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LA ROUTE AUTREFOIS ENTRE ROANNE (Loire) ET LYON (Rhône)

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On recherche Louis XVI


 
LOUIS XVI A DISPARU

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Illustrations : - Arrêt de Louis XVI à Varennes

                      - Le roi et sa famille dans la maison du procureur Sauch

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Juin 1791, Louis XVI a disparu, on surveille son passage à <st1:PersonName style="font-weight: bold;" productid="la Fontaine" w:st="on">la Fontaine</st1:PersonName><o:p></o:p><o:p> </o:p>

F. Pothier dans son ouvrage « Roanne pendant <st1:PersonName productid="la Révolution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName> » nous informe d’un événement habituellement peu connu.

Le 20 juin 1791, Louis XVI quitte secrètement Paris pour tenter de rejoindre ver Montmédy les troupes restées fidèles au marquis de Bouillé. Lorsqu’on s’aperçoit de la disparition du Roi, certains pensent à un enlèvement organisé par les royalistes de Lyon.

                     « Un courrier extraordinaire, dépêché par Lafayette vint apporter (à Roanne) une étrange nouvelle. Il arrivait de Fontainebleau et annonçait que le roi avait été enlevé. Au nom de l’Assemblée nationale, il requérait toutes les municipalités de veiller avec les soins les plus extrêmes pour que les auteurs de cet acte criminel ne puissent passer sur leur territoire sans être arrêtés. Les projets royalistes revinrent à la mémoire de tous et l’on ne douta plus que Louis XVI n’eut cherché à gagner Lyon. La municipalité de Roanne envoya immédiatement un courrier sur Tarare porter à son tour la même nouvelle et les mêmes instructions… »

Les Maîtres de poste des trois relais : de l’Hopital, St-Symphorien et <st1:PersonName productid="la Fontaine" w:st="on">La Fontaine</st1:PersonName> sont mis au courant…Le bac sur <st1:PersonName productid="la Loire" w:st="on">la Loire</st1:PersonName> est fermé de 9 h du soir à 4 h du matin, sauf pour le courrier des dépêches à qui on fait obligation de faire visiter sa voiture par un membre de la municipalité…

L’arrestation de Varennes-sur-Argonne vient mettre fin à cette intolérable attente.

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Que devint Drouet après la fuite de Varennes ?<o:p></o:p>

(Courrier des lecteurs de la revue Miroir de l’Histoire de mars 1961)<o:p></o:p>

L’Assemblée, le 18 août lui vota une récompense de <st1:metricconverter productid="30 000 livres" w:st="on">30 000 livres</st1:metricconverter>. Drouet refusa l’argent, et fut élu en septembre, par son département, député suppléant à l’Assemblée législative, où il ne fut pas appelé à siéger. Le 20 novembre 1791, il parut à nouveau à la barre e » l’Assemblée pour solliciter une place dans <st1:PersonName productid="la Gendarmerie" w:st="on">la Gendarmerie</st1:PersonName> nationale de son département. Cette demande fut renvoyée au pouvoir exécutif, qui n’y donna pas suite.

Le 3 septembre 1792, Drouet était élu membre de <st1:PersonName productid="la Convention" w:st="on">la Convention</st1:PersonName> par le département de <st1:PersonName productid="la Marne" w:st="on">la Marne</st1:PersonName>, le 7° sur 10, avec 135 voix sur 201 votants. Il prit place à <st1:PersonName productid="la Montagne" w:st="on">la Montagne</st1:PersonName>, et fit partie du Comité de Salut public. Le 11 décembre 1792 parlant de la fuite de Louis XVI il dit «  Louis XVI en a imposé à la nation, lorsqu’il à dit qu’il allait à Montmédy. Il devait se rendre à l’abbaye d’Orval, ou il devait souper avec les princes ses frères. A Varennes, il pria les citoyens de l’escorter jusqu’à Montmédy, disant qu’il ne voulait pas aller plus loin. Il savait bien qu’à deux lieues de Varennes, il était attendu par un détachement de hussards allemands, à la merci desquels il voulait nous livrer. »<o:p></o:p>

Dans le procès du roi Drouet vota contre l’appel au peuple et contre le sursis, et répondit au troisième appel nominal : « Louis a conspiré contre l’Etat ; par une suite de ses trahisons, il a fait couler à grands flots le sang des citoyens. Il à ouvert les portes du royaume aux ennemis, qui ont apporté la misère et la mort dans mon pays. Tant d’outrages faits à la nation, qui le comblait de ses bienfaits, ne peuvent se laver que dans le sang. Je le condamne à mort »  Il fut un des plus ardents accusateurs des Girondins, demanda, le 20 avril 1793, l’impression de la correspondance de Gensonné avec Dumouriez ; exposa, le 14 juin, les manœuvres de Henri Larivière et de Gorsas dans le Calvados ; fit décréter le 8 juillet, l’envoi d’arquebuses aux armées, et, le même jour, proposa de déclarer Vergniaud traître à la patrie ; réclama le 20 juillet des mesures contre les agioteurs : « Je demande, que les Anglais non naturalisés, et, qui agiotent sur les denrées, soient tenus de sortir de Paris dans les 24 heures, et de <st1:PersonName productid="la République" w:st="on">la République</st1:PersonName> sous trois jours. » Il dénonça le 25 juillet les manœuvres ourdies pour faire préférer les assignats à la face royale ; demanda le 4 septembre la formation d’une armée révolutionnaire : « Soyons brigands, puisqu’il le faut pour le bonheur du peuple » Dans la même séance, il déclara que le moment était venu d’agir avec la dernière énergie : « Vous avez ordonné, que les gens suspects seraient arrêtes. Je voudrais que vous déclarassiez à ces hommes coupables que si par impossible la liberté était en péril, vous les massacreriez impitoyablement ; que vous ne rendrez aux tyrans la terre de la liberté que couverte de cadavres. Faites cette déclaration solennelle : que les suspects répondrons sur leurs têtes des malheurs de l’Etat » Cette motion fut ajournée.

Le 9 septembre 1793, Drouet fut envoyé en mission à l’armée du Nord. Il partit avec le général Chancel pour le camp de Maubeuge, et s’enferma dans la ville, investie le 29, par le prince de Cobourg. Ayant essayé de sortir de la ville avec une escorte de dragons, il fut pris par les hussards autrichiens de Blankenstein, le 6 vendémiaire, an II. Ses dragons le dénoncèrent comme étant le maître de poste de Sainte-Ménéhould. Drouet ne le nia pas. On le transporta à la forteresse de Luxembourg et de là à la forteresse de Spiesberg. Il tenta de s’évader le 6 juillet 1794 à l’aide d’un parachute fait avec ses draps de lit ; mais il tomba, se foula le pied, et fut réintégrer dans sa prison ; pour être en décembre 1795, en même temps que les conventionnels, livré par Dumouriez aux Autrichiens, contre la fille de Louis XVI encore prisonnière au Temple. Au mois de septembre précédent (2 fructidor an III) <st1:PersonName productid="la Convention" w:st="on">la Convention</st1:PersonName> avait adopté une proposition de Monnel ainsi conçues et relative aux conventionnels prisonniers à l’ennemi : « Je demande qu’il soit de droit membres du Corps législatif ; ils ont été pris par les ennemis comme représentants du peuple ; ils doivent sortir de leurs fers revêtus du même caractère. »

Rendu à la liberté,        Drouet reçut du Conseil des Cinq-Cents un accueil enthousiaste. Le 23 nivôse an IV, il fit à la tribune le récit de sa captivité : l’Assemblée déclara qu’il avait bien mérité de la patrie, et, le 5 pluviôse suivant le nomma secrétaire.

Peu après, Drouet ayant soutenu, dans le journal « Le Point du Jour », les doctrines de Babeuf, fut arrêté comme complice de la conspiration et enfermé à l’Abbaye (prairial an V). On facilita son évasion dans la nuit du 29 thermidor, avant la comparution des accusés devant <st1:PersonName productid="la Haute-Cour. Il" w:st="on">la Haute-Cour. Il</st1:PersonName> gagna <st1:PersonName productid="la Suisse" w:st="on">la Suisse</st1:PersonName>, puis s’embarqua pour les Indes. Ayant relâché aux Canaries, il combattit avec les habitants, attaqués par la flotte de l’amiral Nelson, et obligea ce dernier à se retirer. Là, il apprit qu’il avait été acquitté par <st1:PersonName productid="la Haute-Cour. Il" w:st="on">la Haute-Cour. Il</st1:PersonName> revint alors en France, peu après le 18 fructidor, et fut nommé commissaire du Directoire exécutif dans <st1:PersonName productid="la Marne." w:st="on">la Marne.</st1:PersonName>

L’adhésion qu’il donna au coup d’Etat de brumaire lui valut le poste de sous-préfet de Sainte-Menehould, qu’il occupa pendant la durée de l’Empire. L’empereur le décora en 1814, pour s’être mis à la tête d’une troupe de patriotes contre l’invasion.

Révoqué par les Bourbons, il était le 10 mai 1815, élu représentant à <st1:PersonName productid="la Chambre" w:st="on">la Chambre</st1:PersonName> des Cent-Jours. La seconde Restauration, en vertu de la loi du 12 janvier 1816, l’envoya en exil comme régicide. Il y resta peu, rentra bientôt secrètement en France, et, sous le nom de Mesger, se fixa à Macon, où il vécut dans l’isolement et la piété.

Le 11 avril 1824, Drouet mourait et ce ne fut pas sans surprise que la nouvelle se répandit dans la ville que le tranquille et pieux vieillard qui venait de s’éteindre était l’ancien maître de poste de Sainte-Menehould.

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