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Saint-Symphorien-de-Lay : l' ECOLE DE CHATAIN (1881-1968).

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Saint-Symphorien-de-Lay (Loire)

 

L’ECOLE DE CHATAIN

(1881-1968)

(Première partie)

 

Une monographie de l’école, moins détaillée, a paru dans le tome III de St-Symphorien de Lay, publié en 2008, aux pages 250, 251, et 252. Quelques éléments supplémentaires ont été découverts depuis cette date là et sont inclus dans ce texte.

Le 14 août 1881, M. le Maire (Edouard Peronnet) donne lecture au conseil municipal d’une lettre de M. le Préfet de la Loire en date du 28 juillet 1881, par laquelle le conseil municipal de Saint-Symphorien est mis en demeure d’exprimer son avis motivé, à la prochaine réunion ordinaire du mois d’août, sur le projet de création d’une école publique au hameau de Châtain. Les lois de Jules Ferry sur l’école obligatoire datent de 1882 et vont se mettre en application.

M. le maire donne également lecture du rapport de M. l’Inspecteur primaire d’Arrondissement de Roanne, établissant la nécessité de la création de cette école.

La pression démographique et l’éloignement du bourg de Saint-Symphorien-de-Lay semblent les éléments déterminants pour la construction de cette école.

Restait le choix de l’emplacement. Pourquoi l’école s’est-elle construite ici ? Il faut se rappeler qu’elle était initialement destinée à accueillir les enfants de Châtain même, du Picard, de Montcizor et de Thélis, hameaux beaucoup plus habités à cette époque d’actuellement. La scolarisation des enfants de ces hameaux et la position centrale du bâtiment imposaient cette construction à cet endroit.

En bordure de route, donc d’un accès facile pour les enfants qui, alors, marchaient pour venir à l’école. Elle fut certainement érigée sur un terrain convoité par la municipalité. On verra au cours des délibérations que deux personnes (M. Ducoin et M. Bussy) étaient pressenties pour la vente. Qu’est-ce qui à décidé du choix ? Le prix certainement.

Le conseil municipal, après avoir mûrement délibéré, reconnaît la sincérité des faits articulés dans le rapport de M. l’Inspecteur et donne un avis complètement favorable à l’utilité et l’opportunité de la création de cette école.

Sil n’en a pas demandé plus tôt la création, c’est qu’à son grand regret, la situation financière de la commune  ne lui permettait de faire aucun sacrifice ; sans cela, il l’aurait créée il y a longtemps.

Le 26 février 1882, le président rappelle au conseil municipal qu’il y a 6 mois environ, la commune a été mise en demeure par M. le Préfet d’avoir à construire une école mixte pour recevoir les enfants des deux sexes des hameaux de Châtain, le Picard, Montcizor et Thélis qui ne peuvent pas fréquenter les écoles communales à cause de la distance.

Une nouvelle lettre de M. l’Inspecteur primaire vient de renouveler cette mise en demeure ; il y a donc lieu de choisir un architecte et de décider le programme qu’on aura à lui imposer.

Le conseil municipal choisit pour architecte M. Boquel, agent voyer d’arrondissement et prie M. le  Préfet de vouloir bien l’autoriser pour cet effet. Le choix de ce fonctionnaire dont les capacités pour ce genre de travail sont justement appréciées, offre toutes les garanties désirables ; de plus, comme la maison d’école doit se construire à l’embranchement sur la route nationale du chemin projeté de Thélis, chemin qui se construira à peu près en même temps que l’école, l’agent voyer cantonal d’accord avec celui de l’arrondissement, pourra surveiller constamment les travaux de celle-ci.

Le terrain donné par M. Ducoin pour cette école d’une superficie de 1200 m2 devra être tout clos de murs avec une porte d’entrée sur la nationale 7. L’école devra comprendre :

 

1° le logement de l’instituteur, avec cuisine au rez-de-chaussée et salle à manger un peu grande, afin que l’hiver, les enfants puissent y prendre leur repas de midi, 3 chambres à coucher au 1° et grenier au-dessus.

 

2° à côté de ce bâtiment, une école pour 50 enfants avec un préau couvert à la suite, une barrière pour séparer les filles des garçons.

 

3° enfin une cour pour les garçons, une cour pour les filles, lieux d’aisance pour chacun et un jardin pour l’instituteur.

 

Enfin, toutes ces constructions devront être faites conformément au programme du gouvernement pour la construction des écoles.

 

Le tout sera fait d’une manière simple mais confortable et le devis total ne devra pas dépasser 18 à 19 000 francs.

 

Au conseil municipal du 14 mai 1882, M. le Maire soumet au conseil municipal les plans et devis pour la construction de l’école du hameau de Châtelain dressés par M. Bocquel, agent voyer d’arrondissement autorisé par cet effet par M. le Préfet et exécuté conformément au programme établi dans la délibération du 26 févier dernier.

Le montant de la dépense est estimé à 18 550 francs. Pour y faire face, le conseil municipal vote un emprunt de 3 000 francs à la caisse des écoles et prie M. le ministre de bien vouloir accorder une subvention de 15 550 francs.

Lors du conseil municipal du 7 janvier 1883, le maire expose au conseil que conformément à l’autorisation que celui-ci lui avait donné dans la séance du 12 novembre 1882, il a acquis de M. Bussy Claude, une surface de 1300 m2 pour y construire l’école projetée de Châtain. La promesse de vente a été faite moyennant la somme de 340 francs.

Le conseil municipal approuve cette acquisition à ce prix qu’il reconnaît avantageux et autorise M. le Maire à passer un acte définitif aussitôt qu’il y sera autorisé par l’Administration.

Extraits tirés de « L’ECOLE DE CHATAIN (1881-1968) sur St-Symphorien-de-Lay (Loire) »

Auteur Bertrand Lacroix, pour les Chemins du Passé, mai 2009.

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