, à chaque arrêt à la poste pour chercher les missives de son père et de toute la famille. Quand il ne les trouve, il est malheureux au point d’envoyer des télégrammes ou de faire des réclamations. Par exemple, on retrouve dans une de ses lettres d’Orange, le 31 mars, cette phrase écrite en post-scriptum à son père : « J’écris à Decize pour réclamer ta lettre ».

     

    L’usage du téléphone était alors peu usuel et, bien entendu, on ne pouvait prévoir l’arrivée du « portable » un siècle plus tard ; les lettres (heureusement pour nous, car elles restent des témoins) avaient toute leur importance.

     

    Revenons à notre voyage, nous sommes donc le vendredi 31 mars. Nos héros s’apprêtent à une longue route de 148 kilomètres entre Annonay et Orange. Laissons Hippolyte nous en donner le détail :

    « En sortant d’Annonay, on monte une cote très longue et très rapide. Puis on descend dans la vallée du Rhône sur laquelle on a une vue splendide. On domine des collines couvertes d’arbres en fleurs. C’est magnifique. Les routes sont moins bonnes à partir d’Annonay, il y a des trous, des cailloux, de la poussière, et l’on croise à chaque instant d’énormes ruisseaux où l’eau ne coule pas toujours. La vallée du Rhône est assez belle… »

     

    Ils feront halte pour déjeuner à Valence et « abreuver de pétrole la voiture ». On note que l’on parlait indistinctement de pétrole ou d’essence.

     

    L’après-midi, ils ont repris la route pour Montélimar, où il ne signale pas les nougats (il ne devait pas avoir de panneaux publicitaires au bord de la route comme maintenant), mais « une assez celle porte du temps de Louis XV ». Ils poursuivront par Mornas où « il y a de jolies ruines d’un château fort ».

     

    Il précisera que « depuis Montélimar, les routes étaient meilleures. Dans tous les villages que nous traversons, les gamins, les chiens, les chats et les volailles courent après nous en poussant chacun leurs cris particuliers. C’est un vacarme épouvantable. Il y a généralement des places avec des platanes superbes. On commence à voir des oliviers. Le Midi approche.

    Aujourd’hui le temps a été couvert toute la journée. Il a même plu ici ce matin. Les routes étaient mouillées. Mais nous n’avons pas reçu d’eau personnellement… »

     

    Ils arrivent à Orange à sept heures du soir, en regrettant de ne pas être passés sous l’Arc de Triomphe romain… Ils s’installent à l’hôtel de la Poste et des Princes, dont J. Carrier est le propriétaire….

     

     

          Bulletin de l’Académie du Var : article de Vincent BOREL

    HIPPOLYTE PANHARD FAIT ETAPE A ROANNE EN 1892

     


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