LA LOCOMOTION A VAPEUR AVANT G. STEPHENSON<o:p></o:p>
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Stephenson nest pas linventeur de la locomotive.
Déjà, en 1680, Newton avait eu lidée de faire servir la vapeur comme moyen de traction des voitures, mais il ne mit pas son idée en pratique. En 1759, Robison, élève de lUniversité de Clascow, sétait proposé « dappliquer la vapeur à faire tourner les roues des voitures » ; James Watt, en 1784, prit un brevet pour une machine à condensation applicable au même objet.
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En France, Joseph Cugnot construisit dès 1763 une voiture à vapeur ; une autre de ses voitures fut construite aux frais du roi et essayée en 1769 en présence du duc de Choiseul, ministre de la Guerre du général Gribeauval et dautres officiers. Cependant, le nouveau véhicule, chargé de 4 personnes ne pouvait faire plus de 2 milles et demi par heure. En 1770, Cugnot construisit une machine plus légère qui fut essayée dans les rues de Paris, mais elle perdit son équilibre près de lemplacement actuel de léglise de la Madeleine et se renversa avec fracas. Son usage fut regardé comme dangereux et la machine enfermée à lArsenal pour nen plus sortir.
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En Amérique, Oliver Evans avait inventé en 1772 une machine à vapeur « pour voyager sur les chemins ordinaires » ; son invention neut pas de suite, pas plus que celle de lÉcossais William Symington (1784), de W. Mudork, de Thomas Allen (1789).
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Le 24 mars 1802, Richard Trevetick et André Vivian, ingénieurs à Camborne (Cornouailles), prirent un brevet pour la locomotion par la vapeur sur les routes ordinaires.
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Déjà on avait vu des voitures à vapeur rouler sur les grandes routes ; mais ces pesantes machines épuisaient leur force à se traîner elles-mêmes ; la plupart senfonçait dans la terre doù on avait peine à les retirer. Beaucoup faisaient explosion, toutes, par leur bruit et leur fumée, effrayaient bêtes et gens.
On raconte que linventeur Trevetick faisant marcher sa machine près de Plymouth, arriva près dune barrière de paysage. Il sarrêta devant le percepteur en criant : » Combien faut-il payer » mais le malheureux gardien répondit en tremblant de tous ses membres : Rien, Monsieur le Diable, passez bien vite ! »
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Avec son bon sens et une perspicacité qui le menaient droit au but, Stéphenson comprit quil fallait créer à la fois et la machine et la voie ; il songea aussitôt à remplacer par des barres de fer (rails) les ornières de bois placées le long des chemins suivis par les chariot de charbon.
Cette idée dailleurs commençait à se répandre. En 1804 Trevetick et Vivian fabriquèrent une locomotive qui fut envoyé sur le chemin de fer de Merthyrtydvill dans le pays de Galles. Cest la première locomotive qui ait fonctionné sur voie ferrée.<o:p></o:p>
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Lopinion dominante était que lon rencontrerait des difficultés insurmontables dans le défaut dadhérence des roues sur la surface polie des rails. Cest sous cette impression que Blenkinsop construisit en 1811, pour le chemin de fer de Middleton à Leeds, les premières locomotives qui aient un service régulier : lun des rails de la voie avez reçu latéralement une crémaillère sur laquelle agissait une roue dentée rattachée par bielle et manivelle au mécanisme de la machine.
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En 1813, toujours dans la même recherche de ladhérence, lingénieur Bruton alla jusquà faire placer à larrière de la locomotive des espèces de béquilles qui glissaient sur les rails.
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En cette même année toujours de 1813, lingénieur Blacket, de Wylam, ayant essayé sur le chemin de fer établi dans cette localité une grosse machine du système Trevetick, établit enfin cet important et décisif principe que ladhérence de roues simples sur les rails suffit pour permettre à la locomotive de circuler. Il fut, en effet amené à reconnaître quen raison des aspérités qui existent toujours sur la surface du fer, quelque unie quelle soit, par le frottement, les roues de la locomotive peuvent mordre suffisamment sur le rail pour y prendre un point dappui.
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