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LA ROUTE AUTREFOIS ENTRE ROANNE (Loire) ET LYON (Rhône)

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Chapelle de Montcizor (St-Symphorien-de-Lay)



<st1:PersonName productid="LA CHAPELLE DE" w:st="on"><st1:PersonName productid="LA CHAPELLE" w:st="on">LA CHAPELLE</st1:PersonName> DE</st1:PersonName> MONTCIZOR<o:p></o:p>

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Pour y accéder, il faut, à la sortie de Fourneaux, prendre l’ancienne R.N.7 En direction de Saint-Symphorien-de-Lay. A peine <st1:metricconverter productid="2 km" w:st="on">2 km</st1:metricconverter> plus loin, un panneau indique à gauche le hameau de Montcizor, le plus ancien document où est cité le hameau remonte à 1407. Le 27 mars de cette année-là, Jean de Copier de la paroisse de Fourneaux passe un acte de vente au profil de Arnaud de Montcizor (Archives Diana – I E2 – 587.)

A la trêve du chemin qui conduit au hameau, et de deux autres qui mènent aux voisinées de <st1:PersonName productid="la Bussi│re" w:st="on">la Bussière</st1:PersonName> et de Vernand, elle est là accueillante au voyageur.

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Les  cartes postales du début du siècle montrent une grande croix d’environ <st1:metricconverter productid="5 m│tres" w:st="on">5 mètres</st1:metricconverter> de hauteur aujourd’hui remplacée par une stèle de pierre plus modeste. La façade par ailleurs comportait au-dessus du portail, une inscription encadrée « St Anne » sous une niche abritant la statue de la mère de <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName> tenant Marie. Le clocheton au bâti de pierre chapeaute d’une flèche curviligne recouverte de zinc est surmonté d’un globe planté d’une croix.

Les encadrements de la porte et des fenêtres sont taillés dans la  chaude pierre dorée.

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A l’intérieur où Ste Anne dans une niche de chœur accompagne <st1:PersonName productid="la Vierge" w:st="on">la Vierge</st1:PersonName> jeune adolescente, tout est simple, net, priant… Des statues, dont celle de Catherine Labouré, portrait, bas reliefs, tableaux sont déposés principalement autour et sur l’autel. Un lustre à ornementation de fleurs de lys complète l’équipement.

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Nous devons à André Orsini dont l’épouse est une descente du fondateur, l’historique du Sanctuaire.

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Antoine Laffay (1794-1868) et son épouse Jeanne-Marie Cherpin (1800-1876), inhumés à Saint-Symphorien-de-Lay sont à l’origine d’une bien belle histoire, racontée et transmise par l’aïeule à ses petits enfants.

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La femme d’Antoine Laffay était tombée malade, son mari eut l’idée comme c’était devenu coutumier dans notre région, de se rendre à Ars auprès du Saint curé dont les prédictions et les miracles ne se comptaient plus. Il eut la chance de converser avec Jean-Baptiste-Marie Vianney qui lui aurait annoncé une amélioration dans l’état de santé de son épouse. Antoine fit alors édifier un sanctuaire dédié à Ste Anne patronne des tisseurs.

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Revenu à Montcizor, il entreprend avec l’aide financière et manuelle des habitants du hameau la construction du bâtiment. Voici quelques extraits d’un petit carnet déposé par lui derrière la statue de Ste Anne et portant l’indication « déposé à la chapelle le 28 juillet 1868 par moi Antoine Laffay » :

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« Jacques Papillon a fait le charroi d’une voiture de pierre de taille de Roanne à ses frais… le 9 may reçu de Fleurus Merlier 4 frs…J’ai fourni moi-même toute la pierre brute, fait le fondement, tout le toit, charpente, crépi dedans et dehors, fait le carrelage et l’autel… Reçu de Magdelaine Laffay ma fille femme d’Antoine Philippe de Neaux cent frs le 29 mai jour de l’Ascension… »

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Ce fut l’œuvre collective de la voisinée.

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Plus loin sur le même document, on lit :

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« Cette chapelle a été construite en 1862, la 68esme année de mon âge et de mon épouse la 63 ème, et qui sommes l’un et l’autre parrain et marraine de la petite cloche et qui a été bénite le 8 décembre de ladite année.

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N.B. Inscription sur la cloche : SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM Parrain Mr Antoine Laffay – Marraine Mme Jeanne-Marie Cherpin propriétaire à Saint-Symphorien-de-Lay – Curé de la paroisse Jean Roux chanoine honoraire de Lyon – Burdin fils aîné fondeur. »

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« La chapelle dédiée sous l’invocation de Ste Anne et le chemin de croix bénit et érigé le 6 avril de la susdite année sous le règne de Napoléon III et de Monsieur Jean Roux curé de la paroisse, chanoine honoraire de Lyon et de Mr Jean-Baptiste Aimé Dumolin maire de la commune…

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Une chapelle a été bénite par Mr Roux curé qui a dit la messe pour la première fois à la chapelle le 8 septembre et qui a donné 10 frs… »

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Les propriétaires actuels, André Laffay et Robert Chaise en ont fort heureusement sauvegardé l’ouverture et la fréquentation publique.

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Une messe traditionnelle d’actions de grâces y est perpétuée chaque année le samedi le plus proche de la fête de Ste Anne. En 1962, à l’occasion du Centenaire, elle fut célébrée par un petit-fils d’Antoine Laffay, l’abbé André Moine qui était alors curé de Fourneaux.

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A l’occasion du 125 ° anniversaire de sa fondation, monsieur Orsini qui avait de surcroît réalisé la reconstitution d’un arbre généalogique, et quelques membres des familles concernées ont organisé un regroupement festif et religieux particulièrement apprécié et réussi à Montcizor. Après une célébration à 11 heures, un pique-nique dans les prés voisins regroupait un millier de personnes, parents, amis, voisins, jeunes des villages du canton. Jeux, stands, ventes aux enchères meublèrent une ambiance de kermesse particulièrement amicale, le bénéfice en étant investi dans l’entretien du  bâtiment.

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Depuis quelques années pour la fête de Noël une crèche géante animée et musicale digne de celles de Provence, fait briller les yeux de tous les visiteurs. Ce qui se vit autour de la chapelle de Montcizor est l’exemple même de ce que l’on souhaiterait voir se perpétuer ailleurs.

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Si la tradition s’y retrouve, n’est-il pas encore plus important que des parents, des amis, des voisins, des curieux, découvrent là un espace de rencontre, de fête et de partage ?

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