Vous pouvez retrouver en "plus grand" la carte ci-dessus dans la rubrique : PHOTOS =Nouveau local et divers = Trésors et Relais
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RELAIS POSTE ET TRESORS<o:p></o:p>
(suite et fin)<o:p></o:p>
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Les prospecteurs qui seraient intéressés à travailler cette piste des « relais de poste à trésors », seront bien inspirés dobserver consciencieusement la carte ci-dessus.<o:p></o:p>
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Seul les deux types daxes en traits gras les intéressent : ils étaient conçus pour recevoir des voitures chargées de malles. Les routes figurées en tracé maigre correspondent à des itinéraires pour cavaliers.<o:p></o:p>
Cependant, dans un souci dincognito, de telles voies ont été empruntées, sans nul doute, par des équipages bien plus que chargés.<o:p></o:p>
Les routes principales conduisant à la liberté, pour les nobles et les prêtres des années 1789 à 1794, passaient du Sud au Nord (voir les point terminaux de la carte) par Lyon, Genève, Pontarlier, Besançon, Vesoul, Strasbourg, Metz, Verdun (la route de la fuite de Louis XVI), et Lille.<o:p></o:p>
Certains préféraient sembarquer vers lAngleterre par Calais, Dieppe, le Havre ou Cherbourg (un petit port de la Manche, comme celui de Granville, deviendra en quelques mois un véritable foyer démigré, et pourtant, cest là réellement une route secondaire, ce qui prouve que leur itinéraire est loin dêtre a oublier lors de chasses aux trésors). Certains des prêtres surtout, se dirigèrent vers lEspagne catholique par Narbonne, Tarbes, Pau ou Bayonne.<o:p></o:p>
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Une méthode de recherche.<o:p></o:p>
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Repérez bien ces itinéraires, et reconstituez-les, pour la région qui vous intéresse, sur des cartes au 1/ 100.000e. Vous constaterez que litinéraire passe par de petits villages, qui aussi, à lépoque de la Révolution, recelaient de petits relais de poste qui ne sont plus maintenant que de singulières ruines à vendre.<o:p></o:p>
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Des relais abandonnés.<o:p></o:p>
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Les relais de postes établis de 10 en <st1:metricconverter productid="10 kilom│tres" w:st="on">10 kilomètres</st1:metricconverter>, se présentaient comme de vastes cours où sarrêtaient les voitures du service du courrier, mais aussi des diligences des messageries. Les particuliers possédant leur propre véhicule pouvaient y faire relais, réparer, changer de chevaux (chevaux de louage très standardisés). Une hôtellerie et une auberge étaient toujours attenantes au relais. Les voyageurs pressés pouvaient y prendre un repas pendant le temps nécessaires aux opérations de changement de chevaux, ou bien faire halte pour la nuit. Ces relais de poste étaient en perpétuelle activité, et, par leur biais, circulaient dans les campagnes les nouvelles venant de Paris ou des grandes villes de province.<o:p></o:p>
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Obligatoirement, par ces axes transitaient tous les biens encombrants qui pouvaient voyager dans le royaume de France. Hors ces routes, balisées, surveillées, entretenue point de salut !<o:p></o:p>
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Ce facteur est extrêmement important pour expliquer lextraordinaire richesse que recèlent les alentours des anciens relais de poste, voire les bâtiments mêmes (dans les chambre dhôtes, les communs, les écuries). <o:p></o:p>
Ces relais ont continué de dominer nos campagnes, comme des points de repère inévitables, jusque vers les années <st1:metricconverter productid="1920. A" w:st="on">1920. A</st1:metricconverter> ce tournant capital de lhistoire économique et sociale du monde civilisé, le véhicule autotracté à moteur a définitivement renversé le charroi à traction animale.<o:p></o:p>
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Ce changement a tout modifié : si les distances de ville à ville sont restées les même, le temps nécessaire pour passer de lune à lautre sest considérablement réduit. Les voyages étant faits dune traite, plus besoin de « relayer » pour remplacer les bêtes. Peu à peu les hôtelleries ont disparu dans les petits villages, pour ne subsister quaux arrêts principaux. Il en fut de même pour les auberges, puis pour les relais eux-mêmes.<o:p></o:p>
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Comme les presbytères et les moulins, autres niches à trésors, les relais de poste sont devenus de vastes bâtiments abandonnés sans aucune raison dêtre, puisque les commodités qui avaient engendré leur création nétaient plus de mise.<o:p></o:p>
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Ils se produisit alors pour ces bâtiments autrefois si fréquentés le même phénomène que celui que lon rencontre actuellement avec les gares désaffectées. Les murs furent mis en ventes pour être transformés en simples maisons dhabitation « à rénover ». Lépouvantable climat que connait en France le domaine des ventes immobilières fait que, dans toutes les provinces de France, moulins, presbytères et relais se trouvent sans acquéreur, quand ils ne sont pas tombé totalement en ruine car abandonnés dès la fin de leur pleine activité.<o:p></o:p>
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Laspect des routes à relais de poste en 1789.<o:p></o:p>
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Les voies représentées sur la carte sont particulières. Elles étaient faites pour être empruntées par des voyageurs, les autres axes servant quà létablissement de communications entre villages. Sur ces routes celles de la cartes, on trouvait un relais de poste en moyenne, tout les dix à douze kilomètres. Cela représente, pour les voies séparant Paris de Verdun (route la plus empruntée par les émigrés), entre 30 à 40 relais, pour la plupart situés dans de petits villages.<o:p></o:p>
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Lil exercé du chercheur parvient du reste aisément à reconnaître dans de petites communes, ces bâtiments qui furent danciens relais. Ils sont entourés de vastes terrains, comportant à lavant une grande cour, et constituent toujours un ensemble de bâtiments dune taille très supérieure à celle dautres maisons du village. Les voitures doivent pouvoir y circuler au galop, doù une surveillance très attentive de la voirie de la part des communes traversées.<o:p></o:p>
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Autrefois de tels axes engendraient automatiquement la richesse des communes quils traversaient. Lentretien de ces voies commerciales, de nature à engendrer larrivée de biens, était cause de la création dune multiplicité de petits métiers (maréchaux-ferrants, colporteurs, manutentionnaires, ouvriers, aubergistes etc.<o:p></o:p>
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On compte en France, en 1776, pas moins de 1400 relais établis sur les routes et chemins de France.<o:p></o:p>
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Où chercher dans les relais de poste ?<o:p></o:p>
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On peut penser, sue les biens quil put être nécessaire, pour certains voyageurs, de cacher au cours de leur transit, le furent aux environs, immédiats des relais. Il fallait en effet beaucoup de place pour déballer les marchandises (le réseau servait aussi aux échanges commerciaux), réparer les voitures, les parquer, faire paître une « flotte » assez importante de chevaux.<o:p></o:p>
Les gens qui sous lancien régime, avaient quelque chose à cacher, le faisaient en des endroits doù ils ne pouvaient être observés. Noubliez jamais cette règle principale : lenfouisseur nuvre jamais au vu et au su de tout le monde, mais toujours dans une zone où la perspective est réduite !<o:p></o:p>
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Les voyageurs ont, sans doute, caché dans leur chambre et quelques, voleurs dans les écuries (lemplacement où stationnaient les chevaux, face à la herse où lon mettait le foin, constituait une bonne cache. Personne ne se serait aventuré à passer entre les pattes dun cheval pour aller fouiller sous une dalle).<o:p></o:p>
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On parle très souvent, en matière de chasse aux trésors, de pactoles découverts dans limmeuble même constituant autrefois un relais de poste<o:p></o:p>
Il ne sagit pas toujours de pactoles attribuables aux voyageurs. Les gérants de relais de postes recevaient des sommes très importantes en espèces, et pouvaient être tentés, comme les meuniers ou les prêtres, de cacher eux aussi leurs économies.<o:p></o:p>
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Diriger un relais de poste, sous lancien régime, cétait volontairement se placer sur la voie de circulation des biens officiels comme officieux et cette circulation perpétuelle rapportait gros !<o:p></o:p>
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Le voyageur du XVIII° siècle ne possédait pas de chéquiers ou de cartes de crédit. Nécessairement, il était accompagné de fonds quil naurait osé sortir de leur coffre en dautres circonstances, et payait en espèce.<o:p></o:p>
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Cest pourquoi de belles économies se sont faites parmi les gérants de ces relais qui, il ne faut pas loublier, se trouvaient dans les campagnes, là où lon vit en presque complète autarcie, sans avoir jamais besoins de toucher aux économies que lon cache don, dans un endroit sur.<o:p></o:p>
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Didier Audinot pour le mensuel « Trésor » avril 1993<o:p></o:p>
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