Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

LA ROUTE AUTREFOIS ENTRE ROANNE (Loire) ET LYON (Rhône)

Publicité

Le long trajet du soldat NICOLLET

 

<o:p> </o:p>

GUILLAUME NICOLLET SOLDAT DE L’AN II<o:p>

 </o:p>

En 1977, Monsieur Nicollet, libraire à Cherbourg, publie les souvenirs d’un de ses ancêtres qui fut soldat de <st1:PersonName productid="la I" w:st="on">la I</st1:PersonName>° République. On avait conservé dans la famille les carnets dans lesquels Guillaume avait noté ses campagnes dans les armées de <st1:PersonName productid="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, ce qui nous montre que ce soldat, né le 10 mars 1769, avait appris à lire et à écrire, fait assez rare à l’époque.

La carte en illustration nous montre les trajets parcourus à pieds par ce militaire du jour où il fut fait prisonnier en Suisse, jusqu’à son retour à Cherbourg.

Nous reprenons le récit de ses marches, à partir de la ville de Lyon, qu’il a rejoint suite à sa libération du camp de prisonniers situé à Léopolstadt en Hongrie.

<o:p> </o:p>

ON FRANCHIT LES ALPES<o:p></o:p>

Le 21 mai, après avoir reçu de nouveaux vêtements, Guillaume quitte Lyon.

On fait 10 lieues dans la première journée ; mais les jours suivants, comme la roue commence à monter, les étapes seront plus courtes.


28 mai 1801

Saint-Jean de Maurienne, petite ville de Savoie. Je monte en me promenant une demi-heure plus haut le long de la montagne où je trouve un village appelé <st1:PersonName productid="La Traverse" w:st="on">La Traverse</st1:PersonName>, presque en haut de la montagne. Je ne sais pas comment on peut habiter si haut car c’est couvert de neige quatre et cinq mois chaque hiver. J’y trouve des Savoyards qui connaissent notre pays, particulièrement <st1:PersonName productid="La Hague" w:st="on">La Hague</st1:PersonName> pour y être venus ramoner des cheminées.

Ils ne cuisent du pain, qu’une ou deux fois par an, il est dur comme la pierre. Ils viennent faire un tour en France car ils n’ont rien à faire chez eux à cause des neiges.

<o:p> </o:p>

31 mai

Une lieue pour monter le MontCenis, une lieue et demie en plaine sur le haut du mont où il y a un lac d’où sort <st1:PersonName productid="la Doria. Descendu" w:st="on"><st1:PersonName productid="la Doria." w:st="on">la Doria.</st1:PersonName> Descendu</st1:PersonName> de la montagne du côté de l’Italie jusqu’à Suse, où nous avons logé.

<o:p> </o:p>

2 juin

Turin, grande, bien peuplée et très forte ville d’Italie. Toutes les rues sont tirées au cordeau. Il y a une écluse qui distribue de l’eau dans tous les quartiers et qui nettoie la ville, dans une plaine très fertile, où nous avons rejoint notre demi-brigade et chacun est rentré dans sa compagnie respective et dans les casernes.

<o:p> </o:p>

UN REPOS BIEN MERITE

<o:p> </o:p>

Le 24 août 1801, Guillaume obtient enfin un congé de six mois, il perçoit <st1:metricconverter productid="8,10 F" w:st="on">8,10 F</st1:metricconverter> (valeur : 2 semaines de SMIG en 1977) qu’on lui devait sur sa solde et en sens inverse, il refait la route qu’il a faite au mois de mai à travers les Alpes.

Il n’avait que le logement, il fallait faire la route à ses frais.

<o:p> </o:p>

Le 5 septembre, il atteint Lyon…<o:p></o:p>

… « Ou j’achetai un chapeau ; je souffrais un peu à marcher à cause de la fièvre qui ne m’a point quitté depuis mon départ ».<o:p></o:p>

<o:p> </o:p>

Cette fois, notre ami prend la route du nord-ouest, vers Roanne via Saint-Symphorien-de-Lay, puis :<o:p></o:p>

<o:p> </o:p>

8 septembre<o:p></o:p>

« <st1:PersonName productid="La Palice" w:st="on">La Palice</st1:PersonName>, dans le Bourbonnais, remarquable par ses foire, j’y entrai à l’hôpital à cause de la fièvre le 9 septembre, parce qu’ils ne voulaient point m’y recevoir le jour de mon arrivée. »<o:p></o:p>

Il sort de l’hôpital cinq jours plus tard, mais il devra à nouveau se faire hospitaliser à Nevers pour dix jours.<o:p></o:p>

<o:p> </o:p>

10 octobre 1801

J’arrivai chez moi pas trop bien portant et bien fatigué de la route.

J’ai été malade chez moi jusqu’au mois de janvier 1802 ou mois de Nivôse 10° année.

<o:p> </o:p>

A la fin de son congé, Guillaume ne rejoint pas son régiment en Italie. Il réussit à se faire engager comme garde-côte à Cherbourg.

<o:p> </o:p>

Le soldat Nicollet Guillaume, François, Louis, a parcouru à pied du 10 avril 1794 au 10 octobre 1801 la distance de 2744 lieues soit : <st1:metricconverter productid="12ᅠ210 kilom│tres" w:st="on">12 210 kilomètres</st1:metricconverter>.<o:p></o:p>



Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article