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LA ROUTE AUTREFOIS ENTRE ROANNE (Loire) ET LYON (Rhône)

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Victor Hugo passe à Machézal et à Roanne



HUGO PLUTÔT SNOB PASSE À MACHEZAL ET À ROANNE<o:p></o:p>

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« L’Histoire a sa vérité ; la légende la sienne. La vérité légendaire est d’une autre nature que la vérité historique. Elle est l’invention ayant pour résultat la réalité », a écrit Victor Hugo lui-même dans Quatre-vingt-treize.

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Venant de Lyon, Victor Hugo en pleine jeunesse passe à Machézal puis Roanne dans un voyage à travers la France qui  dure du 2 août au 5 septembre 1825.<o:p></o:p>

Il est accompagné de : Adèle, Léopoldine, et la bonne, Sophie ; Eugène Devéria, Gué, Nodier et sa femme.<o:p></o:p>

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Malgré ces belles réflexions, et toute sensibilisé qu’il ait été à la cause des humbles, Hugo n’en a pas moins vécu à une époque où la quasi-totalité des hommes qui réussissaient était presque tous d’origine bourgeoise, sinon noble. Ses homologues,  en effet, ne se nommaient-ils pas Alfred de Vigny, Alfred de Musset, François-René de Châteaubriant ou Alphonse de Lamartine ?

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Bref, il n’était alors pas concevable de ne pas avoir « de beaux ancêtres » et ne pas être issu d’une lignée aussi ancienne qu’illustre.

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De là sachant sa famille d’origine lorraine, Hugo avait tout d’abord, sans la moindre malice, « récupéré » les armes d’un certain Georges Hugo, capitaine des gardes du duc de Lorraine et anobli en 1535, dont il était sincèrement persuadé d’être un descendant, direct ou collatéral. Toute sa vie, il a défendu ce rattachement, au point d’en faire état lorsque sa femme Adèle, l’a questionné pour écrire sa biographie (Victor Hugo, raconté par un témoins de sa vie, ouvrage publié anonymement en 1863). De son vivant, il n’est donc venu à l’idée de personne de mettre en question ce qui n’était qu’une hypothèse d’amateur et il faudra  très longtemps, pour que l’on connaisse les véritables origines réelles de ce géant de la littérature française.

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Les premiers degrés ne posaient aucune difficulté : son père, le général Hugo, était né à Nancy, où le grand-père, Joseph était bourgeois et menuisier. L’arrière grand-père Jean-Baptiste, qui se révélait être un simple cultivateur, vivant à Baudricourt dans l’actuel département des Vosges, était le fils d’un Jean Hugo également cultivateur dans le village voisin de Domvallier. Ce Jean Hugo était l’époux d’une certaine Catherine Mansuy, et là commençait les difficultés, car nul ne parvenait à retrouver leur acte de mariage.

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Recherchant des indices permettant de remonter plus avant, les uns s’étaient remis à rêver, comme Victor l’avait fait, à un rattachement aux Hugo dits de Spitzenberg, et d’autres plus réalistes, les ont imaginés issus d’un certain Claude Hugo, misérable réfugié que la ville de Mirecourt avait engagé, en 1631, pour enterrer les morts pendant une épidémie de peste.

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Cet homme surnommé par ailleurs « le Hollandais », sans doute pour avoir participé à la guerre de Hollande, offrait en tous cas un ancêtre « sur mesures » à l’auteur des Misérables.

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On a beaucoup débattu jusqu’à ce qu’un chercheur mette récemment la main sur le fameux acte de mariage tant recherché, qui donna alors au grand poète pour plus lointain ancêtre connu un simple et banal tailleur d’habits, vivant au milieu du XVIIe siècle dans le village de Vaudémont. Nommé Joannès (Jean) Hugo, il était surnommé « Braleville », selon le nom de son village d’origine, dont les habitants avaient été chassés au début de la guerre de Trente ans par le passage des bandes armées. Un petit tailleur réfugié de guerre : voilà qui faisait somme toute un aïeul très acceptable pour le père de Cosette et de Jean Valjean.

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Le nom Hugo, porté par plus de 200 foyers et simple diminutif du prénom Hugues, est un patronyme essentiellement lorrain et vosgien.

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                                         Le  Républicain Lorrain juillet 2007

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