Letizia Bonaparte, Fesch et Napoléon.
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Son frère, le cardinal Fesch, celui de toute la famille avec qui elle est le plus liée, se voit exilé de Paris par lempereur, à loccasion de la captivité du pape. Cette persécution contre Pie VII, qui était venu sacrer napoléon à Paris, affecte douloureusement Madame Mère ; elle en tombe malade, déclare le baron Larrey. Elle blâme son fils. « Je serais bien surprise, dit-elle, si Dieu ne lui donnait pas quelque sévère leçon. » « Au nom de la religion et de ses intérêts, faites donc entendre un cri de mère » supplie le cardinal. Elle sy prête volontiers
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Cest grâce aux instances de Madame mère, dit le baron Larrey, que lannée 1813 souvre par une réconciliation entre Napoléon et le Pape retenu prisonnier à Fontainebleau. Et il cite une lettre de Madame mère à sa fille aînée, Elisa, le 28 janvier 1813.
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« Lempereur est limpératrice sont attendus, de retour de Fontainebleau, daujourdhui à demain. Je suppose que vous avez déjà connaissance de laccommodement avec le Pape, qui sest fait à Fontainebleau, dans ces derniers jours, C est une des meilleures nouvelles dont nous puissions nous réjouir. Elle me procurera, en outre le plaisir de voir ici votre oncle (cardinal Fesch). Linvitation est déjà partie, pour quil ait à se rendre, de suite à Fontainebleau, avec les autres cardinaux et un certain nombre dévêques. »
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La réconciliation de Napoléon avec Pie VII ne dura guère. Le pape demeura prisonnier tandis que Napoléon achevait de se perdre. Bientôt il signait son abdication. Il prenait le chemin de lîle dElbe. Le 22 avril 1814 Napoléon couche à Roanne plus précisément à lHôtel de la poste. Le jour suivant direction Lyon par la « Montagne de Tarare » à lHôpital-sur-Rhins montée par le pont de La Goutte au mort, les bois de Loyette, le plateau de la Pirotte, le virage des Mouillères ou sarrêta Napoléon pour faire adieu à sa mère et au cardinal Fesch réfugiés au monastère de Pradines (Un panneau neuf, vient de remplacer celui posé par lassociation « Les Chemins du Passé » il y a de nombreuses années). Enfin le convoi rejoint le bourg de Neaux avant de continuer en direction de Saint-Symphorien-de-Lay.
Madame mère et le cardinal Fesch qui se donnèrent la consolation de saluer de loin lescorte de lex-souverain, se hâtèrent de fuir à leur tour, comme senfuyaient tous les membres de la famille Bonaparte, naguère toute puissante. Le cardinal Fesch échappa de peu à larrestation par les autrichiens, déguisé en paysan il suivit les méandres de la rivière Rhins pour rejoindre des amis dans le village de Régny à quelques kilomètres de là.
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A Césène, Letizia se rencontra avec le Pape que Napoléon vaincu avait enfin consenti à remettre en liberté et qui faisait dans sa ville natale une entrée triomphale. Pie VII la reçut avec la plus grande bonté : « Soyez ici la bienvenue, lui dit-il comme vous le serez à Rome qui a toujours été la patrie des grands exilés. » Avec le cardinal son frère, Madame Mère habita le palais Falconieri, qui devint aussitôt le centre de la famille impériale sur le continent. On y vit tour à tour Lucien, Jérôme et Louis Bonaparte.
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Ainsi « Pie VII, à peine échappé des prisons de lempereur, ouvrait à toute la famille bannie de son persécuteur déchu lasile de la Ville Éternelle et lui offrait le seul refuge quelle put trouver en Europe.
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