LE VILLAGE DE NEAUX ET LE 1° CHEMIN DE FER (2° partie)
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Par monsieur Joseph Vignon (ancien maire de Neaux)
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On sait que la ligne de ce premier chemin de fer sarrêta vers 1855 et la ligne actuelle Roanne-Saint-Etienne la remplaça définitivement en 1857.
Sur cette fin du chemin de fer, les archives Denis, apportent beaucoup de renseignements, par un acte du 23 mai 1868, en létude de Me Jean-François Mignard de Saint-Symphorien-de-Lay.
Lorigine de propriété portée à lacte permet de savoir que la compagn,ie P.L.M. racheta la totalité du parcours de Roanne à Andrézieux, pour un total de 4 millions (dont une hypothèque couvrait encore le paiement en 1868). Mais comme de Balbigny au Coteau un nouveau tracé par Vendranges fut choisi, elle revendit chez Me Durand, à Nervieux, le 22 février 1865, toute une partie de lancien tracé, depuis « la jonction avec la route de Saint-Symphorien à Neulise, en amont du pont de Buis », sur le territoire de Saint-Symphorien, jusquà « la jonction de la route de Roanne » à la patte doie de lHôpital-sur-Rhins ; lacquéreur était Jean Thirard, propriétaire, et son épouse Dame Mathé Gouttenoire, de Saint-Jodard.
Le 23 mai 1868, Thirard et sa femme revendent à 28 riverains de la section de lHôpital au moulin Prat les parcelles qui les intéressent de lancien chemin de fer « entre le chemin de Thélis sur la commune de Saint-Cyr-de-Favières et le chemin de <st1:PersonName productid="la Farge" w:st="on">la Farge</st1:PersonName> au Bourg de Sainte-Marguerite-de-Neaux » Les acheteurs dits « de deuxième part » achètent en pleine propriété ; ceux dits « de troisième part » achètent un droit de passage. Un extrait du plan joint à lacte
Du 22 février 1865 montre quil sagiy dune longueur vendue dà peu près <st1:metricconverter productid="4 km" w:st="on">4 km</st1:metricconverter> 250, y compris un tunnel de <st1:metricconverter productid="104 mètres" w:st="on">104 mètres</st1:metricconverter> ( le tunnel « des Allemand » détruit en 1915-1916) et un tunnel de <st1:metricconverter productid="105 mètres" w:st="on">105 mètres</st1:metricconverter> celui de la carrière (détruit aujourdhui). Le prix global est faible : 1 200 francs.
Pour la revente , la moyenne entre les 28 acquéreurs est de moins de 43 francs, soit environ 730 NF par acheteurs. Aux termes de lacte, lancien chemin de fer « est converti en un chemin qui aura sur tout son parcours une largeur de <st1:metricconverter productid="4 mètres" w:st="on">4 mètres</st1:metricconverter> outre et non compris les fossés latéraux » Tout ce qui nest pas chemin et fossé pourra être cultivé « sans nuire au chemin »Personne « ne prend dengagement pour lentretien et les réparations dudit chemin », ce qui va amener toutes sortes de difficultés.
Le droit de passage est commun à tous les acquéreurs, mais en plus : aux propriètaires de la terre de Fragny, à ceux du domaine Arzet dont les vendeurs, les Thirard, conservent « lécluse à leur charge » ; et aussi toutes les maisons que les Thirard possèdent sur ce vieux chemin de fer jusquà la route de Neulise en amont du pont de Buis : ce qui permet de penser que ce privilège sétend à la maison du dépôt (lancienne gare) ; mais ces bénéficiaires auront les mêmes servitudes que les acquéreurs.
Cet acte créa donc la situation telle quelle peut être encore soutenue aujourdhui, mais elle est assez ambiguë.
Ce nest quen 1871 quil est question du classement de la voie de « lancien chemin de fer ».
Ce classement ne fut jamais réaliser, à par la section entre Etivaux nord et Etivaux sud que la commune a prise en charge, et certains riverains sont encore valablement propriétaires de ce chemin privé.
Voici la liste de tous les riverains du vieux chemin de fer en 1868 qui participèrent à lopération de rachat :
Acheteurs de 2° part :
Acheteurs de 3° part :