• Lay

      <o:p> </o:p>

    LAY

    <o:p> </o:p>Arrondissement…….   Roanne
    Canton de Saint-Symphorien-de-Lay
    Superficie (ha)……...  <st1:metricconverter productid="1285 ha" w:st="on">1285 ha</st1:metricconverter>
    Population (hab.)…...  661
    Recensement :1999
    Surnom :les chats
    Cours d'eau :    L'Ecoron
    Altitude : <st1:metricconverter productid="460 m" w:st="on">460 m</st1:metricconverter>
    Code Postal : 42470

    <o:p> </o:p>Historique :    Lay à certainement été de tous temps un lieu de passage. Peut-être y a-t-il eu une villa gallo-romaine ou un poste militaire romain. Cependant la découverte de pièces de monnaie en 1949, en bordure de la route de Ronzière, confirme la présence romaine (Trésor de Lay, 1127 pièces dont une partie a été déposée au musée Déchelette de Roanne). La plus ancienne mention connue date de 1078, elle signale un château : "Castellum de Lay". Par la suite, on trouve "Castrum de Layo" en 1231, "Chastel de Lay" en <st1:metricconverter productid="1368. L" w:st="on">1368. L</st1:metricconverter>'orthographe varie au fil du temps : Laium, Lahaen, Layo, Laya enfin Lay à partir du XIVème siècle. Au XIème siècle, Lay était la propriété d'une puissante famille chevaleresque qui en portait le nom, également seigneur de Joux. Plusieurs chefs de cette maison, appelés Aymon, sont célèbres pour leurs démêlés avec l'abbaye de Savigny. Puis accord en 1120, un membre de la famille, Ponce de Lay, devenant abbé de Savigny.

    <o:p> </o:p>Situé sur le grand chemin de Paris à Lyon, dès la fin du XII° siècle Lay est une dépendance de la terre de Beaujeu. Sa position sur une éminence la destinait à servir de place forte, à proximité du territoire des comtes du Forez. Guichard de Beaujeu y établit le siège de la quatrième prévôté du Beaujolais. La juridiction du Prévôt s'étendant sur Lay, Saint-Symphorien, Sainte Marguerite de Neaux et une partie des sept paroisses voisines ; il jugeait en premier ressort, les appels des justices seigneuriales et exerçait la haute justice sur les terres du prieuré de Régny. Avec une juridiction aussi étendue, les revenus de la châtellenie étaient considérables. Fortifiée vers 1340 , elle eut à souffrir les attaques des routiers et des religionnaires. Au début du XVème siècle, après la mort du dernier sire de Beaujeu, Lay passe à  la maison de Bourbon jusqu'au milieu du siècle suivant, puis aux Maisons de Montpensier et Orléans. A la fin de l'Ancien régime, elle ne fut pas érigée en commune mais réunie à Saint-Symphorien-de-Lay. Grâce à la ténacité de ses habitants, son autonomie lui fut rendue en 1873.

    <o:p> </o:p> LAY  est la patrie du poète Joseph Berchoux auteur de "<st1:PersonName productid="La Gastronomie" w:st="on">La Gastronomie</st1:PersonName>" et des frères Prost, inventeurs du régulateur qui fut monté sur des milliers de métiers à tisser.

    <o:p> </o:p>Une tradition rapporte que Lay fut envahi par les Sarrasins. Lors d'une fouille, faite il y a quelques années au lieu dit "Château-Vieux", on trouva un fer à cheval et une poignée d'épée. Cette découverte a fait supposer que ces objets avaient fait partie de l'équipement d'un guerrier enterré en ce lieu.

              

    Eglise Saint-Clair  Saint-Héand<o:p></o:p>

    1823 - 1825 et 1834
    Les frères PROST
    Près de la mairie

    <o:p> </o:p>L'église Saint-Clair, Saint-Héand est construite d'après les frères PROST, notables de Lay. Le clocher est rajouté en 1834.

    Architecture de style néo-classique, inspirée de l'architecture de l'Antiquité ou gréco-romaine : colonnes, décors (chapiteaux corinthiens du chœur) voûtes d'arêtes.

    Le mobilier de même style, présente une homogénéité avec l'architecture (frontons triangulaires sur pilastres cannelés des autels latéraux).

    Cet édifice a remplacé une première église dont la plus ancienne mention est de 1596.

    <o:p> </o:p>

    Décors intérieurs  (église  St-Clair St-Héand ) : 1820, 1827 - peintures - Zacchéo - Inscrit MH :

    Peintures  représentatives du renouveau de l'architecture religieuse du 19ème siècle.

    Statues en bois peint et doré du 17ème siècle. Les deux patrons de la paroisse sont vêtus en abbé et nous accueillent à l’entrée .

    Saint Clair, présente des yeux posés sur un plateau.

    Fonts-baptismaux, marbre de PETIT marbrier

    à Lyon 1842. Barrière en fonte, 1850.

    <o:p> </o:p>

    La superbe fresque murale de Giovanni Zacchéo, peintre décorateur à Roanne vers1863

    Le Christ et les quatre évangélistes, disciples de Jésus, auteurs des Evangiles dont ils tiennent le livre : figuration de la vision de St Jean relatée dans le livre de l’Apocalypse, des quatre animaux (vivants) assimilés aux quatre évangélistes accompagnant le trône de Dieu.

    De gauche à droite Saint Marc, Saint Jean, le Christ en majesté, Saint Luc, Saint Mathieu

    <o:p> </o:p>A la clef de voûte, colombe en relief, symbole du Saint-Esprit, inscrite dans le triangle de <st1:PersonName productid="la Trinité." w:st="on">la Trinité.</st1:PersonName>

    <o:p> 
    </o:p>

    Le trésor : la pièce des vitrine du trésor renferme : <o:p></o:p>
    • <o:p style="font-weight: bold;"> </o:p><st1:PersonName style="font-weight: bold;" productid="La Vierge" w:st="on">La  Vierge</st1:PersonName> transportée dans la  procession de la fête quinquennale de Notre-Dame de Lay.

    <o:p>
    </o:p>

    • Les bannières  de procession<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Chapelle Notre-Dame et sa Vierge en façade

    1838 à 1842 pour <st1:PersonName productid="la Chapelle" w:st="on">la Chapelle</st1:PersonName>, 1854 pour <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName>
    Architecte BOISSON pour <st1:PersonName productid="la Chapelle" w:st="on">la Chapelle</st1:PersonName>, GUERPILLON pour <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName>
    Pierres pour <st1:PersonName productid="la Chapelle" w:st="on">la Chapelle</st1:PersonName>, fonte pour <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName>
    Dimensions de la chapelle : <st1:metricconverter productid="20 mètres" w:st="on">20 mètres</st1:metricconverter> sur <st1:metricconverter productid="8 mètres" w:st="on">8 mètres</st1:metricconverter>
    Au bas du bourg en repartant à Saint-Symphorien.<o:p></o:p>
    <o:p></o:p>

    <o:p>

    </o:p>D'abord maladrerie fondée en 1428 par Gérard de Cucurieux seigneur de Pesselay, puis chapelle de l'Hôpital dédiée à  Notre Dame jusqu'en 1596. Elle a remplacé  l'église  St-Nicolas, dépendant du prieuré clunisien de Régny et donc la plus ancienne mention connue est de 1614.

    <o:p> </o:p>Depuis une époque reculée, il existe à Lay une dévotion particulière à <st1:PersonName productid="la Vierge. Dès" w:st="on">la Vierge. Dès</st1:PersonName> le 15° siècle, la chapelle de l'Hôpital était dédiée à <st1:PersonName productid="la Vierge." w:st="on">la Vierge.</st1:PersonName>

    <o:p> </o:p>Lors de la construction de la chapelle, l'architecte avait ménagé dans le mur de la façade au-dessus de la porte, une haute niche destinée à recevoir une statue de la vierge qui devait être inaugurée qu'au mois de mai 1854, année où fût proclamé le dogme de l'Immaculé Conception de <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName> selon lequel Marie est née sans le pêché originel

    La statue de la façade en fonte est l’œuvre de Guerpillon. Elle est due à la générosité de M; Louis Desvernay.

    En 1855 est fondée la fête quinquennale de Notre dame de Lay ; elle a pour origine le souhait des habitants du lieu de voir se renouveler tous les 5 ans, la fête de 1854 organisée à l'occasion de l'inauguration de la statue de Notre Dame de Lay ornant la façade.

    <o:p> </o:p>Mur d'ex-voto  : 19ème et 20ème siècle - Sur le mur, à l'intérieur au-dessus de la porte d'entrée.<o:p>

    </o:p>

    Le maître-autel et un tableau peint<o:p>

    </o:p>

    Tour de Prébende  dite Tour de Beurre

    XIVème siècle
    Pierre
    Place des halles

    <o:p>

    </o:p>Un reste des fortifications du XIV° siècle avec un passage piéton communicant avec le chemin de Ronde.

    <o:p> </o:p>Les halles construites par les princes D'Orléans, jugées inutiles, furent détruites dans les années 1870 Elles étaient identiques à celles de Chamelet dans le département du Rhône

    Maison des Sœurs

    <o:p> </o:p>XIVème siècle
    Place des Halles

    <o:p>

    </o:p>Maison  du XIV° siècle qui abrite <st1:PersonName productid="la Chapelle" w:st="on">la Chapelle</st1:PersonName> des Chanoinesses, pièce aménagée en oratoire pour les premières religieuses logées dans cette demeure une ou deux années, lors de la création de <st1:PersonName productid="la Maison" w:st="on">la Maison</st1:PersonName> de Charité (pas de visite)

    <o:p> </o:p>A remarquer au-dessus de la fenêtre et de la porte l'énorme poutre de bois qui soutient la construction et le débordement du toit sur les charpentes

    <o:p> </o:p>

    Manoir de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName><o:p></o:p>

    XIVème siècle
    A la sortie sud-ouest du bourg de Lay

    <o:p> 
    </o:p>Distant d'un petit kilomètre de la route nationale 7 qui passe à Saint-Symphorien-de-Lay        .

    <o:p> </o:p>Sa construction est rectangulaire, il est précédé de deux grosses tours rondes, aux toitures coniques à pentes brisées. Il date du XIV° siècle.

    <o:p> </o:p> Ce nom, dont la signification explique l'origine, était fort commun en Forez et en Beaujolais. Dans cette dernière province, sur la rive droite de <st1:PersonName productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:PersonName> on compte au moins trois fiefs qui portèrent cette dénomination : <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName>, près de Bourg-de-Thizy, jadis propriété de la famille Namy <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">La Forest</st1:PersonName>, paroisse de Perreux, devenue aujourd'hui l'hôpital de ce chef-lieu de canton, et <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName>, près de Lay (un acte de la fin du XVII° siècle dit que le château de  <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> était situé "au faubourg de Lay"),dont il est ici question.

       Au XIVème siècle, la terre de Forest appartenait à Guichard Buret  damoiseau, fils de feu Guillaume ; il rendait hommage en 1324, au sire de Beaujeu pour sa maison forte de <st1:PersonName productid="la Forest." w:st="on">la Forest.</st1:PersonName>

       Les seigneurs de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> contractèrent dans la suite des alliances avec les familles nobles du voisinage, mais comme ils sont mentionnés sous le nom de leur terre, il est assez difficile d'établir leur généalogie. Au milieu du XVIème siècle, le fief de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> appartenait à la famille du Terrail qui se fondit, par alliance, avec celle d'Ornaison. Au temps d'Henri II, le seigneur  de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> était Pierre d'Ornaison ; il épousa damoiselle Jeanne Athiaud, d'une vieille famille du Beaujolais établie en fief du Péray, voisin du château de <st1:PersonName productid="la Forest. De" w:st="on">la Forest. De</st1:PersonName> ce mariage naquit Frédéric d'Ornaison, seigneur de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> et de Chamarante, marié le 20 octobre 1578 à damoiselle Jeanne de Lys.

       La famille de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> d'Ornaison conserva les armes des du Terrail, car dans le "Rolle des nobles francs fiefs du Beaujolais, taxés aux frais soufferts par le sieur de Gondras, aux Etats à Paris, en 1615," figure " le sieur d'Ornaison et <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName>, près Lay", et le même manuscrit qui donne les armes des seigneurs  beaujolais, indique " le sieur de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> d'Ornezon-Terrail : d'azur au chef d'argent, chargé d'un lion issant de gueules ". (. E. Salomon).

     Au temps de Louis XIV, le seigneur de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> gérait les affaires des religieux de l'abbaye royale de Savigny. Le 2 décembre 1670, un chapitre général de l'abbaye royale de Savigny, assemblé au son de la cloche, à la manière accoutumée pour discuter des affaires communes du chapitre, invita " Messire François du Terrail-d'Ornaison à continuer à faire la recette des droits des deniers, ensemble toutes les affaires dudit chapitre, suivant la forme de la procuration qui lui en fut passée, au chapitre tenu le 2 décembre 1669".

       Le fils de François d'Ornaison, nommé Clair-Gilbert, vendit la plupart des terres que sa famille possédait dans la région. Après avoir aliéné Chamarande, paroisse de Saint-Germain Lespinasse, au sieur Adrien Michon en 1684, il céda le château de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> à François du Terrail, abbé d'Ornaison, qui vint à plusieurs reprises passer la belle saison dans cette agréable résidence.

    Celui-ci mourut au début de 1723, et le 21 janvier, à la requête de Pierre Mitaut, procureur d'office de la chastellenie de Lay "le sieur Jean-Charles François Mitaut, capitaine châtelain du dit Lay, se rendit au château de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName>, et, pour la sûreté des "denrées et effets" contenus dans les chambres à l'usage du sieur abbé d'Ornaison, apposa les scellés sur les portes d'icelles chambres…" La garde des scellés, jusqu'à ce que la levée en eut été ordonnée, fut confiée à Philibert Connard, serviteur de l'abbé d'Ornaison.

       L'héritier de l'abbé d'Ornaison vendit <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> à Claude Chavanne de Bostgrand, qui avait épousé Andrée Grumel  de Montgaland, dont il eut dix enfants. L'aîné, Claude, hérita de la terre de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> après la mort de son père.

       Claude Chavanne de Bostgrand épousa Blanche de Couty, dont il eut : Philiberte, mariée le 29 novembre 1759 à noble François de Berchoux ; Jeanne-Marie, mariée d'abord le 20 janvier 1774 à Claude-Henri  Perrin, écuyer, seigneur de Noailly, puis à Louis-François Perrin, comte de Précy, qui commanda les troupes de Lyon lorsque cette ville fut assiégée par les armées de <st1:PersonName productid="la Convention." w:st="on">la Convention.</st1:PersonName>

       Une des petites-filles de Claude Chavanne de Bostgrand  épousa le sieur Marchand, sous-inspecteur des Manufactures du Beaujolais et propriétaire du fief de <st1:PersonName productid="la Forest" w:st="on">la Forest</st1:PersonName> à la veille de <st1:PersonName productid="la Révolution." w:st="on">la Révolution.</st1:PersonName>

       Les Chavanne de Bostgrand portaient pour armes : de gueules au sautoir d'or, et les Marchand : d'argent à la bande d'azur, chargée en chef d'un soleil et en pointe d'une étoile

    <o:p>
    </o:p>

    C'est dans cette belle demeure que résida Joseph de Berchoux né en 1762, poète reconnu pour sa verve littéraire. Auteur de plusieurs ouvrages estimés, son principal titre littéraire étant le charmant poème en quatre chants : "La gastronomie ou l'homme des Champs à Table" publié en 1801.

    Joseph de BERCHOUX, né le 3 novembre 1762, dans la commune perchée de  Lay, voisine de Saint-Symphorien, d’une ancienne famille de robe habitant au domaine de « <st1:PersonName productid="La Forêt" w:st="on">La Forêt</st1:PersonName> » depuis 1600.

    Son père est juge-prévôt à Lay. Il étudie d’abord dans la maison paternelle, puis chez les oratoriens à Lyon. Dès ses premières années, il manifeste du goût pour la poésie et la musique, ce qui décide son père à l’envoyer à Paris où il reste plusieurs années et se perfectionne dans ces deux arts de manière à pouvoir figurer dans le monde spirituel et frivole de cette fin du XVIIIème siècle.

    Il se lie alors avec quelques hommes de lettres, puis revient à Lay. Il est très souvent reçu dans la société provinciale d’alors. Il compose et chante d’une voix agréable, des romances pour les dames en s’accompagnant de plusieurs instruments de musique.

    Puis survint <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, qu’il ne boude pas trop puisque, à la création des Justices de Paix, il fut élu à ce poste et remplit cette fonction avec « sagacité, douceur et droiture ».

    Quand éclate <st1:PersonName productid="la Terreur" w:st="on">la Terreur</st1:PersonName>, Berchoux se refuse à émigrer, comme beaucoup de jeunes gens d’alors, il se cache, puis se rend à Valence chez son ami Monsieur De Lablanche, qui commande le bataillon de <st1:PersonName productid="la Loire. On" w:st="on">la Loire. On</st1:PersonName> le retrouve à Nice où il est employé dans les bureaux du payeur de l’armée, poste qu’il quitte après le 9 thermidor pour rejoindre son domicile en toute sécurité

    Rentré à Lay, il reprend ses fonctions de Juge de Paix et son activité littéraire s’intensifie, il écrit « Les Grecs et les Romains », satire de 1797 contre ceux qui servirent de modèles aux Révolutionnaires.

     Son esprit frondeur se manifeste à l’égard du  régime, par une lettre à <st1:PersonName productid="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:PersonName> temporaire des poids et mesures dans le « Journal de Lyon » du 3 nivôse An IV (24 décembre 1795). Puisqu’on veut helléniser les noms de nos poids et mesures, au moins faut-il ne pas malmener la langue de Platon, au point d’écrire « hectomètre » qui signifie sixième mètre ou sixième de mètre, au lieu de « hécatomètre » (cent mètres), et « kilogramme » ou « kilomètre », qui contiennent un double sens, au lieu de « chiliogramme » ou « chiliomètre ».

    Lareveillère-Lepeaux du Directoire, avait institué contre la religion catholique et dans la ligne du culte de <st1:PersonName productid="la Déesse Raison" w:st="on">la Déesse Raison</st1:PersonName> de Chaumette, une religion nouvelle : la « Théophilantropie », les prêtres revêtus de robes blanches et coiffés de tricolore, récitaient en chaire des hymnes et des cantiques philosophiques en invoquant le « Dieu de <st1:PersonName productid="la Nature" w:st="on">la Nature</st1:PersonName> », dans les principales églises de Paris. Une comédie en trois actes de Berchoux, les « Théophilanthropes ou les principes » diffusée sous le manteau, couvrit de ridicule cette nouvelle religion et contribua à classer son auteur parmi les « tenants de l’ancien régime ».

    Il continua ce rôle d’opposant au Consulat, puis à l’Empire, avec des articles publiés dans « <st1:PersonName productid="La Quotidienne" w:st="on">La Quotidienne</st1:PersonName> » sous le pseudonyme de Nacone, et dans la « Gazette de France » revue légitimiste de monsieur Michaud, sous le pseudonyme de « Muzard »

    C’est en 1801 que notre poète publie sous son nom, le poème de « <st1:PersonName productid="La Gastronomie" w:st="on">La Gastronomie</st1:PersonName> », son œuvre maîtresse qui lui  confère une réputation mondiale (traduit en douze langues) et dont on répète de nombreux vers, sans en connaître l’auteur :

    <o:p> </o:p>

    « Rien ne doit déranger l’honnête homme qui dîne »
    « Un poème jamais ne valut un dîner »
    «  Quand on donne à dîner, on a toujours raison ».

    <o:p> </o:p>Il s’agit d’un ouvrage différent de la physiologie du goût de Brillat-Savarin. Il ne contient pas de recettes culinaires, mais des préceptes du bien recevoir et du bien vivre hérités du XVIIIème siècles. Le tout avec infiniment d’esprit et de verve. Il pense d’ailleurs beaucoup plus à l’art de bien traiter ses amis qu’a l’art culinaire proprement dit

    <o:p> </o:p>Des générations successives ont su par cœur l’épisode de «l’ivrogne de Village » de « Vatel » du « Jeune soldat ». Puis viennent des ouvrages bien oubliés de nos jours : en 1803 « Le Philosophe de Charenton ».

    En 1805 « <st1:PersonName productid="La Danse" w:st="on">La Danse</st1:PersonName> de <st1:PersonName productid="la Guerre" w:st="on">la Guerre</st1:PersonName> des Dieux de l’Opéra » qui souleva des controverses passionnées, en effet il prenait parti dans la guerre qui opposait deux danseurs connus : Duport contre Vestris. Il faut citer les vers suivants qui furent censurés par Napoléon, pour comprendre à quel point notre poète était opposant au régime, qui se voulait l’héritier de <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>

    <o:p> </o:p>

    Mais je dois m’abstenir de souiller mes tableaux

    Du tableau des ces bals composés de bourreaux,

    Qui couverts d’un bonnet sanglant de nos blessures :

    S’associaient au bal leurs victimes futures,

    Entraînaient la beauté sous leurs pas furieux,

    E forçaient le malheur à danser avec eux.

    <o:p> </o:p>

    Il publiait, en 1814 « Voltaire ou le triomphe de <st1:PersonName productid="la Philosophie" w:st="on">la Philosophie</st1:PersonName> moderne », satire des encyclopédistes, artisans de <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, en 1819 « L’Art Politique », en 1817 « L’Enfant prodige » satire de <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName> et de ses suites. De la même inspiration et sur le même sujet en 1821, « Six Chapitres de l’Histoire du Citoyen Benjamin Quichotte de <st1:PersonName productid="la Manche" w:st="on">la Manche</st1:PersonName> » et en 1833, « La liberté, poème en quatre chants, par un petit-neveu de Scarron » puis les «Progrès » autre satire de <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, dans le premier chant duquel il retrace ses jeunes années et n’oublie pas sa gloire de soldat bourgeois :

    Poète un peu poltron, troubadour pacifique,

    Je devins caporal de la garde civique.
    <o:p> </o:p>

    Il flétrit au passage la prise de <st1:PersonName productid="la Bastille" w:st="on">la Bastille</st1:PersonName>, et la fausse légende qu’on en fit, les acquéreurs de biens nationaux, les Girondins emportés par le flot qu’ils avaient soulevé.

    Il se retire en 1827 à Marcigny en Saône-et-Loire, où il avait acquis une jolie propriété, auprès de son oncle le général de Précy, dont il égaya les dernières années.

    Louis XVIII dont il n’avait jamais rien sollicité, le nomma Chevalier de <st1:PersonName productid="la Légion" w:st="on">la Légion</st1:PersonName> d’Honneur et lui fit expédier le brevet d’une pension de 2000 francs.

    Le 18 juillet 1827, Charles X le nomma membre du bureau de censure, emploi qu’il remplit avec modération et discernement, à la satisfaction du Gouvernement et des gens de lettres.

    Il vécut célibataire, et passa une partie de sa vie dans l’intimité de Madame Larcher d’Arcy, à qui il avait dédié la « Gastronomie »

    <o:p> </o:p>

    Royaliste de vieille souche, il n’a jamais changé dans ses convictions et a raillé aussi bien <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName> que l’Empire, non sans un certain courage.

    <o:p> </o:p>

    Nos chers frères les Jacobins

    Nous éclairent à toute outrance,

    Nous égorgent en conscience,

    Et, dégoûtés de tous nos biens

    Nous ont pillés par complaisance.

    Mais enfin ils nous ont promis

    De disséminer leurs lumières,

    Et d’envoyer de leurs amis

    Jusque dans les deux hémisphères,

    Pour proclamer ces mots chéris :

    « Guerre aux châteaux ! Paix aux chaumières ! »

    Attendu que dans ces dernières,

    Le pillage serait sans prix

                          (Vers publiés dans le « Journal de Lyon » en 1793)

    <o:p> </o:p>

    Joseph Berchoux s’éteignit à Marcigny le 17 décembre 1838.

    <o:p> </o:p>

    Château de <st1:PersonName productid="la Verpillère" w:st="on">la Verpillère</st1:PersonName><o:p></o:p>

    <o:p> 
    </o:p>
    Situé sur le territoire de la commune de Lay et à peu de distance de cette ancienne petite ville, le château de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> est aujourd'hui une belle et vaste résidence, mais il n'en était pas de même au Moyen-Age, alors que ce nom était porté par une maison forte sans droit de justice. Ce fut seulement vers le premier quart du XVIIIème siècle  que <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> devint un fief proprement dit, avec tous droits de justice, haute, moyenne et basse. De là deux périodes dans son histoire : la maison forte et le fief.

    <o:p> </o:p> Les plus anciens propriétaires connus de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName>  en portaient le nom, bien qu'ils soient appelés dans les actes anciens <st1:PersonName productid="la Vulpilière" w:st="on">la Vulpilière</st1:PersonName>, <st1:PersonName productid="la Volpilière" w:st="on">la Volpilière</st1:PersonName>, d'où on a fait à tort <st1:PersonName productid="la Verpillière." w:st="on">la Verpillière.</st1:PersonName>

       Vers 1400, la maison forte de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> passa à la famille de Thélis par le mariage de Clémence de <st1:PersonName productid="la Vulpilière" w:st="on">la Vulpilière</st1:PersonName> avec Pierre de Thélis.

    <o:p> </o:p> Au commencement du siècle suivant, <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> passa à la famille Fournillon de Butery, dont un des membres en était déjà seigneur en 1516. Le 18 août 1551, damoiselle Marguerite Coiron, veuve de Louis de Fournillon seigneur de <st1:PersonName productid="la Verpilllière" w:st="on">la Verpilllière</st1:PersonName>, en rendait hommage, tant en son nom qu'au nom de leur fille Claude. L'acte mentionne comme dépendance du fief une maison forte  "avec cours, granges, prés, terres, bois, étangs, colombier et garennes".

    <o:p> </o:p>Au déclin du XVIIème siècle, la terre de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> appartenait à Antoine Buron, qui avait épousé Jeanne Grumel de Montgaland, dont une fille, Jeanne, mariée le 30 septembre 1725 à Claude Valence de Minardière.

       Les Burons avaient pour armes : "d'azur au chevron d'or accompagné de trois colombes d'argent". D'après E. Salomon, ces armes sont identiques à celles des Presles qui succédèrent aux Buron à <st1:PersonName productid="la Verpillière." w:st="on">la Verpillière.</st1:PersonName>

     Vers la même époque on trouve établi à <st1:PersonName productid="la Verpillière Claude" w:st="on">la Verpillière Claude</st1:PersonName> Dumoulin-Trézangles, fils  de Pierre-Antoine, capitaine châtelain de Saint-Symphorien-de-Lay.

    <o:p> </o:p>Au début du XVIIIème siècle, <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> est entre les mains de la famille Presle, échevin de Lyon, qui, le 17 mai 1726, vendit cette terre à Jacques Le Clerc du Fresne, dont les armes étaient : "d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois annelets de sable". Le nouveau seigneur qui était fils de Claude-Jean Le Clerc, seigneur du Fresne, et de Marie Durandeau, avait épousé Marie-Isabelle de Thosse. Lors de son mariage il est qualifié capitaine des gardes de Villeroy et chevalier de Saint-Louis.

       Jacques Le Clerc du Fresne était un personnage important de son temps, et plusieurs contemporains signalent ses relations avec le duc d'Orléans qui avait été régent du royaume pendant la minorité de Louis XV. Le duc d'Orléans étant seigneur du Beaujolais, le seigneur de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> en profita pour obtenir de son Altesse tous droits de justice, haute, moyenne et basse, ainsi que le constate un acte de 1738. Cette pièce importante pour l'histoire de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> porte en effet : "Enregistrement du résultat du Conseil du duc d'Orléans, rendu sur la requête de messire Jacques Le Clerc du Fresne, chevalier de Saint-Louis, gouverneur des ville, fort et hâvre de Fécamp, lieutenant du Roi de la province de Guyenne et ancien major de la ville de Lyon, par lequel S.A. a bien voulu désunir de la haute , moyenne et basse justice de sa châtellenie de Lay en Beaujolais, le fief de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> et tous les domaines et fonds en dépendant, et réunir ledit droit de haute, moyenne et basse justice audit fief de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName>  dont le sieur de Fresne est propriétaire, à la charge par lui de payer annuellement à <st1:PersonName productid="la Saint-Martin" w:st="on">la Saint-Martin</st1:PersonName> l'hiver, à la recette de S.A., une rente de 100 mesures de seigle, portant lods, vintes et milods, et en outre à la condition de faire exercer ladite portion de justice dans l'auditoire de la justice de Lay, et de se servir des prisons de ladite ville, pour l'entretien desquelles il sera tenu de payer annuellement à <st1:PersonName productid="la Saint-Martin" w:st="on">la Saint-Martin</st1:PersonName> d'hiver la somme de <st1:metricconverter productid="22 livres" w:st="on">22 livres</st1:metricconverter>, savoir : celle de <st1:metricconverter productid="18 livres" w:st="on">18 livres</st1:metricconverter> pour sa contribution à l'entretien et aux réparations de l'auditoire et des prisons, et celle de <st1:metricconverter productid="4 livres" w:st="on">4 livres</st1:metricconverter> pour les peines et soins du concierge.

       Devenu le siège d'un fief avec tous droits de justice, le château de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> fut restauré et agrandi par son propriétaire. A partir de cette époque, la vie devint plus intense dans la gentilhommière de Lay, et on constate que le seigneur y recevait souvent ses amis en nombreuse compagnie. Les fêtes furent plus brillantes encore lorsque  son  fils Charles-Jacques Le Clerc de Fresne, fut devenu seigneur de <st1:PersonName productid="la Verpillière. En" w:st="on">la Verpillière. En</st1:PersonName> sa qualité de prévôt des marchands de Lyon, il  avait dans cette ville de nombreuses relations qu'il invitait parfois dans son château de Lay. Une lettre du 1° novembre 1765, adressée par Mlle Cholier à sa cousine, Mlle de Franquières, fournit des détails sur une de ces réceptions : "Il y avait cent personnes invitées et la consommation du jour fut de 12 moutons, 1 veau et demi, <st1:metricconverter productid="100 livres" w:st="on">100 livres</st1:metricconverter> de bœuf et 50 volailles, ce qui doit donner une idée du reste. On dit que les amusements furent aussi bruyants à proportion, de sorte que plusieurs dames en sont revenues lasses et excédées de plaisir".

        De son mariage avec Catherine de Boisse, Charles-Jacques du Fresne eut plusieurs enfants. L'aîné, Jacques-Catherin le Clerc du Fresne, lui succéda dans ses titres et ses biens.

    Dès 1768, il  avait reçu du roi Louis XV des lettres patentes lui accordant le titre de"gouverneur de la ville de Lay".

       Jacques-Catherin Le Clerc du Fresne de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> (1° novembre 1738-1794) major de la ville de Lyon, chevalier de Saint-Louis, épousa, le 24 janvier 1764, Marie-Gabrielle Croppet d'Irigny, fille de Jean-Louis et de Marie-Anne Hesseler de Bagnols.

       Plusieurs enfants naquirent de ce mariage, notamment André-Jean-Baptiste Leclerc du Fresne, marquis de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName>, qui épousa, l'an III, Sybille Guinet de Montverd.

    <o:p> </o:p>Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, le fief de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> passa à la famille Desvernay qui depuis un siècle déjà, était honorée de fonctions publiques dans cette région. Au temps de Louis XIV, Philibert Desvernay avait épousé à Régny Benoîte Janot, et fut le chef d'une longue lignée de légistes qui exercèrent leurs fonctions à Régny et même à Lay. L'un d'eux, Léonard Desvernay, juge de Régny au temps de Louis XV, portait pour armes : d'azur au verne arraché et soutenu d'un croisement d'argent, accosté de deux roses d'or ; au chef du même chargé de deux étoiles d'azur.

       Jacques Desvernay, fils aîné de Philibert et de Benoîte Janot, épousa successivement Marie Presle, puis Marianne Grobert. Il eut pour successeur Pierre-François, premier enfant de sa seconde femme (Parmi les autres enfants de Marianne Grobert, il faut citer Claudine, religieuse de Sainte-Elisabeth à Roanne, et Claude Desvernay, bachelier de Sorbonne, curé-archiprêtre de Néronde).<o:p></o:p><o:p></o:p>

    Pierre-François Desvernay, née en 1717, épousa en 1742 Marianne Villiard, dont il eut notamment Antoine Desvernay, seigneur de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> à la fin du règne de Louis XVI et sous les régimes qui se succédèrent en France jusqu'à sa mort arrivée en 1828.

     Entouré de l'estime générale, en raison de son caractère et des services qu'il avait rendu pour développer l'industrie dans le pays, il traversa sans être inquiété les jours troublés de <st1:PersonName productid="la Révolution." w:st="on">la Révolution.</st1:PersonName>

    <o:p> </o:p> A la fin de l'Empire, en 1814, alors qu'Antoine-Marie Desvernay était propriétaire de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName>, un engagement militaire eut lieu, non loin du château.

       Les Autrichiens, entrés à Lyon le 21 mars envoyèrent une forte colonne dans la direction du nord, vers l'Arbresle et Tarare. Après avoir dépassé cette ville, leur chef, le général Hardegg, établit son quartier général à saint-Symphorien. De là, ses soldats poussaient des pointes aventureuses sur les bords de <st1:PersonName productid="la Loire." w:st="on">la Loire.</st1:PersonName>

       Ces sondages inquiétèrent les Roannais et, le 26 mars, une troupe d'une cinquantaine de volontaires, parmi lesquels se trouvaient beaucoup de mariniers, quittèrent Roanne, s'avancèrent jusqu'à <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName>, surprirent un bataillon autrichien arrivé la veille, lui tuèrent quelques hommes et firent prisonniers six hussards qu'ils ramenèrent à Roanne.

        Ce hardi coup de main eu un certain retentissement sous le nom de "l'affaire de Saint-Symphorien", et c'est pour commémorer ce fait d'armes que la ville de Roanne a élevé sur la place de l'Hôtel de ville le monument de 1914.

      Sous <st1:PersonName productid="la Restauration" w:st="on">la Restauration</st1:PersonName>, Antoine-Marie Desvernay, qui avait donné bien des preuves de dévouement à sa petite patrie, fut porté au Conseil Général par ses concitoyens. Plus tard, il fut nommé chevalier de Saint-Louis, puis président du Conseil Général de <st1:PersonName productid="la Loire. Après" w:st="on">la Loire. Après</st1:PersonName> sa mort (1828), son fils, Auguste-Benoît devint propriétaire de <st1:PersonName productid="la Verpillière." w:st="on">la Verpillière.</st1:PersonName>

       Auguste-Benoît Desvernay, né en 1786, avait épousé, le 11 novembre 1809, Louise-Etiennette Ponthus de Bourdelère, dont : Antoine-Marie Desvernay (1812-1875), marié le 23 mai 1840, à sa cousine, Louise-Jeanne-Hélène Laurens, morte en 1883.

       Leur fils aîné, Arnould-Benoît-Augustin Desvernay, devint propriétaire de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> après la mort de son père. Il avait épousé en 1867, Adèle-Marie-Jeanne Neyrand.

       Trois enfants naquirent de ce mariage : Antoine Desvernay, propriétaire de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName>, au début du siècle ; Elise-Antoine-Marie née le 29 décembre 1869, mariée le 18 juillet 1892, à Hubert Meaudres des Gouttes, et Hélène-Charlotte-Marie, née le 24 décembre 1872, religieuse.

    Depuis la mort d'Antoine Desvernay, le château de <st1:PersonName productid="la Verpillière" w:st="on">la Verpillière</st1:PersonName> est la propriété de Mme Méaudre des Gouttes, qui l'habite avec sa famille.

    L'actuel propriétaire est M. de Couëspel.

    Château de Pesselet<o:p></o:p><o:p>
     </o:p>

    Au lieu dit Pesselet

    <o:p> 
    </o:p>La maison forte de Pesselet est une demeure du XVème siècle construite pour la défense d'un paysan fieffé. Elle représente un modèle de l'architecture militaire beaujolaise, avec ses murs en pierres sombres du pays, ses fenêtres garnies d'un lourd grillage et sa grosse tour ronde.

    "Pesselet appartenait anciennement aux sires de Beaujeu, qui en avaient fait une maison de chasse. Un des seigneurs ou sires, nommé Frépied dit du "Bosc" ou du "Bois", en latin de "Bosco", donna cette maison à son veneur, dont il voulait récompenser les services. Un Simon du Bosc en fit l'aveu et le dénombrement en 1473. Bientôt l'on vit le nom de Frépier faire place au fief ; quelques actes encore le présentent,<o:p></o:p>

     Mais la génération suivante le fait disparaître entièrement, et le premier mars 1539, noble Antoine de Pesselay donne le dénombrement de son fief.<o:p></o:p>

    Cette famille c'est éteinte, ce fief passa à celle de Dufournel plus tard, un Durand en était propriétaire."

                             Ogier  (<st1:PersonName productid="La France" w:st="on">La France</st1:PersonName> par canton)

    Aux abords de l'ancienne ville de Lay, à quelques centaines de mètres seulement du village de Thélis où ne subsiste plus aucun vestige du manoir  qui fut selon toute vraisemblance le berceau de la famille chevaleresque de ce nom, s'élève encore le vieux manoir de Pesselay. C'est une demeure féodale du quinzième siècle, presque intacte, vraiment remarquable avec sa haute tour ronde et sa façade majestueuse qui regarde la côte au pied de laquelle il est assis. De ce côté, une tour carrée engagée, plusieurs fenêtres grillagées achèvent de donner au castel un aspect qui séduit les amis du passé. A l'intérieur, la cuisine a conservé sa vieille cheminée au large manteau de pierre ; au-dessus d'une porte est un écusson malheureusement mutilé.

    <o:p> </o:p>

        Pesselay ne fut à l'origine qu'une maison de chasse  des sires  de Beaujeu. Le 28 septembre 1400, Pierre de Thélis rend hommage de Pesselay au duc de Bourbon et en donne le dénombrement, à Beaujeu, le 17 février 1402, Pierre de Thélis, seigneur de Pesselay, avait épousé Clémence de <st1:PersonName productid="la Vupillière" w:st="on">la Vupillière</st1:PersonName>, qui testa en novembre 1414, laissant :1°Guichard, damoiseau, seigneur de Pesselay ; 2° Jean, substitué à son frère ; 3° Isabeau, religieuse à Beaulieu.

    <o:p> </o:p> Le 6 février 1458, Jean Frépier, dit du Bosc ou du Bois, demeurant au château de Pesselay, donne l'aveu et dénombrement de son fief qu'il démembrera peu après. Le 17 novembre 1470, un dénombrement est donné par Antoine Fournillon, qui a acquis des terres de Jean Freppier, seigneur de Pesselay et de ses héritiers, Simon du Bois et Michel Charreton, bourgeois de Charlieu. Ce démembrement comprend la justice moyenne et basse sur Combres et les rentes : <st1:metricconverter productid="8 livres" w:st="on">8 livres</st1:metricconverter> 12 sols1/2,cens, 14 pichets froment, 8 de seigle, 140 ras d'avoine, 4 pichets d'orge, 5 lampes huile, 18 gélines, 6 conils.

        Le 28 juillet 1470, aveu de dénombrement pour Pesselay, par l'honorable Simon du Bosc, héritier de Jean Freppier. Le 1° mars 1539, dénombrement par noble Antoine de Pesselay, pour son château et maison-forte de Pesselay. Le 15 juillet 1545, à la monstre de Charlieu, es mentionné Jehan de Pesselay, frère du seigneur de Pradines. Hector du Boys, seigneur de Pesselay, laissa un fils ,Hector, marié à Jacquette de Neufville, dame de Gatellier.

       Dans le rôle des nobles et francs fiefs du Beaujolais, taxés au frais soufferts par le seigneur de Gondras, aux Etats, à Paris, en 1615, figurent : le bailli de Beaujolais pour Joux, <st1:PersonName productid="la Noyrie" w:st="on">la Noyrie</st1:PersonName>, Peyssellay ; le seigneur de Gessans pour des rentes de Peisselay. Il s'agit certainement de la partie démembrée en 1470. Le 4 mars 1693, parmi les nobles et roturiers possédant fiefs en Beaujolais nous trouvons le sieur Courtin, cy devant prévôt de Roannais, pour la terre et seigneurie de <st1:PersonName productid="la Motte-Saint" w:st="on">la Motte-Saint</st1:PersonName>-Vincent, <st1:PersonName productid="la Cour" w:st="on">la Cour</st1:PersonName>, le fief de Laye, en ladite paroisse de Peysselay, en la paroisse de Montagny, et leurs rentes. C'est toujours, on le voit, la parcelle démembrée en 1470. Le même rôle  mentionne le sieur du Fournel, avocat en Parlement à Lyon, pour le fief de Peysselay, à Saint-Symphorien-de-Lay. Cette famille portait : d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois merlettes du même en chef et d'un croissant aussi en pointe d'argent. Noble Guillaume du Fournel, écuyer, seigneur de Pesselay dans la première moitié du dix-septième siècle, épousa Magdeleine du Fournel, dont : noble François du Fournel, seigneur de Pesselay et Poleymieu, conseiller du Roi et son procureur en la juridiction de la police de la ville de Lyon, né en 1658, mot le 3 mars 1748, échevin de Lyon en 1704, marié le 8 juin 1691, à  Anne-Magdeleine de Gangnières, morte le 27 octobre 1730, fille de Jean  de Gangnières, chevalier, comte de Souvigny, baron de Grézieu-le-Marché, seigneur de Viricelles, <st1:PersonName productid="la Thivollière" w:st="on">la Thivollière</st1:PersonName>, etc., Maréchal de camp en 1650, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-général des armées du Roi, conseiller d'Etat, gouverneur de Monaco, premier chambellan de Monsieur le frère du Roi, et de Madeleine de Vanini, dame de Saint-Laurent d'Agny, dont entre  autres Magdeleine du Fournel (2 juin 1693 - 6 octobre 1735) mariée le 8 février 1723,  à Antoine de Laurencin, chevalier, seigneur de Prapin et Taluyer (21 septembre 1689-1740) capitaine au Régiment de <st1:PersonName productid="la Reine-Infanterie" w:st="on">la Reine-Infanterie</st1:PersonName>, fils de Gaspard et de Marie Dervieu. La famille se perpétua après l'aliénation de Pesselay, par Barthélemy du Fournel de Breuil, marié à Elisabeth Barberet, dont : Benoîte-Joséphine du Fournel,, née le 2 janvier 1790, mariée 1° le 19 novembre 1807, à Marie-Thomas-Charles Guillet de Châtelus (18 mai 1780 - 7 janvier 1826) fils de Jacques-Pierre et de MarieRambaud ; 2° en 1835, à Désiré Pontanier, comte de <st1:PersonName productid="la Rochette." w:st="on">la Rochette.</st1:PersonName>

       Claude Durand de Pesselay, seigneur dudit lieu, épousa le 28 janvier 1739, Claudine Montchanin.

       Les armes de cette famille sont ; d'azur au cerf passant d'or ; au chef cousu de gueules. Les Durand possédaient encore Pesselay, à la fin du dix-huitième siècle.

       Le possesseur actuel est le comte Robert Desvernay (v. Chenevoux, t II)
    (Billiet : loc. cit, Con de M. de Neufbourg ; H. de Jouvencel : loc. cit.)<o:p></o:p>

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