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LA ROUTE AUTREFOIS ENTRE ROANNE (Loire) ET LYON (Rhône)

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Le village de Neaux et le 1° chemin de fer (2° partie)


 

LE VILLAGE DE NEAUX ET LE 1° CHEMIN DE FER (2° partie)

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Par monsieur Joseph Vignon (ancien maire de Neaux)

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Illustrations : Voiture de voyageurs de Stephenson indroduite en France en 1872
Poste d’aiguillage français vers 1890<o:p></o:p>

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On sait que la ligne de ce premier chemin de fer s’arrêta vers 1855 et la ligne actuelle Roanne-Saint-Etienne la remplaça définitivement en 1857.

Sur cette fin du chemin de fer, les archives Denis, apportent beaucoup de renseignements, par  un acte du 23 mai 1868, en l’étude de Me Jean-François Mignard de Saint-Symphorien-de-Lay.

L’origine de propriété portée à l’acte permet de savoir que la compagn,ie P.L.M. racheta la totalité du parcours de Roanne à Andrézieux, pour un total de 4 millions (dont une hypothèque couvrait encore le paiement en 1868). Mais comme de Balbigny au Coteau un nouveau tracé par Vendranges fut choisi, elle revendit chez Me Durand, à Nervieux, le 22 février 1865, toute une partie de l’ancien tracé, depuis « la jonction avec la route de Saint-Symphorien à Neulise, en amont du pont de Buis », sur le territoire de Saint-Symphorien, jusqu’à « la jonction de la route de Roanne » à la patte d’oie de l’Hôpital-sur-Rhins ; l’acquéreur était Jean Thirard, propriétaire, et son épouse Dame Mathé Gouttenoire, de Saint-Jodard.

Le 23 mai 1868, Thirard et sa femme revendent à 28 riverains de la section de l’Hôpital au moulin Prat les parcelles qui les intéressent de l’ancien chemin de fer « entre le chemin de Thélis sur la commune de Saint-Cyr-de-Favières et le chemin de <st1:PersonName productid="la Farge" w:st="on">la Farge</st1:PersonName> au Bourg de Sainte-Marguerite-de-Neaux » Les acheteurs dits « de deuxième part » achètent en pleine propriété ; ceux dits « de troisième part » achètent un droit de passage. Un extrait du plan joint à l’acte

Du 22 février 1865 montre qu’il s’agiy d’une longueur vendue d’à peu près <st1:metricconverter productid="4 km" w:st="on">4 km</st1:metricconverter> 250, y compris un tunnel de <st1:metricconverter productid="104 mètres" w:st="on">104 mètres</st1:metricconverter> ( le tunnel « des Allemand » détruit en 1915-1916) et un tunnel de <st1:metricconverter productid="105 mètres" w:st="on">105 mètres</st1:metricconverter> celui de la carrière (détruit aujourd’hui).  Le prix global est faible : 1 200 francs.

Pour la revente , la moyenne entre les 28 acquéreurs est de moins de 43 francs, soit environ 730 NF par acheteurs. Aux termes de l’acte, l’ancien chemin de fer « est converti en un chemin qui aura sur tout son parcours une largeur de <st1:metricconverter productid="4 mètres" w:st="on">4 mètres</st1:metricconverter> outre et non compris les fossés latéraux » Tout ce qui n’est pas chemin et fossé pourra être cultivé « sans nuire au chemin »Personne « ne prend d’engagement pour l’entretien et les réparations dudit chemin », ce qui va amener toutes sortes de difficultés.

Le droit de passage est commun à tous les acquéreurs, mais en plus : aux propriètaires de la terre de Fragny, à ceux du domaine Arzet dont les vendeurs, les Thirard, conservent « l’écluse à leur charge » ; et aussi toutes les maisons que les Thirard possèdent sur ce vieux chemin de fer jusqu’à la route de Neulise en amont du pont de Buis : ce qui permet de penser que ce privilège s’étend à la maison du dépôt (l’ancienne gare) ; mais ces bénéficiaires auront les mêmes servitudes que les acquéreurs.

Cet acte créa donc la situation telle qu’elle peut être  encore soutenue aujourd’hui, mais elle est assez ambiguë.

Ce n’est qu’en 1871 qu’il est question du classement de la voie de « l’ancien chemin de fer ».

Ce classement ne fut jamais réaliser, à par la section entre Etivaux nord et Etivaux sud que la commune a prise en charge, et certains riverains sont encore valablement propriétaires de ce chemin privé.

Voici la liste de tous les riverains du vieux chemin de fer en 1868 qui participèrent à l’opération de rachat :

Acheteurs de 2° part :

  • Paul Gouttenoire , propriétaire et négociant à Lay
  • Antoine Lassonnery propriètaire, Neaux
  • Antoine Brizet, propriétaire et marchand drapier, Neaux
  • Antoine Denis et Claude Ferlay propriétaires et mousseliniers, Neaux
  • Jean Pharabet, propriètaire, Neaux
  • Georges Putinier propriétaire–cultivateur Neaux,
  • Demoiselle Jeannette Laurent, Neaux
  • Antoine Giraud, propriétaire, Neaux
  • Jean Prat , propriétaire-meunier, Neaux
  • Antoine Denis, propriétaire-cultivateur, Neaux
  • Philibert Paturet, cultivateur, Neaux
  • Demoiselle Mariette Vert, veuve Veline, rentière, Neaux
  • Claudine Vachez, veuve Bouchez, prorpiètaire, Neaux
  • Dame Marie Pharabet, veuve Curieux, Lay
  • Claude Thirard, propriétaire au Picard, Saint-Symphorien-de-Lay
  • Defond François, propriétaire à Neulise
  • Henri Vacher, teinturier à Tarare
  • François Gonin, Neaux
  • Claujde Masson, propriétaire à Saint-Priest-la-Roche
  • Michel Gironde, fermier à Vendranges, mandataire de Victor Tanrier.

Acheteurs de 3° part :

  • Jean-Marie Farjot, propriétaire, Neaux
  • Jean et Jacques Farjot, Neaux
  • Claude Recorbet, Neaux
  • Jean Duperray, propriétaire de <st1:PersonName productid="la Montagne" w:st="on">la Montagne</st1:PersonName>, Neaux
  • Antoine Denis, dit le Gros, Neaux
  • François Gonin, Neaux
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